03 juillet 2007
CARNET DE VOYAGE 10 - CHÂTEAULIN et SAINT-COULITZ puis CONCARNEAU

LE DRAPEAU BRETON
Nous sommes arrivés enfin chez nos amis à Saint-Coulitz en fin d'après-midi de jeudi 31 mai. Ne nous souvenant plus de l'endroit où était leur maison, nous avons pris rendez-vous à Châteaulin, ville mitoyenne.

Notre ami Paul et Yvonne, son épouse, lors de nos retrouvailles après 22 ans !
J'ai connu Paul avant de rencontrer mon Homme alors que j'avais 18 ans ! Un bail ... Quand j'ai fréquenté Homme, j'avais une hépatite virale et c'est Paul qui m'a recueillie chez lui pour me soigner avec JB. Je ne l'oublierais jamais ! Nous faisions également de la moto ensemble ... Puis ils ont regagné la Bretagne où ils possèdent une magnifique propriété (une ancienne ferme avec des hectares de terres).
Une vue matinale et brumeuse du parc. Ce matin là, un jais magnifique prenait son "petit déjeuner en picorant du pain sec laissé spécialement aux oiseaux ! Je n'ai pas réussi à le prendre car il jouait avec moi à cache cache !!! J'ai enragé +++++++
L'Aulne

Le très joli marché couvert de Châteaulin
CHÂTEAULIN (Kastellin en breton)
La révolte du papier timbré
Révolte du papier timbré est une révolte antifiscale française, sous le règne de Louis XIV (d’avril à septembre 1675), et qui prit également un tour antiseigneurial en Basse-Bretagne, sous le nom de Révolte des Bonnets rouges. Elle est déclenchée par une hausse des taxes, dont celle sur le papier timbré, nécessaire pour les actes authentiques.
Elle est appelée Révolte des Bonnets rouges pour sa partie bretonne, car certains insurgés portaient des bonnets bleus ou rouges selon la région, et également « révolte des torreben »
C’est dans un contexte économique difficile que se déclenche en 1675, la révolte du papier timbré. La population est accablée par la hausse des impôts. De 1664 à 1675, douze nouvelles taxes sont créées pour subvenir aux besoins de Louis XIV. Ce dernier a en effet lancé de grands travaux qu’il faut financer (chantier colossal du château de Versailles, création de somptueux jardins par Le Nôtre…). Les guerres contre l’Espagne ou la Hollande (1672 – 1679) nécessitent de mobiliser des fonds.
En 1673, un papier timbré est ainsi exigé pour tout « acte authentique et judiciaire », en 1674, le monopole d’État sur la vente du tabac ainsi qu’un droit de marque sur la vaisselle d’étain sont instaurés. Il n’y eut pas de protestations au début. Mais en avril 1675, un vent de révolte, né à Bordeaux, se propage rapidement à Nantes, puis à Rennes. Le mouvement gagne les campagnes de Basse Bretagne, Pontivy, Carhaix, Châteaulin, où les châteaux furent assiégés et pillés.
A Nantes, c’est Goulven Salaün, bas-breton des environs de Châteaulin qui donna le signal en sonnant le tocsin à l’horloge de la ville.
En Cornouaille, l’annonce de l’arrivée du marquis de La Coste, lieutenant du roi chargé d’instaurer la gabelle (impôt sur le sel), fait l’effet d’une provocation (il est surnommé "Le Grand Gabeleur »).
Ainsi, le matin du 9 juin 1675, le tocsin sonne à Châteaulin et dans plus de trente paroisses des environs. La révolte allait durer plus de 3 mois.
Le matin du 9 juin, la foule se rassemble sur la place aux bleds (aux blés) de Châteaulin. Le sénéchal de Châteaulin, M. de Tréouret a du mal à calmer les esprits, lorsqu’un grand silence s’établit. Le marquis de La Coste arrive par la Grand Rue avec sa suite. Apostrophé violemment par un sergent qui semble être à la tête du mouvement, le lieutenant du roi pour la Basse-Bretagne lui passe son épée à travers le corps. La population exaspérée tire plusieurs coups de feu. Le Marquis de La Coste, blessé à l’épaule, se réfugie dans une maison proche. Assiégé, il se résout à capituler et promet la révocation des dits édits.
On ne sait pas exactement le nombre de paysans mobilisés lors de cette révolte. D’après une lettre du Duc de Chaulnes, cinq ou six cent des plus mutinés veulent rompre les ponts pour empêcher qu’on aille à eux
Cette révolte fut l’une des plus sanglantes de l’histoire de la Bretagne. Mais les villes se désolidarisèrent du mouvement paysan. Ce sera l’une des faiblesses de la Révolte du Papier Timbré, également appelée Révolte des Bonnets rouges en référence à la couleur des bonnets que portaient les paysans…

L'église de Châteaulin
La
commune de Saint-Coulitz (
Sant-Koulit) fait partie du canton de Châteaulin. Saint-Coulitz
dépend de l'arrondissement de Châteaulin, du département
du Finistère (Bretagne).

L'église Saint-Coulitz (1558), remaniée au XVIIème siècle (époque dont date notamment le clocher). Il s'agit d'un édifice en forme de croix latine comprenant une nef avec bas-côté nord de quatre travées, un transept et un choeur à chevet droit. Le clocher, amorti par une flèche gothique, possède une galerie à balustres carrés. L'église possède, à l'angle sud-ouest, un petit enclos avec un ossuaire du XVIème siècle qui comprend trois arcades surbaissées. Saint Coulitz fut le confesseur de sainte Brigitte, patronne de l'Irlande. La chaire date du XVIIIème siècle. La sacristie semble datée de 1715 : elle porte l'inscription suivante sur le linteau d'une fenêtre "I. Birian Fab. 1715". Le baldaquin des fonts baptismaux porte l'inscription "M. I. Doucin. R. I. Caro. F. 1678". L'église abrite les statues de saint Coulitz (en évêque et tenant un livre), saint Herbot (en pierre) datée de 1586, Notre-Seigneur, bénissant et tenant de la main gauche la croix de la Résurrection, et une Pietà.

Les photos ne sont pas extraordinaires en raison de l'heure tardive et du ciel "blanc" !

Je suis toujours aussi passionnée par les vieilles pierres et là, j'étais aux anges !


Nous pensions, Yvonne et moi, qu'il s'agissait d'une tombe où reposait un seul prêtre. Et bien non, tous les prêtres y ont été enterrés au fil des années ..... !

J'aime autant les vieilles pierres que les fleurs, ainsi je n'ai pu résister à faire ce cliché ainsi que celui-ci :
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Le lendemain, vendredi 1er juin 2007, nos amis nous emmenaient à :
CONCARNEAU (dont le nom breton est Konk Kerne: La baie de Cornouaille), est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.
Concarneau est située dans le sud du département du Finistère, dans une région appelée la Cornouaille (Pays de Bretagne de l'Ancien Régime).
La ville de Concarneau est centrée autour de sa Ville-close et de son port, pendant longtemps son port de pêche a été la principale activité de la ville. Aujourd'hui, la ville vit toujours autour de ses remparts, mais le tourisme et la construction navale sont devenus des activités importantes dans la ville.
La ville de Concarneau est longtemps restée à l'intérieur de ses remparts. Des faubourgs se sont développés sur le continent autour de cette île-cité. Ce n'est que récemment dans l'histoire de Concarneau que la ville est sortie de ses remparts.

Juste en arrivant à Concarneau (plage du Riz)



La passerelle menant sur l'îlot, l'horloge et le cadran solaire




Un ravissant puit en fin de ballade juste avant d'acheter ça :
Petit "taies" brodées à la bretonne mais parfumées de lavande à la provençale pour mes armoires (mais aussi pour Maëlia si elle veut s'en servir d'oreiller pour sa poupée !)...











































