DEUXIÈME PARTIE

Cette crèche, construite avec passion et minutie, renferme mille détails à admirer. A vos souris mes ami(e)s !

Scènes de cueillette du safran (octobre)

et Transhumance (février).

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Les crocus de safran sont représentés par des fleurs de statices !

 

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Scènes de la récolte de la lavande (juillet/août)

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La lavande

Cette plante millénaire serait originaire de Perse. Au 1er siècle, Pline l'ancien, le naturaliste et Dioscoride médecin et botaniste mentionnent dans leurs ouvrages les lavandes "Aspic" et "Stoechas" et Dioscoride les classent parmi les plantes précieuses. Le mot lavande daterait du moyen-âge, mais cette plante était déjà utilisée par les Egyptiens, les Grecs et les romains pour parfumer leurs bains et entretenir leur linge.

Les celtes fabriquaient une lotion à base d'huile essentielle de lavande appelée le "Nard Celtique" employé en pharmacie et en parfumerie. On fait référence au nard dans le nouveau testament, dans la maison de Simon le lépreux, Madeleine la pécheresse oignit les pieds du seigneur avec ce nard. ...

A partir du 16ème siècle l'essence de lavande est distillée en Provence, elle soigne les plaies et sert de vermifuge. Au 18ème siècle, en association avec d'autres plantes aromatiques, la lavande était un remède employé contre la peste. ...

Depuis le XVIIIe siècle, la cueillette des lavandes sauvages dans les baïaissières (lavanderaies naturelles), situées sur les hautes terres de Provence (800-1500 mètres d’altitude), était réalisée à la main par les bergers et paysans de la région. Avec une demande de plus en plus importante, l’équipe de cueilleurs s’étoffa et se composa de jeunes hommes, de femmes et d’enfants du village. Équipés de voulame (grande faucille en provençal), les cueilleurs parcouraient la montagne du lever au coucher du soleil. Un bon coupeur pouvait récolter jusqu’à 100 kg par jour. Il portait également une trousse (tablier ou baluchon) dans laquelle était disposée la lavande coupée.

https://www.museedelalavandeardeche.com/content/7-histoire

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Voici deux photos représentatives des immenses champs de lavande près de Valensole (juillet 2018).

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P1400362 Alambic pour distiller la lavande

 Alambic pour distiller la lavande

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Les moissons

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La fabrication du charbon de bois

 

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Depuis l'âge du fer, il y a environ 3000 ans, jusqu'au 20ème siècle, le charbon de bois était fabriqué par un charbonnier. Le charbonnier était responsable de la construction et du fonctionnement d'une meule. C'est une sorte de four hémisphérique dans lequel se fait la transformation du bois en charbon d'un noir de jais, riche en énergie.

La construction d'une telle meule demande énormément d'habileté et d'expérience. Le bois de hêtre est d'abord entassé, puis recouvert de couches d'herbe, de mousse et d'argile, ce qui fait que la meule est pratiquement étanche à l'air car le bois ne doit pas s'enflammer. La transformation du bois en charbon se fait par pyrolyse. La quantité d'oxygène nécessaire à la combustion qui augmente la température à l'intérieur de la meule, y parvient par des pores, de minuscules ouvertures dans l'argile. Dans les grandes meules, des canaux de ventilation sont aménagés soigneusement et de manière bien définie, afin que la bonne quantité d'oxygène soit toujours disponible.

Ensuite, le charbonnier met le feu à la meule. Le bois rougeoie à l'intérieur pendant plusieurs jours ou semaines, l'humidité est extraite du bois et les gaz produits par la réaction sont brûlés. Il ne reste plus que le squelette carboné des cellules ligneuses, ce qui explique aussi pourquoi le charbon de bois est si léger. La combustion ultérieure dans le barbecue ne produit pas de flammes, car le charbon a déjà été débarrassé de tous les gaz combustibles.

Le processus de carbonisation peut durer plusieurs semaines dans les grandes meules. Le charbonnier reste tout le temps à proximité de la meule et surveille le processus. Il est ainsi certain de pouvoir réagir en cas d'urgence (p. ex. quand la meule risque de brûler de façon incontrôlée). On imagine bien que le charbonnier ne dort pas vraiment beaucoup pendant ce temps. Quand il ne sort plus de la meule de la fumée propre et blanche, mais de la fumée noire-grise, le charbonnier sait que son œuvre est accomplie.

https://m.simplyscience.ch/archives-jeunes/articles/comment-fabrique-t-on-le-charbon-de-bois.html

 

4 meule à charbon de bois

 

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Cette mosaïque de photos a été prise dans mon village de La Valette du Var où cette charbonnière a été reconstituée.

 

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La transhumance des cochons

P1400358 Récolte entre juillet et août

 

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Jusqu'au XVIII s, l'élevage du porc dépendait de l'association de la culture et des bois. Son engraissement donna lieu à des migrations.

Du temps de saint Louis au règne de Louis XIV, le cochon était partout : les saloirs regorgeaient de lard et de jambons, assurant la consommation paysanne d'hiver après le sacrifice traditionnel de décembre. Au cellier, s'entassaient les pots de graisse ou de ' sain de porc ' qui entraient dans ces solides soupes, appréciées au moment des gros travaux agricoles, mais aussi dans les ragoûts, les fritures et les pommades. Là se conservaient les ' pains d'oing ' pour graisser les essieux des chariots ou des charrettes. L'élevage du porc dépendait de l'association de la culture et des bois. Aussi son engraissement donna-t-il longtemps lieu à des migrations, notamment au nord de la Loire : pour deux à trois mois les ' bêtes porchonnes ' partaient à la glandée dans des forêts de chênes et de hêtres, distantes de plusieurs dizaines de kilomètres de leur lieu d'origine.

Voici, l'été 1635, trois marchands du Morvan : ils achètent la glandée dans le bois de Creuchières, sur la rive droite de la Saône. Par hordes successives, ils y convoient 1 200 porcs, en respectant des étapes qui permettent de les ' faire reposer et donner le commencement de l'engras '. Sous Henri IV, les plaines de l'Ile-de-France offrent un marché d'approvisionnement pour les ' marchands-paissonniers ' domiciliés près des forêts de Retz, Compiègne ou de Halatte. Au lieu des foires, ce sont les communautés villageoises qui fournissent les bêtes à engraisser, en signant des contrats. Associés par deux ou trois, les marchands regroupaient les troupeaux de plusieurs villages pour rentabiliser leurs adjudications. Ils prenaient en pension le troupeau de chaque village, recensé dans des ' rôles ' de porcs, selon la quantité de glands disponible. L'organisation de ces courants remontait au Moyen Age. Dans les bois de l'Argonne, on rencontre en 1384 des marchands de pourceaux de la Woëvre. Au même moment, dans les forêts de Bourgogne, les marchands du Bassigny se font adjuger des droits de paisson. En Ile-de-France, à la fin du XV e siècle, les habitants de Fontenay-le-Fleury, près de Versailles, confient leurs bêtes à des marchands qui partent les engraisser en forêt de Senonches, à plus de 90 km au sud-ouest.

Chez les porcs, la transhumance était liée à l'exploitation pastorale des bois au cours de la glandée. Longtemps, les seigneurs et les officiers des eaux et forêts la tolérèrent, tout en la restreignant pour ne pas compromettre les autres usages de l'espace forestier. Il arriva un moment où l'administration royale choisit de développer le bois d'oeuvre. La réformation des forêts, officialisée par la grande ordonnance de 1669, écarta les porcins transhumants.

Dans la moitié nord du royaume, le souci de développer la Marine et d'assurer le combustible industriel et domestique eut raison de cette transhumance.

Dans les chênaies du Midi, les préoccupations de l'Etat se conjuguent avec la dégradation du manteau forestier, après l'hiver de 1709, pour réduire les effectifs. Autour de Narbonne, où l'on comptait partout des ' porcatières ' sous François I er, on n'en voit plus guère vers 1700. Chez les métayers de la Combraille, éloignés de tout débouché commercial, on n'engraisse plus qu'un seul porc avec le petit lait issu des fromages et le son de la mouture de seigle. L'élevage porcin dépend désormais d'une alimentation spécifique. La rave du Limousin vient compléter la châtaigne. Le porc ne subsiste que chez les meuniers qui disposent de son, les bergers et les buronniers, riches en petit lait. Le secteur spéculatif se rétracte géographiquement. En Périgord, il se maintient grâce à la châtaigneraie qui permet d'engraisser les jeunes cochons venus du Quercy ou des montagnes d'Auvergne pour en débiter le lard dans le royaume et en vendre une partie dans les foires.

Avec le déclin de la transhumance, le porc se sédentarise, en profitant notamment des deux atouts alimentaires qui feront son succès à l'époque contemporaine : le maïs et la pomme de terre.

http://www.lafranceagricole.fr/article/la-transhumance-des-cochons-1,0,40052829.html

 

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Et pour nous désaltérer après tous ces efforts (... lol ... !), allons boire un coup au bistrot :) !

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