LUNDI 20 AOÛT 2007 - PART ONE


9H30  - TEMPS GRIS - 10° - 1120 kms au compteur.

Nous voilà prêts pour 700 km de route avec pour but d'aller jusqu'aux gorges du Tarn puis de passer SOUS le viaduc de Millau cette fois pour rejoindre Montpellier puis Toulon par l'autoroute.
Route longue mais merveilleux paysages variés sous un ciel malheureusement très gris et triste et une petite pluie fine... qui ont gâché la plupart des photos .....

Ci-dessous les prises de vues au fil des kilomètres :


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Beaulieu s/Dordogne

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Tant à l'aller qu'au retour, des bananiers superbement épanouis, ce qui est surprenant en raison du climat !

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Nous avons un peu tourné sur la petite départementale allant à la Grotte de Presque et nous n'avons pas été déçus !

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Le château de Presque

et le château de Saint Céré 

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Une magnifique grande "pas d'hier" !

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FIGEAC et ses maisons moyenâgeuses

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FIGEAC - Ville d'Art et d'Histoire. Située sur la rive droite du Célé, au débouché de l'Auvergne et du Haut Quercy, bâtie en amphithéâtre sur les pentes du puy Sainte-Marie.Le Pèlerinage de Compostelle .Figeac est sur la Via Podiensis du Pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle en provenance de Saint Félix ou de Saint-Jean-Mirabel, et avant Béduer, et son château de Barasc.Au carrefour de l'Auvergne, du Rouergue et du Quercy s'est développée l'une des villes les plus florissantes du midi médiéval. Riche ville marchande du Moyen Age, Figeac est aujourd'hui connue pour l'exceptionnelle qualité de son patrimoine : les rues étroites et tortueuses séduisent le visiteur et l'emmènent à la découverte de demeures qui, modestes ou luxueuses , révèlent l'histoire de la ville et de ses habitants. La conservation de la trame urbaine médiévale, la qualité du patrimoine et la volonté de le porter à la connaissance d'un large public ont permis à la Ville d'entrer dans le réseau national des Villes et Pays d'Art et d'Histoire en 1990 par convention avec le ministère de la Culture.

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Une vue un peu tristounette de RODEZ avec sa cathédrale

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Et sur le plateau des grandes Causses, à hauteur de Curan, ces belles éoliennes avec lesquelles j'ai joué de l'objectif !

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A Saint Léon, quelle n'a pas été notre surprise en tombant pile sur cet écriteau ! Nous étions "à la porte" de MICROPOLIS, la cité des insectes (2400 m² et 15 salles) ! Vous connaissez tous le film MICROCOSMOS ? Dans cette endroit magique, on retrouve des images inspirées de ce film. J'ai beaucoup regretté de ne pouvoir la visiter mais nous avions encore beaucoup de kilomètres à parcourir !

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De bien beaux paysages aveyronnais !

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Le petit village de La Cresse et le Tarn ... Nous approchons des gorges !

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Face au village de La Cresse, cette chapelle haut perchée

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Le château de Peyrelade pris des deux côtés. Assez extraordinaire !

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Le Château de Peyrelade fut l'une des forteresses les plus importantes du Rouergue.
Par sa situation stratégique il contrôlait la Vallée et les Gorges du Tarn et son influence s'étendait jusqu'aux limites du Séveragais, du Languedoc et du Gévaudan.
Le nom de Peyrelade vient du latin "Pétra Lata", qui signifie "Pierre Large".
Quelques objets découverts permettent de penser que le site a été fréquenté par des hommes préhistoriques.
Le Château existait au XIIème siècle. Il fut l'objet de nombreuses querelles seigneuriales et de batailles sanglantes entre la guerre de 100 ans, les guerres de religion et son démantèlement par ordre de Richelieu en 1633.

http://www.ot-gorgesdutarn.com/peyrelade.html

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Le Rozier-Peyreleau

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Le pont "Cassé" à Rozier sur le Tarn ("frontière" entre l'Aveyron et la Lozère)

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Et ENFIN les gorges du Tarn mais vraiment le ciel était moche !

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Une vue à couper le souffle (tant vers le bas qu'en levant la tête !)

La rivière le Tarn, prend sa source sur le Mont Lozère en Lozère et va se jeter dans la Garonne. Il traverse la Lozère dans la région des Grands Causses et va former de pittoresques cañons. Il crée ainsi les plus grandes gorges d'Europe.

Les gorges du Tarn sont un canyon creusé par le Tarn entre le Causse Méjean et le Causse de Sauveterre. Elles s'étendent de Quézac au Rozier sur 53 km. La rivière alterne passages calmes et rapides entre deux immenses parois rocheuses de 500 m par endroits. Le climat est beaucoup moins rude que sur les plateaux le cernant du fait de la différence d'altitude.

Les Gorges du Tarn sont un site naturel classé.

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Il y en avait plein plein qui tournoyaient inlassablement !

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Panneau solaire installé pour recharger les batteries des caméras et appareils photos des observateurs ...

LE VAUTOUR

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Photo WIKIPEDIA

C'est la structure du paysage qui a rendu leur installation possible :

- leur envol est gouverné par les courants ascendant qui se forment quand les parois se chauffent au soleil.

- ils trouvent refuge dans les palliers inaccessibles des corniches rocheuses qu'ils utilisent comme site de nidification.
Il n'y a pas de hierarchie dans une colonie de vautours... Mais Il y a des affinités et des inimitiés entre les individus.

Par couples ou par petit groupes, les vautours se tiennent perchés pendant des heures, immobiles, silencieux...

Quelle satisfaction procure le nettoyage du plumage, immobile, reçu les yeux fermés ! Et c'est une bonne manière de mettre fin à une première réaction d'agressivité (plumes scapulaires relevées).

Des "clubs" de jeunes se forment, des projets aussi ... départ commun en migration ou amorces de relations de couples...

ur les charniers :

Certains s'imposeront facilement, d'autres seront plus timide, mais en règle générale, le plus affamé domine le moins affamé et se sert en premier.

Pourtant, un vautour craintif prendra parfois le risque de se poser le premier sur une charogne, avant d'avoir à subir la concurrence de plus agressifs que lui !

e cycle de reproduction du vautour commence très tôt dans l'année, en décembre ou janvier.

Les partenaires d'un couple se choisissent de façon durable et s'apprécient manifestement.

Les vols nuptiaux superposés dits "en tandem", sont particulièrement difficile à règler : c'est souvent la femelle qui prend l'initiative de déclancher ces vols (on suppose qu'il lui donne l'occasion de choisir le mâle qui les exécute le mieux...).

Les accouplements ont lieu en hiver après ces vols nuptiaux.

La nidification :

Le nid garni de branchettes et d'herbes est installé sur une "vire" dans la paroi rocheuse. Il sera utilisé plusieurs années. Un seul oeuf est pondu. La couvaison dure 54 à 58 jours pendant lesquels mâle et femelle se relaient. Ils restent, des heures durant, parfaitement immobiles. Le succès de la reproduction est variable : certains couples échouent souvent quand d'autres réussissent presque toujours.

L'élevage du jeune au nid :

Il dure plus de 100 jours... Pendant les fortes chaleurs, on peut voir l'adulte protéger le poussin du soleil en étendant ses ailes en écran. D'abord minuscule et couvert de duvet, le poussin revêt petit à petit sa livrée juvénile avec la collerette brune caractéristique de cet âge.

Son envol fera suite à de vigoureux exercices de musculation des ailes. C'est un moment de l'année, au début de l'été, où la mortalité des jeunes est forte, conséquence de l'inadaptation au vol (l'apprentissage individuel est indispensable) ou de la dénutrition face à des individus plus expérimentés

Nourriture

Le vautour est strictement nécrophage : il ne chasse pas d'animal vivant et ne mange que des charognes. Il nettoie aussi bien les carcasses des animaux sauvages que celle des animaux domestiques morts dans les troupeaux. Mais il est aussi capable de jeûner pendant plusieurs semaines. En Europe, il est étroitement dépendant de l'élevage.

Les vautours sont capables de répérer très vite un cadavre, même dissimulé dans la végétation presque invisible... Ils s'éparpillent dans leur domaine vital, toujours en vue d'un autre congénère. Ils planent en spirale, scrutent le sol et le comportement des corbeaux, pies ou autres charognards et fonctionnent alors comme un véritable réseau de surveillance...

Si l'un deux remarque le comportement d'un congénère affairé près d'un buisson il descend. Ses congénères, de proche en proche, sont alarmés et suivent le mouvement.

Très rapidement plusieurs dizaines de vautours peuvent se retrouver sur le même cadavre.

Les outils du vautours :

Les yeux :
L'acuité visuelle est exceptionnelle, ils seraient capables de repérer une carcasse d'une altitude de plus de 3000 mètres. Ils peuvent percevoir des mouvements extrêmement lents ou très rapides, imperceptibles à l'homme, mais aussi la lumière polarisée, plan de vibration de la lumière lié à la position du soleil et la lumière ultraviolette.

Le bec :
Puissant, recourbé en pointe, aux mandibules tranchantes, il peut percer, découper, depécer cuir et chairs, racler les peaux, démantibuler les carcasses. La langue, aux bords pliés comme une gouje, est équipée de denticules aigus tournés vers l'arrière, très efficaces pour "enfourner" rapidement la nourriture.

Le cou :
Long (50 cm) et souple, il leur permet de s'introduire à l'intérieur des carcasses. La colerette de plumes empêche les souillures de se répandre sur le plumage. habituellement replié en vol, il peut être tendu lors de certaines manoeuvres comme le vol en tandem.

Les serres et les pattes :
les doigts sont incapables de saisir une proie mais peuvent maintenir la nourriture au sol, repousser ou assaillir un congénère. Les serres ont la pointe émoussé, sans bord tranchant, contrairement aux rapaces chasseurs. Adaptées à la marche plutôt qu'à la capture, les pattes tendues en vol servent d'aérofreins.

Voler, c'est naturel

Le vautour est surtout remarquable par ses qualité exceptionnelles d'oiseau planeur : il est outillé pour voler. L'été, il utilise particulièrement les ascendances thermiques qui se créent lorsque le soleil réchauffe le sol.

Les ascendance dynamiques nécessitent la présence du vent : elles sont plus fréquentes en hiver et dans Les journée dites de demi saison. Lorsque le vent rencontre un relief, il le contourne en passant par le haut : l'air monte devant la falaise face au vent en dépassant largement sa crête.
Le décollage :
Face au vent, saute dans le vide en accélérant l'élan par quelques battement d'ailes. Commence à planer en prenant de la vitesse.

Le vol en spirale :
Vol plané circulaire à l'intérieur d'une bulle (ou colonne) d'airchaud qui monte. La forme des ailes (arrondie), leur surface (1m²) et l'écartement des rémiges primaires (plumes) lui permettent de voler lentement et de prendre des virages à faible rayon.

Le vol battu :
Dépense beaucoup d'énergie (30 fois plus que le vol plané) : 2.5 battements/seconde. Rafales de 3 à 5 battement séparées par des périodes de vol plané. Utilisé en cas de mauvaises conditions aérologiques ou de nécessité d'accélérer l'allure (décollage, fuite).

Sortie d'ascendance :
Pour atteindre son but, le vautour quitte l'ascendance en vol plané descendant : 100 mètres d'altitude en moins = 1200 à 1500 mètres parcourus (soit une finesse de 12 à 15). Modulation de la vitesse grace à la géométrie variable des ailes et à l'abaissement programmé des pattes.

Atterissage en falaise :
Renversement et prise de vitesse, ailes en "W" et pattes escamotées permettent de traverser les turbulences proches du relief pendant la descente en piqué vers le point d'atterrissage. La figure se conclut par une ressource, remontée grâce à l'élan. Pour terminer le freinage est très vigoureux, retrobattement, corp dressé.

http://www.vautours-lozere.com/

fondcar

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Montuejouls à 20 mn de Millau et pas bien loin de Roquefort (oui, vous savez le fromage "moisi" ... hihihi)

LE VIADUC DE MILLAU FAIT L'OBJET D'UN AUTRE POST CI-DESSOUS !