Une balade dans cette si belle ville a été un vrai bonheur bien que nous n'ayons pas tout vu faute de temps (et je le regrette beaucoup). Je vous y emmène bras dessous, bras dessus =

La légende de Saint-émilion

St Emilion est né en Bretagne au VIIIème siècle, au sein d’une famille modeste. Le comte qui régnait sur la province le choisira comme intendant... choix qui s’avéra néfaste pour l’intendant que certains jaloux n’hésitèrent pas à accuser de vol, pour le discréditer aux yeux de son maître et confident. Un jour, alors qu’il partait pour distribuer du pain aux pauvres, le comte soupçonneux lui demanda d’ouvrir son manteau. Par miracle, les morceaux de pain qu’il y avait cachés s’étaient transformés en fagots de bois mort. Après cette triste mésaventure, le jeune homme pieux choisit de partir en pèlerinage. Ses pas finirent par l’amener jusqu’à une forêt. Séduit par la sérénité des lieux, il décida d’y creuser une grotte et de consacrer sa vie à Dieu. Après sa mort en 767, l’ermite avait accomplit tant de miracles et fait tant de bien autour de lui qu’il fut décidé de donner son nom au site sur lequel il avait vécu, Saint-émilion était né.

http://www.francemonthly.com/n/1106/index-f.php

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Ruines qui fut l'éperon de défense de la porte Bouqueyre

Il semble que les moines bénédictins - à l’origine du plan de la cité de Saint-Emilion - s’inspirèrent des usages antiques et ont suivi les astres pour bâtir les contours de leur ville. En effet, c’est à partir d’un point d’eau, essentiel à la vie, que les Anciens dressaient l’horoscope du lieu où ils choisissaient de s’installer. On retrouve les signes du zodiaque dans la nef de l’église, entre des bas-reliefs figurant des anges. Les moines, à l’aide d’un instrument de visée, délimitaient une portion de la voûte céleste qu’il reportait sur le sol. Au centre, il plantait un mât et l’ombre suivant le mouvement du soleil permettait, tel un compas, de déterminer les limites que le soc d’une charrue traçait alors dans le sol. Chaque fois que l’augure lui en donnait l’ordre, le laboureur s’interrompait à l’endroit même où les portes prendraient place... Portes qui correspondaient aux « portes célestes ». Tout comme dans l’Antiquité, le plan des monuments sacrés de Saint-émilion apparaît dans le ciel, la porte Brunet, seule porte encore visible aujourd’hui est placée sous le signe du Scorpion. http://www.francemonthly.com/n/1106/index-f.php#article4

Le paragraphe qui précède est fort intéressant +++

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J'ai trouvé ce "zodiaque" des six portes de Saint-Emilion ICI.

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La tour du Guetteur

La tour du Guetteur, vue privilégiée sur un des plus remarquables vestiges du rempart du XIIe siècle. Placée à l’est de l’enceinte et au sud de la porte Brunet, elle occupe une position idéale, fruit d’une réflexion intelligente. En effet :

  • La tour permet de surveiller toute la vallée et une partie du plateau.
  • Elle offre aussi un regard sur les mouvements dans la partie sud de la cité.
  • Elle protège la partie des remparts immédiats, plus vulnérables car n’ayant pas de fossés
  • Elle domine la guérite située en avant de l’ancienne porte Bouqueyre (aujourd’hui la petite maison de pierre perchée, sur la place près de la pizzeria) et assure un relais pour donner l’alerte.
  • Elle est elle-même placée sous la protection des tirs depuis la tour de la porte Brunet.

 http://saint-emilion.pro/index.php?post/guetteur

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La tour du Roy

Le donjon dit "Castel Daou Rey"

Cet édifice est le seul donjon roman encore intact en Gironde. Les historiens divergent sur sa date de construction : soit en 1224 sur ordre de Louis VIII, soit en 1237 sous l'impulsion d'Henry III d'Angleterre. Utilisée comme citadelle de défense communale jusqu'à la fin du XVIème, la tour devient ensuite l'Hôtel de Ville jusqu'au milieu du XVIIème. Situé à l'intérieur des remparts de la cité, l'édifice repose sur un massif isolé de toutes parts et creusé de grottes naturelles et de carrières exploitées depuis le Moyen Age. Il s'élève sur deux étages au-dessus d'une cavité souterraine qui permet d'y accéder et de surplomber la cité. C'est du haut de cette tour que la jurade de Saint-Emilion proclame le troisième dimanche de juin le jugement du vin nouveau et le troisième dimanche du mois de septembre le ban des vendanges ! http://www.caruso33.net/donjon-du-roy.html

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C'est du haut de cette tour qu'a lieu, deux fois par an, le jugement du vin nouveau.

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Trouvée ICI

La Jurade fut instaurée en 1199 par Jean Sans Terre, roi d’Angleterre. Ce dernier délégua ses pouvoirs économique, politique et judiciaire, à des notables et des magistrats afin de gérer l’administration générale de la cité. En échange de ces privilèges accordés, l’Angleterre put jouir du « privilège des Vins de Saint-Emilion ». Ainsi la superficie du vignoble augmenta avec la notoriété des vins. Leur qualité était soumise au contrôle de la Jurade (par le sceau du vinettier) avant transport vers l’Angleterre depuis le port de Pierrefitte sur la Dordogne. L’autorité de la Jurade perdura jusqu’à la Révolution Française en 1789. En 1793, la commune a adopté le nom révolutionnaire d'Émilion-la-Montagne.

En 1948, les viticulteurs réunis au sein du syndicat viticole ressuscitèrent la Jurade sous la forme d’une confrérie, qui devint alors l’ambassadrice des vins de Saint-Emilion à travers le monde, avec pour ambition de garantir l’authenticité et la qualité de ses vins. La Jurade est ainsi porteuse de la notoriété des appellations, et organise chaque année la Fête de Printemps en juin et le Ban des vendanges en septembre. Lors de ces manifestations, les membres de la Jurade défilent dans la cité, vêtus de la robe rouge traditionnelle, rappelant la toute-puissante Jurade des siècles passés. En juin comme en septembre, après avoir assisté à la messe, les jurats se rendent dans le cloître de l’église collégiale ou dans l’église monolithe pour procéder aux intronisations. Puis, après le déjeuner, ils se rendent en procession à la Tour du Roy, du sommet de laquelle ils proclament solennellement le ban des vendanges ou En juin, la Jurade procèdent au Jugement du vin nouveau, destiné à en prédire les qualités (celui tiré de la récolte précédente). La Jurade est devenue l’emblème de la viticulture saint-émilionnaise.

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Nous avons gravi la colline et c'est de ce parapet que nous avons pu contempler la ville et la Tour du Roy ...

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... au milieu des vignes

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... tout comme les ruines d'un couvent.

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Sur la table où nous étions assis, ces signes gravés dans la pierre (?) !

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De là haut, la vue était magnifique et nous sommes redescendus pour admirer de plus près l'église monolithe.

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En chemin, nous avons pu admirer le lavoir de la rue de la Grande Fontaine ...

La Société du linge - Par les fortes chaleurs d’été, on peut laisser s’égrener des minutes agréables sous la charpente des lavoirs, à écouter le perpétuel bruissement de l’eau. Fabuleuses inventions d’un autre temps, ces espaces offrent une ombre bienfaisante et une humidité rafraichissante. Lire l'article très instructif en un CLIC ICI.

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... une belle porte ...

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... et cette demeure très ancienne qui est restée telle que par le passé !

Je pense que je vais commander le livre que préconise SAINT-EMILION.PRO car il semble fort intéressant :

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Nous voilà au pied de l'église monolithique

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Une Construction par étapes

A lire, c'est passionnant = ... Projetons-nous au VIIIe siècle. Il n’y a alors en face de nous qu’une falaise de pierre qui descend en pente plus ou moins régulière jusqu’au milieu de la place. A la mort du saint ermite (en 767), on suppose que ses compagnons commencèrent à creuser une galerie ou, tout du moins, que quelqu’un creusa une carrière dans cette roche. Très probablement à l’emplacement de la galerie qui prolonge le portail à gauche. Ce souterrain est resté très modeste longtemps, jusqu’à la fin du XIe siècle. Puis un grand chantier débuta au tout début du XIIe siècle pour des raisons encore bien mystérieuses.... Pour donner un aspect régulier à la façade extérieure de leur église, les bâtisseurs de l’an 1100 n’hésitèrent pas à couper toute une tranche de la falaise en bas, de la largeur de l’église qu’ils voulaient réaliser. Ils commencèrent à creuser les galeries depuis le sol, elles sont une élévation de 7 mètres une fois à l’intérieur. Arrivés à une certaine profondeur de creusement, la hauteur de la roche leur sembla suffisante pour un creusement plus ambitieux. Ils s’attaquèrent une seconde fois à la falaise pour la retailler à nouveau, laissant en retrait les premières galeries comme on le voit encore aujourd’hui. Sur cette nouvelle entaille, ils dessinèrent des arcades plein cintre pour y placer les futures fenêtres. Ces bâtisseurs grimpèrent alors en hauteur et s’introduisirent par des orifices que l’on voit encore à l’intérieur de l’église, maintenant au sommet des parois. Patiemment, ils évacuèrent la pierre en faisant ainsi descendre le niveau du sol. Au début du chantier, ils durent travailler accroupis ; à sa clôture, presque onze mètres de vide séparaient leur tête du sommet des voûtes où ils avaient commencé leur oeuvre. Pour terminer l’église, ils ne leur restaient plus qu’à élever les murs à l’aplomb du rocher, régularisant ainsi la façade. Pour plus de sécurité, ces murs furent garnis de contreforts plats. Finalement, des apports de terre finirent de régulariser le sol du cimetière autour du clocher (actuelle place des créneaux et jardins du Plaisance). Plus tard, au XVe siècle, les fenêtres basses ont été garnies de compartiments gothiques flamboyant qui jurent un peu avec la simplicité austère du reste de l’édifice. Et voilà, ce jour là, le chantier était définitivement clos. Si le creusement correspond à ne pas en douter à un programme prédéfini, en revanche le chantier ne fut pas conduit en un trait. Plusieurs siècles ont été nécessaires pour aménager les chapelles et orienter définitivement le sanctuaire. Les différentes étapes du creusement ont laissé des traces que l’on peut s’amuser à retrouver une fois à l’intérieur. L’exercice est digne d’une enquête pour un Sherlock Holmes archéologue. Voici quelques indices : observez le bandeau sur le pourtour, il vous donnera une idée du premier palier. Voyez aussi le bloc au fond à droite de l’église (au nord), dernier élément à avoir été excavé. SAINT-EMILION.PRO LA SUITE EN UN CLIC.

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Elle est très originale et je râle de ne pas l'avoir visitée comme le confirme cette phrase = "La façade légère de l’église, presque riante, ne laisse rien deviner de la sombre lourdeur monolithe intérieure.", on ne voit pas de l'extérieur ce qu'elle cache ! Les photos que j'ai pu trouver au fil de mes recherches ont accentué mon regret =

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Photos du Net

A l'origine, l'église monolithe de Saint Emilion était une simple grotte où le moine bénédictin Emilion avait installé son ermitage au VIIIème siècle... il y vécut 17 ans... bientôt rejoint par d'autres moines... 
Commence alors la réalisation de cette oeuvre colossale :
le creusement de l'église... Unique en Europe par ses dimensions, l'église impressionne : qui, depuis la place du marché, pénètre à l'intérieur est loin de se douter de la grandeur de l'édifice, de l'espace dégagé sous la roche ! 20 mètres de haut sous lesquels s'ordonnent une nef et ses deux collatéraux, séparés en 6 travées, le tout soutenu par d'impressionnants piliers quadrangulaires à la décoration minimaliste... Superbement voûtée, l'église est éclairée par de petites fenêtres à l'ouest et par de plus larges baies de la fin du Moyen Age à l'est, côté place. On estime à 15.000 m3 de roche extraits de l'église, un ouvrage titanesque qui aura duré près de 3 siècles... On présume qu'avant d'être dédié au culte, le lieu fut avant tout utilisé comme carrière de pierres pour la construction, entre autres, de l'église collégiale, ce qui expliquerait les ouvertures tardives et le style du portail daté du XIVème siècle. En vente à la Révolution, personne n'en voulut, ses parois furent cependant grattées pour récupérer le salpêtre faisant disparaître l'essentiel des peintures murales... Le clocher construit au XIIème, rehaussé au XIIIème et XVème siècles, renforcé au XVIIème, placé juste au dessus de l'église sur la place des créneaux est au fil du temps devenu trop lourd pour la voûte de l'église qu'il fallut renforcer...

http://www.jedecouvrelafrance.com/f-4563.gironde-eglise-monolithe-emilion.html

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Le beau portail de l'église souterraine en 1840, gravure de Léo Drouyn. Cliché : Librairie des Colporteurs.

« Ces sculptures, surtout celles du milieu du tympan, sont fort dégradées mais cependant, à en juger par ce qui reste, je ne crois pas qu’on puisse en trouver de plus belles à cette époque dans le département de la Gironde », écrit Léo Drouyn qui connaît bien son sujet. Le spectateur assiste à une scène du Jugement Dernier, thématique récurrente à Saint-Emilion et très à la mode aux XIIIe et XIVe siècles. Un des ressuscités, pressé de sortir de sa tombe par les deux anges, oublie les spectateurs et expose quelque peu audacieusement ses rondes fesses. Deux autres anges, au somment du tympan, déposent une couronne sur la tête du Christ accompagné de la Sainte Vierge et de saint Jean à genoux. Derrière eux, deux anges portent les instruments de la passion. Des anges, il y en a encore sur les voussures, parmi d’autres personnages, sans doute des apôtres. SAINT-EMILION.PRO

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Les siècles ont érodé les reliefs des sculptures

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CONTINUONS NOTRE VISITE =

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La porte de la Cadène Rue Guadet

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Tout le monde vous le dira : le curieux arc pittoresque de la cadène qui se jette entre les deux murs d’imposantes bâtisses, c’est tout ce qu’il reste de la septième porte de la ville. Seule porte qui soit bâtie intra muros, sa fonction fut de séparer la ville haute de la ville basse en cas d’invasion. On la nommait porte de la Cadène car elle se fermait par une chaîne (catena en latin). SAINT-EMILION.PRO

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Une autre porte donnant sur la rue de la maison de la Cadène =

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La maison de la Cadène

Seule maison à colombages (dite encore à pans de bois) encore debout, la maison de la Cadène est le fragile souvenir d'un ensemble urbain médiéval dont la fonction reste encore mystérieuse. Une commanderie hospitalière ? ... Cette façade de bois XVe ou XVIe se situe du côté de la rue de la Cadène qui descend vers la place du marché. Son rez-de-chaussée n’était pas muré tel qu’il paraît aujourd’hui. Il faut aussi lui imaginer ses ouvertures d’origine et un seuil de porte bien au niveau de la rue qui a été creusée depuis. Alors on a une idée de son élégance avec ses deux étages en léger encorbellement. POUR EN SAVOIR + UN CLIC SUR SAINT-EMILION.PRO

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Ce qui fut l'entrée de la maison gothique. De toute beauté !!!

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Le chemin pavé qui monte vers la maison semble d'époque (?)

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En passant sous la porte de Cadène, toujours rue Guadet, un bel hôtel

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Dans un jardin : le Bacchus de Danielle Bigata (1999)

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La Maison Galhaud, "Le Manoir"

Le MANOIR (maison Galhaud), demeure historique en plein Cœur de la cité médiévale de Saint-Emilion SAINT-EMILION la MAISON GALHAUD. La maison Galhaud nous invite à visiter ses caves monolithes creusées dans la roche calcaire où vieillissent paisiblement et dans une douce et permanente fraicheur naturelle les vins de leurs propriétés familiales, élevés en barriques.

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Dans la rue d'en face, cette belle devanture au toit crenelé

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Le couvent des Jacobins (XIIIe s) qui abritent les caves de la famille JOINAUD-BORDE où le Château Beau-Mayne vieillit. 

Ah, j'aurai bien visité tous ces lieux qui doivent renfermer des trésors architecturaux !

Situé au cœur de Saint-Emilion, le Couvent des Jacobins fut édifié au XIIIe siècle. Objet d’une donation faite aux religieux frères prêcheurs jacobins, confirmée par le Duc de Lancaster en 1389 (fils du roi d’Angleterre Henri III), ce lieu historique de Saint-Emilion produisait en ce temps déjà de grands vins prisés par la cour d’Angleterre. Ces religieux cultivaient, aux abords même des remparts qui ceinturaient la cité, un vignoble remarquablement exposé, dont les vins soumis chaque année, au XVIè et au XVIIè siècles au jugement de la Jurade, furent reconnus comme étant les vins les plus caractéristiques de Saint-Emilion. La famille JOINAUD-BORDE, propriétaire depuis 1902 du Couvent des Jacobins perpétue la grande tradition des nobles vignerons d’autrefois. De magnifiques caves souterraines situées sous la bâtisse, anciennes carrières pour l’extraction de pierres de taille durant les XIIè et XVIIIè siècles, sont depuis plus de trente ans utilisées pour le stockage des vins.

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Une jolie tour, peut être à l'emplacement (ou pas bien loin) de l'ancienne porte Bourgeoise aujourd'hui détruite.

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Une jolie statue de la vierge sur le toit de la Salle Gothique, lieu de réunions, de conférences et d'expositions.

La Salle Gothique est l'un des nombreuses salle, anciens couvents, églises, cloîtres, a avoir été transformées en salle d'exposition. Celle-ci a une origine assez peu claire, mais la statue de la vierge sur son toit laisse envisager un passé religieux. Située dans le jardin de la mairie, et visible de loin grâce à ladite petite statue, la salle est relativement petite, mais cela n'atténue en rien son charme.

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Dans la rue Guadet, l'une des élégantes fenêtres à vitraux de la Salle des Dominicains qui sert aujourd'hui, elle aussi, à des expostions, réceptions et aures manifestations culturelles.

La Salle des Dominicains est l'une de ces nombreuses salles d'exposition de Saint Emilion. Et celle-ci est à la hauteurs de ses semblables: Ancienne couvent des jacobins, la salle réhabilité n'a malheureusement presque rien gardé de son ancienne vie. Cependant la salle reste très belle: Très haute de plafond, elle accueille de grands arcs en ogive en pierre, et une superficie qui fait de la salle des Dominicains la plus grande de la ville. Seule trace de son ancienne fonction, le grand vitrail qui donne sur la rue, parfaitement conservé, et qui tamise la salle grâce à la lumière du jour. 

Le couvent des Jacobins, aujourd'hui salle des Dominicains, était le plus grand couvent de Saint-Emilion en superficie. Datant de la fin du XIVe siècle, il devint plus tard fabrique de cloches. Lorsqu’au XIVe siècle les Dominicains quittèrent définitivement leur couvent à l’extérieur de la cité, dont il ne reste plus que le superbe vestige au milieu des champs que l’on nomme la Grande muraille, ils demandèrent à s’installer en ville. La densité urbaine étant déjà importante, il a fallu attendre qu’en 1378, Jean, Seigneur de Neuville, lieutenant-général pour le roi en Guyenne, leur cède un terrain ... Ils restèrent là quatre siècles, préservant le foncier de tout traçage de voies ... Malgré l’importance de cet établissement religieux, il ne reste plus grand chose de visible. Les restes de l’église conventuelle portent désormais le nom de salle des Dominicains, les jacobins étant des religieux dominicains ...

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La grande Muraille (XIIIe s), ruines d'un prestige disparu !

Il ne reste plus du couvent que ce grand mur de vingt mètres de haut barrant la perspective des rangs de vigne. Dans le courant du XIIIe siècle les frères prêcheurs (aussi appelés Dominicains ou Jacobins) s’établirent à cet endroit, l’installation de l’autre côté des murailles étant soumise à obtention d’un privilège, compromise elle-même par une déjà forte densité urbaine. Les Dominicains avaient cependant pris soin de se placer sous la protection de la barbacane de la porte Bourgeoise (détruite en 1846) qui défendait l’entrée de la ville. Sur ce terrain, ils batirent un monastère, un réfectoire, une église, un cloître et ils transformèrent le reste des terres en jardins et vergers. SAINT-EMILION.PRO

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La Collégiale

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Photos du Net

Jusqu’au XIIe siècle, les religieux officiaient dans l’église souterraineet ils ne possédaient sur le haut du plateau qu’une petite chapelle. Puis une importante opération d’urbanisme est mise en oeuvre qui redessine une grande partie de la physionomie de la cité. Ce monumental chantier s’articule autour de la collégiale et a pour vocation non seulement à déplacer le lieu de culte du bas vers le haut de Saint-Emilion mais aussi à faire naître un tout nouvel ensemble urbain : la ville haute. Les religieux bâtirent sur ce plateau non seulement l’église et plus tard son cloître, non seulement un complexe conventuel avec magasins, celliers, salles d’hôtes, parloir, réfectoire, cuisines, diverses salles dont une salle capitulaire, des dortoirs, des cellules, le tout formant ce que l’on appelle le Doyenné, non seulement ils édifièrent la chapelle du Chapitre, non seulement ils créèrent un cimetière privé sur les terrasses autour du clocher et du Plaisance, mais en plus ils redessinèrent les voies de communication autour de la collégiale en direction de Montagne, Pomerol, Libourne, ils établirent un pôle commercial nouveau avec la place du marché (place Mercadieu) et ils lotirent tout l’espace entre le Palais cardinalet la collégiale. C’était le nouveau secteur du pouvoir spirituel, politique et économique, un quartier chic et urbain. On suppose que l’impulsion de ce phénoménal chantier fut donnée par Arnaud Guiraud de Cabanac en 1110 qui voulait reprendre en main la gestion de Saint-Emilion, à la fois convoitée par le Comte de Castillon et entamée par les moeurs dissolus des religieux. Il plaça ses derniers sous la direction d’un abbé et sous la règle de saint Augustin qui prétend, entre autre, que la fréquentation des femmes en vue du plaisir et de la paternité est un obstacle à l’élévation de l’âme. Il confia probablement l’église à ce collège de chanoines disciplinés d’où son nom de collégiale. Il est difficile cependant d’attribuer avec certitude à Arnaud Guiraud la conception de l’église. Juliette Masson, doctorante à l’Université de Bordeaux, pense que c’est surtout à son successeur, l’archevêque de Bordeaux Geoffroy de Loroux, que l’on doit la collégiale. Quoi qu’il en soit le chantier a été long et les plans ont été modifiés à diverses époques. Toute la partie de la nef, le début de l’église, est du XIIe siècle. Le reste est un mélange de styles du XIIIe au XVIe siècle, et présente un vrai écheveau que Léo Drouyn puis Michelle Gaborit démêlent avec patience dans leurs ouvrages respectifs indiqués dans la bibliographie. SAINT-EMILION.PRO

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Tout aussi ravinée, si ce n'est plus, que l'église monolithe. Bien dommage !

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Le soleil m'a fait "un clin d'oeil" pour un clic sympa sur cette garguouille !

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Peintures murales  : démon tentateur et Saint-Catherine au supplice de la roue.

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C'EST FINI et nous redescendons en prenant garde de ne pas nous rompre le cou car la pente est raide !

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Un dernier coup d'oeil à la Tour du Roy ...

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... la nuit tombe et il est temps de rentrer !

PETITE PAUSE "FANTAISIE" à Saint-Emilion =

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LES DELICES DU BAINS où notre petite fille a fait quelques emplettes ...

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De bien jolis savons colorés et odorants : on en mangerait !

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Quand les agrumes et les herbes à tisanes font la mousse ....

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Quant à ces magnums de Bordeaux, nous avons été sages et n'avons pas craqué (vu le prix !!!)