C'est en regardant le post du "JARDIN DE BABETTE" hier que je me suis rendue compte d'un oubli vieux de plusieurs mois ! En effet, dans mes posts "EN COURS" j'ai retrouvé celui qui va suivre sous le nom de "ROUTE PERPIGNAN/FIGUERAS 08 2007" ...

Voici donc quelques photos de ces villes de la côte Vermeille  qui le valent bien !

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Nous quittons Perpignan et ses plages bondées ... POUR :

COLLIOURE

Les photos sont placées dans l'ordre de ma découverte"VISUELLE"  :

Collioure (en catalan Cotlliure) est une commune française, située au bord de la Méditerranée sur la Côte Vermeille, dans le département des Pyrénées-Orientales, lui-même dans la région Languedoc-Roussillon. Ses habitants sont appelés les Colliourencs.

Ville touristique du Roussillon située sur la Côte Vermeille, Collioure (en catalan Cotlliure) a pour communes limitrophes : Argelès-sur-Mer, Banyuls-sur-Mer et Port-Vendres. Ancien village de pêcheurs, renommé pour ses anchois, Collioure est également prisée des artistes peintres qui se plaisent à immortaliser son château royal, ses ruelles et son église pittoresque accolée à un clocher bâti sur une ancienne tour de guet médiévale........

Collioure

….. Collioure est le plus indiqué pour avoir été, grâce à l'exportation du fer, une "cité à la riche destinée" (traduction classique d'une expression du poète Rufus Festus Avienus dans son "Ora Maritima"), où venaient les navires de Massilia vers le 5ème siècle avant J.C. Il est très probable que le fer du Canigou s'exportait par son port sous les Grecs et les Romains ; en effet :

  • L'anse profonde de Port Vendres n'existait pas à l'époque

  • Des fouilles menées dans le glacis du château ont montré que la ville existait déjà au VIe siècle av. J.-C.

  • Le site de Collioure était le plus proche port possible pour des lourds chariots descendant du Vallespir, et même du Conflent par des voies qui ne traversent pas des zones basses inondables. …....

Matisse arrive à Collioure en mai 1905, quelques mois avant que le terme de « fauves » soit lancé par un critique d'art au salon d'automne. L'artiste a quitté Saint-Tropez et Paul Signac, bien décidé à en finir avec le pointillisme. Il invite le jeune André Derain à le rejoindre ; ce fut le départ d'une amitié et d'une collaboration féconde. Pour les deux peintres, l'été 1905 est un moment d'intense ouvrage et ils produisent énormément, en utilisant « les couleurs qui sortent du tube ». Tout dans le village les inspire : le port, le clocher, les toits et les coins des ruelles. Ils ont aussi produit six portraits et autoportraits. Pablo Picasso, qui séjourna ponctuellement à Collioure de 1950 à 1952 à la Miranda. De 1953 à 1957, Salvador Dali participe régulièrement aux fêtes de la ville. WIKIPEDIA

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Le château Royal de Collioure. Une brume de chaleur gâte quelque peu les photos ...

Superbe citadelle dont les fondations plongent dans la mer, le château de Collioure fut construit sur les restes de constructions romaines, transformées par la suite à l'époque wisigothique et citées pour la première fois en 673.

Le Roussillon fut conquis par les Romains vers 120 av. J.-C., puis soumis aux Wisigoths à partir de 418. En 673, Wamba, roi des Wisigoths assiège Collioure, le “Castellum Caucolibéri”, pour y mater une rébellion.

Au XIIe s., Girard II dernier comte indépendant du Roussillon lègue son comté à Alphonse II roi d’Aragon et comte de Barcelone.

Soucieux de la prospérité de Collioure, les rois d’Aragon accordent des privilèges et des exemptions de droits. Une foire annuelle est établie et d’importants travaux sont engagés tant au château que dans le port et la ville.

Au XIIIe s., le Château Royal de Collioure est rattaché au Royaume de Majorque qui comprenait la seigneurie de Montpellier, les comtés du Roussillon et de Cerdagne, du Conflent et du Vallespir et les Baléares.

Les rois de Majorque étaient itinérants. Ils se déplaçaient avec leur cour. Ils résidaient à Maguelonne près de Montpellier, à Perpignan, à Palma de Majorque ou à Collioure.

Au XVIe s., peu après une brève occupation par Louis XI, Collioure est à partir du règne de Charles Quint sous la domination des Habsbourg d'Espagne.

La fortification doit impérativement s’adapter aux progrès de l’artillerie et les défenses du château et de ses abords sont considérablement renforcées.

Au XVIIe s., Collioure est un des enjeux du conflit entre l'Espagne des Habsbourg et la France des Bourbon. En 1659, les Français annexent le Roussillon et le château passe définitivement sous domination française.

En 1642, les troupes de Louis XIII assiègent Collioure et le château. 10.000 hommes dont Turenne, d'Artagnan et les mousquetaires du roi investissent les collines qui dominent la ville tandis que la flotte française bloque le port. Privés d’eau par la destruction du puits, les Espagnols sont contraints de se rendre.

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Vue imprenable sur la mer et l'église Notre-Dame de Collioure

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Pris au zoom en roulant et à l'entrée de Collioure, ce moulin sur les hauteurs était tout à fait charmant.

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Il est situé sur la colline de Pams, visible du port et du centre ville. Un sentier pédestre permet d'y accéder par le parc du musée.

La tour de ce moulin qui daterait de 1340 n'est dotée que d'une seule porte. Une cave est creusée en dessous. On ne peut pas le visiter. Il aurait été restauré en 2000-2001, inauguré fin 2001, il aurait tourné le jour de la fête nationale des moulins.

Une recherche menée par les amis des Moulins Catalans auprès des archives départementales a permis de découvrir un certain nombre d'informations au sujet des moulins de la commune de Collioure :

  • Entre 1420 et 1440, il existait 2 meuniers sur la commune de Collioure …..

http://www.moulins-a-vent.net/Moulins/collioure.htm

Un texte se trouvant à ses pieds, explique brièvement son histoire :

Le 11 février 1337, le Chevalier Raymond de Toulouse, procureur du Roi de Majorque, cède à Jacques Ermengald de Collioure la directe d'une pièce de terre sise à Collioure, au lieu-dit "Cortines" et lui cède à cens le droit d'exploiter le moulin à vent qui y sera construit pour y moudre les grains ou récoltes de toute sorte de sa propre autorité.

Le moulin cessera son activité au XIXe siècle pour se trouver progressivement en état de ruine. Devenu propriété de la ville, la commune a entrepris sa restauration qui s'est achevée en juin 2001, avec la machinerie en bois réalisée de manière traditionnelle par les compagnons menuisiers de Bernard Gariblad. Il est aujourd'hui en état de fonctionnement pour la trituration des olives et l'élaboration de l'huile de Collioure.

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Le château Royal côté mer ...

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... et la jetée ...

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Église Notre-Dame-des-Anges de Collioure

L'église Notre-Dame-des-Anges et son célèbre clocher, pratiquement entourée par la mer sur ses trois côtés. Au départ, le clocher est un ancien phare médiéval, annonçant la position du port de Collioure par des fumées le jour et par des feux la nuit. À la fin du XVIIe siècle, l'église médiévale sur les hauteurs de Collioure fut rasée sur l'ordre de Vauban. Les consuls de Collioure obtinrent tout de même de Vauban l'autorisation de construire une nouvelle église sur les récifs qui ferment la passe. Cette église s’appuie alors contre le phare. Entre-temps, Vauban ne veut plus de port à Collioure, il préfère la baie en eau profonde de Port-Vendres. Du fait, Collioure n'a plus besoin d'un phare. Il devient dès lors le clocher de l'église. Mais, ce n'est que 100 ans plus tard, vers 1809, qu'une décision municipale est prise pour le couvrir d'une coupole en s'inspirant d'un modèle originaire de Toscane.

Jusqu'à la fin du royaume de Majorque, en 1344, le château de Collioure servit de fastueuse résidence d'été aux rois de Majorque et à leur cour. WIKIPEDIA.

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FORT SAINT-ELME : Situé sur les hauteurs de Collioure et de Port-Vendres, le fort est une ancienne tour à signaux ou tour à feu. Vraisemblablement  du XIIe siècle. C'est au XVIe siècles sous Charles Quint qu'une redoute en forme d'étoile à six pointes fut construite. Dépendance du roi d'Aragon puis du roi de Majorque, le fort retomba aux mains des Français en 1642. Sous la révolution, les Espagnols ayant repris Collioure et Port-Vendres, le Général Dugommier les en chassa en mai 1794 en commençant par assiéger le fort. C'est aujourd'hui une propriété privée qui ne se visite pas.

PORT VENDRES (IMPOSSIBLE D'AVOIR UNE MARGE NORMALE !!!??? Grrrr)

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Le port de pêche

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Eglise Notre-Dame de Bonne Nouvelle

L'église, de style romano-byzantin et sa nef néo-gothique, fut consacrée en 1888.

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L'Obélisque

Il a été érigé au XVIIIe à la gloire de Louis XVI, de son vivant, par le Comte De Mailly, Lieutenant Général du Roussillon, sous la direction de l’Architecte du Roi, Charles De Wailly.
Quatre bas-reliefs en bronze représentent « L’Amérique indépendante », « La servitude en France abolie », « La liberté du commerce » et « La marine relevée». Aux quatre coins de la grille, des trophées allégoriques évoquent les quatre continents connus à l'époque avec leurs attributs.

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Sur le quai de la Douane, la Tour de l’Horloge est le seul vestige de la Redoute de la Presqu’île qui faisait partie des 3 fortifications dessinées par Vauban pour assurer la défense de Port-Vendres (avec la Redoute Fanal et le Redoute Béar). Elle a été démontée en 1930 pour agrandir le quai et creuser la darse. L’horloge a été reconstruite à l'identique, un peu en retrait.

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Ruines, témoignant d'une période faste à l'époque des dynamiterie où cinq générations de catalans ont travaillé de 1870 à 1984, formant un véritable village ouvrier à Port Vendres.

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UN CLIC pour un dernier regard sur Port Vendres vu des hauteurs ...

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... avant de nous "perdre" dans les vignes qui sont partout et "escaladent" même les montagnes alentours ! Elles nous "conduisent" à BANYULS :

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Le vin : le banyuls

À l'extrémité orientale des Pyrénées, des coteaux de schistes en pente abrupte plongeant dans la Méditerranée. Quatre communes, Collioure, Port-Vendres, Banyuls-sur-Mer, Cerbère et moins de 1 200 ha délimités. Des sols pauvres, de très faibles rendements, un ensoleillement optimisé par la culture en terrasses, la proximité de la Méditerranée et la technique du mutage donnent des vins alliant puissance et douceur.

 

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L'encépagement des rouges, majoritaires, est à base de grenache; pour les blancs, grenache gris, grenache blanc et macabeu sont les principales variétés. Vin doux naturel, le banyuls est un vin muté. Le mutage, arrêt de la fermentation par adjonction d'eau-de-vie sur le raisin ou sur le moût, renforce sa générosité et préserve sa richesse en sucre. Si les banyuls se déclinent en de nombreux types, l'élevage détermine deux styles principaux, proche du fruit frais ou évoluant vers le fruit sec.
La vinification se fait par macération; le mutage intervient parfois sur le raisin, permettant ainsi une macération de plus d'une dizaine de jours (macération sous alcool ou mutage sur grains).

L'élevage joue un rôle essentiel. En général, il favorise une évolution oxydative du vin, dans le bois (foudres, demi-muids) ou en bonbonnes exposées au soleil sur les toits des caves. Pour l'appellation banyuls grand cru, l'élevage sous bois est obligatoire pendant trente mois. Les différentes cuvées ainsi élevées sont assemblées pour créer de nombreux types. Dans le cas des banyuls rimage, une mise en bouteilles précoce vise à préserver le fruit du vin jeune en empêchant toute oxydation : ces vins gardent alors des arômes de fruits rouges, de cerise et de kirsch, alors que les banyuls issus d'un élevage oxydatif prennent une teinte acajou et un bouquet de fruits cuits, de fruits secs (figue, amande grillée, eau-de-vie de pruneau) et de café.

CERBERE (aucun rapport éthymologique avec le cerbère qui est le nom donné dans la mythologie grecque et romaine au chien à trois tête (généralement) gardant les portes de Hadès, maître des enfers).

Cerbere

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L’Église est dédiée à Saint Sauveur, en référence au nom originel de la vallée de Cerbère, où existait une chapelle Sant Salvador de Cervera. Elle fut édifiée vers 1880.

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Transbordeuse et son panier d'oranges espagnoles (*)

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Hommage aux Transbordeuses

Mentionné dès le 1er siècle par le géographe latin Pomponius Mela comme le finis Galliae, c'est à dire le point extrême des Gaules, le site de Cerbère fut délaissé au profit d'endroit plus accessible, plus proche des voies de communication.

Tout au plus trouve t-on parfois des actes notariés concernant le lieu de Baus Fallut (cap Cerbère).

En 1820, seules dix familles résident à Cerbère. Mais la contrebande faite avec les habitants d'Espagne impose aux autorités de construire un poste de douane en 1841. Ce bâtiment imposant pour l'époque va introduire à Cerbère une nouvelle vague d'habitants issues tout d'abord de l'administration, vague qui s'amplifiera avec la construction du chemin de fer dont le premier convoi traversera le village en 1876.

Au début du XXe siècle Cerbère était une assez grande ville (1333 habitants recensés en 1906). Elle bénéficiait de toute l'activité frontalière que peut avoir une ville, en particulier ce qui concernait l'administratif : la douane pour contrôler les marchandises importées et gendarmerie pour arrêter la contrebande. Mais Cerbère fut célèbre aussi pour son trafic ferroviaire particulier :

(*) Les transbordeuses d'oranges

En effet, le 21 janvier 1878 la compagnie des chemins de fer du midi et la compagnie des chemins de fer de Tarragone à Barcelone se joignent à la frontière de Cerbère, mais l'Espagne et la France n'ont pas les mêmes écartements de voies de chemin de fer (En france, c'est 1m43, en Espagne 1m66), ce qui obligeaient aux passagers de changer de trains lors du passage de la frontière. Il fallait également transborder la marchandise, et l'une des marchandises les plus importées étaient les oranges venant d’Espagne (Murcia et de Valence). De Cerbère, il en part pour tout les pays. Ainsi naîtra le métier de transbordeuses d'oranges, qui se développera grâce à l'arrivée de transitaires, des sociétés qui emploient des personnes pour faire les manipulations.

Ce sont les femmes qui le faisaient, mais le salaire est maigre et le travail dur. Les transbordeuses d'oranges portent des paniers de 15 à 20 Kg (5.000 personnes en ont charrié pendant 80 ans, manipulant au total quelque 20 millions de tonnes d’agrumes et 15 millions de marchandises diverses... !) . Le 26 février 1906, elles arrêtent le travail, réclamant 25 centimes d'augmentation sur leurs 75 normalement payés (Elles étaient payées à la tache). Ce mouvement de grève avait ceci de particulier d'être le 1er purement féminin. Il ne s'achèvera que le 3 décembre, après de longues luttes avec les autorités, les patrons et aussi entre les ouvrières elles-mêmes, partagées sur le conflit.

http://histoireduroussillon.free.fr/Villages/Histoire/Cerbere.php

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UN CLIC pour voir la gare, le port et la ville de Cerbère avant de rejoindre la frontière espagnole :

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