SUITE DE = PAR LA ROUTE DES CRÊTES (ROUTE DE LA GINESTE) = UNE VUE MAGIQUE DU HAUT DU CAP CANAILLE !

 

Article dédié à tous les passionnés de géologie......

 

INTRODUCTION

 

J'ai toujours été intéressée au plus haut point par la paléogéographie. Ainsi, la composition et le relief très particulier du Bec de l'Aigle m'ont toujours fascinée. J'ai donc fait moultes recherches sur le Net pour en savoir plus à ce sujet et c'est avec passion que j'ai conçu cet article en espérant ne pas avoir écrit de ... bêtises !

 

Il faut remonter bien loin dans le temps, c'est-à-dire à la fin de l'Ere Secondaire (Crétacé* -140 à -65 MA - période qui termine la fin de l'Ere Secondaire) pour mieux comprendre.

"Il se produisit alors l'effondrement quasi total du continent Pyrénéo-Corso-Sarde. Les eaux envahirent aussitôt la dépression ainsi formée, créant la Méditerranée et l'ancien fond marin devint continent !"

Bien que toutes petites, les photos animées nous montrant la Pangée sont assez explicites sur ce phénomène.

La Pangée

0000 Pangea_animation_03

000 4khxt-image26

000 Fragmentation-de-La-Pangee

000 crétacé

Au Crétacé (-65 millions d'années)

000 Paléogéographie de l'Europe au Crétacé inférieur (Aptien, 122 Ma)

Paléogéographie de l'Europe au Crétacé inférieur (Aptien, 122 Ma)

Grâce au PDF réalisé par Jacques Laborel (Professeur honoraire à l'Université de la Méditerranée de Marseille) et Françoise Laborel, j'ai pu mieux comprendre la géologie de La Ciotat mais surtout du Bec de l'Aigle. Je les en remercie chaleureusement.

01

02 0

03 (2)

04

 

 




La vue de la route en partant du Cap Canaille pour rejoindre La Ciotat =

05 0

Pont naturel situé dans le virage en épingle à 300 m au nord du carrefour du sémaphore.

Vous n'imaginez pas à quel point j'ai été ravie de voir que je possédais des photos identiques à celle reprise sur le document de J. et F. Laborel. Cela m'a permis d'avoir les  explications dont j'ai "toujours soif" ... =

05 1

05

09


 

LA CIOTAT

Vue sur le Bec de l'Aigle de la route

DSCF0078

La Ciotat et le Bec de l'Aigle

DSC09706

DSC09707 L'île Verte et le Bec de l'Aigle vu du continent

 L'île Verte (également constituée de Poudingues **) et le Bec de l'Aigle vu du continent

DSCF0076

DSCF0072

DSCF0075


 

UNE MONTÉE AU MIRADOR DU BEC DE L'AIGLE PAR LE JARDIN DU MUGEL

POUR Y ALLER =

Il faut suivre les sentiers jusqu’au Belvédère , d’où on peut jouir d’un beau panorama ; d’un coté , les pentes sombres du massif du Bec de l’Aigle , de l’autre côté , les impressionnants portiques des chantiers navals, et devant , le bleu profond de la Méditerranée avec l’Île Verte.

Bien que sa hauteur soit modeste ( 155 mètres ) , le sommet du Bec de l’Aigle n’est pas accessible au randonneur . Son ascension nécessite du matériel d’ assurance , en raison de la pente et surtout de la fragilité de la crête rocheuse qui surplombe la mer. Par endroits, l’épaisseur du rocher ne dépasse pas 20 à 30 cm .

Accès = Parking obligatoire avenue du Mugel . Le parc est à 500 mètres à pied . On l’atteint par un agréable parcours en bord de mer, en traversant la petite calanque du Mugel . Comme c’est un cul-de sac , la circulation des voitures n’est pas possible à cet endroit.

DSCF0026

Nous nous sommes rendus au jardin du Mugel pour aller voir cet "aigle" de plus près. Ce jour là, le Mistral soufflait si fort que nous avons eu bien du mal à grimper les dizaines de marches en pente raide qui mènent au mirador. A notre arrivée ce fut la grande surprise mais je vous laisse juger par vous même ...

Au pied du rocher côté mer dans le jardin du Mugel

33 1

34 impluvienne

Cette roche, dure et imperméable a permis de créer un véritable impluvium. Les calades (rigoles créées sur les pentes du Bec), permettent de recueillir l'eau dans des bassins qui servent ensuite à arroser les plantations nombreuses et exotiques du parc du Mugel.

35

Lors de la montée

DSCF0042

Le rocher qui paraît certes déchiqueté mais plat et rond vu du jardin et de l'autoroute, est érodé par le vent, les embruns, les différences de température, .... et surtout les siècles, les années .... !

Le rideau de dentelle, Olivier Domerg, Le Bleu du ciel, 2005

Extrait p 98 La Ciotat  (Bouches-du-Rhône), calanque du Mugel 

« Vers le fond du parc, un raidillon pavé de galets, puis, un escalier abrupt vous conduit, après une marche dont on se ressent, au belvédère du large (difficulté d’écrire dans le train en marche : la lenteur de la calligraphie contrariée par la vitesse du train et le défilement du paysage). Au bout de nos efforts, suivre un long moment le vol des mouettes (et autres cormorans) le long de la paroi verticale. Leur sens des courants, leur défi constant au vide et à la proximité cassante de la falaise. Jeter un œil du côté du Promeneur, que nous avons entraîné là, avant d’en revenir au spectacle irréel du ciel et de l’eau.

L’endroit est incroyablement boisé (compte tenu de l’aridité qui prévaut ici) et pour le moins insolite, avec son poudingue argileux (brun-orangé) qui surplombe la forêt (vert foncé), et ces eaux drainées pour l’alimentation des bassins et la survie d’un jardin botanique. Une végétation profuse de chênes, d’arbousiers et d’acacias. Plus haut, des pins, seuls à pouvoir s’accrocher aux cailloux et à cette muraille qui se dresse, de part et d’autre du raidillon, et que vous examinez maintenant dans le détail. L’argile qui soude le conglomérat s’érode plus rapidement que la pierre, et les galets désenchâssés finissent par se détacher, formant diverses anfractuosités, grottes, périlleux drapés, plis de roche, jupes de pierres, franges en tout point fragiles ou courts rideaux de dentelle. Le tout d’un équilibre précaire, offrant de nombreuses prises, râpeuses, saillantes, qui en facilitent l’escalade.

Pisser sur ce qui suinte du pressoir (évocations, remémorations, attendrissements et toute espèce de pèlerinage même païen) ! Non, vous n’êtes pas, ne serez pas paysagiste ! Laissez à d’autres ce « sentiment géographique » ! Préférez, ici, le raffut des gabians au-dessus du minuscule canyon ou la chute d’un galet mal serti qui ricoche le long de la paroi. Et, tandis que la phrase se coltine l’épaisseur du massif, se cogner à la verticalité violente de la roche. Puis, longeant cette paroi voûtée, descendre cet éboulis en prenant soin de ne pas glisser, pour surplomber le parc et son écran de verdure. Là, par l’aperture (le vallon s’ouvrant sur son initiale), entre ces deux blocs de conglomérat, apercevoir les toits de la vieille ville et au-delà, la baie immense noyée par les premières brumes. »

DSCF0047

La force du vent fait plier les arbres

DSCF0053

La mer ... "qu'on voit danser" ronge ses pieds ...

DSCF0057

J'y vois un joli profil de femme. Et vous ?

DSCF0059

Les fameux POUDINGUES. Les galets roulés sont pris dans un ciment gréseux qui les "soude" entre eux. Au toucher c'est très dur !

"Aux yeux des géologues, les poudingues ** sont un assemblage de galets de grés et de quartzites d'âge permien et, plus rarement, de galets calcaires (souvent dissous et érodés par les eaux de pluie). Ces matériaux ont été arrachés et roulés par des torrents venant du sud sur une partie du continent qui semble avoir disparu en mer par effondrement ... puis accumulés en cônes de déjection sur des surfaces littorales assez plates ..." 


 

LE BEC DE L'AIGLE VU DE LA MER

DSC06433

Une mer d'huile !

DSC06454 0 (2)

ZOOM de l'endroit fléché =

DSC06454 2 (2)

IMG_0099

DSC06454 2

DSC06471 0

LES DIFFERENTES "FACETTES" DU BEC DE L'AIGLE =

DSC06471 1 - Copie

DSC06472

"Les actions conjuguées des vents et des embruns ont mis en relief les parties dures constituées de blocs et de galets, tandis qu'elles ont érodé les parties sablo-fréseuses relativement tendres. Il en résulte le creusement de figures proches des taffonis  ..."

DSC06474

DSC06476

Là, il ressemble au Concorde qui décolle ...

DSC06479

DSC06483

DSC06489

Le vent a signé son oeuvre

DSC06493

DSC06494

Ce que j'appelle la "tête de chien"

DSC06495

DSC06501

DSC06504

La cascade

DSC06505

DSC06506

"Les pluies ont guilloché le massif rocheux ... pour former une cascade dont le tracé coloré en sombre par les mousses et les lichens ressort bien sur la couleur rougeâtre de la falaise."

DSC06509

A sa base, "... comme partout en Méditérannée occidentale, l'algue rouge invasive Asparagopsis armata - apparue dans nos eaux dans les années 1920 - s'y développe en abondance au printemps sans préjudice apparent pour les peuplements autochtones."

DSC06515 0

DSC06510

DSC06516 Falaises Soubeyranes

DSC06520 Le sémaphore du bec de l’aigle 316 mètres plus haut

Le sémaphore du bec de l’aigle 316 mètres plus haut

02 1

DSC06514 1


SI CELA VOUS TENTE VOICI UNE BELLE MARCHE DE 12 KM A FAIRE DU JARDIN DU MUGEL AU SEMAPHORE ET RETOUR =

Mon Homme a fait cette marche dimanche dernier. 12 km avec un dénivellé de 300 m. Comme je ne l'ai pas accompagné, il a eu la gentillesse de faire quelques très belles photos pour moi (pour vous ...). Malheureusement, le temps était gris et brumeux ... Je vous les livre ici =

00 0AABLOG

01

03

Vue sur les calanques tout au fond

04

Le sémaphore

05

Le port de La Ciotat, l'île Verte et le Bec de l'Aigle

07

08

Une vision apocalyptique de poudingues creusés par les intempéries ...

09

10

11

12

13

14 1

16

17

18 0

18 1 Chapelle Notre-Dame de La Garde La Ciotat

 Chapelle Notre-Dame de La Garde La Ciotat

19

20

21

22

23 ANSE FIGUEROLLES

Anse de Figuerolles

24

27

28 Plage du Mugel

Plage du Mugel

37

FIN