18 octobre 2006
COLLOBRIERES ET SES CHATAIGNES
Capitale
du Massif des Maures, vaste oasis de verdure (chênes-liège,
châtaigniers et de pins maritimes,... bruyères,
fougères, arbousiers et cistes...) dont le sol brille des
mille reflets des micaschistes.
Ce
joli village possède, haut perché, de vieilles maisons
moyannâgeuses
dominées par les ruines de l’église
Saint-Pons (ancienne église paroissiale édifiée
au XVIe siècle) inscrites à l'Inventaire
Supplémentaire des Monuments Historiques.
On
« entre » dans le bourg par le Pont Vieux. Ce
pont à arche unique a probablement été
construit au XIIe siècle.
Des calades (sol traditionnel pour caler les sabots des mulets)
existent encore à certains endroits.
Notre Dame des Victoires, dresse son clocher recouvert de tuiles (style néogothique - 1870).
Pour la petite histoire : le varois Jean Aicard, de l'Académie Française, s'inspira de ce lieu pour écrire les aventures de Maurin des Maures. Les Collobriérois.fabriquaient des bouchons à partir des chênes liège de la région (1850).
Célèbre pour ses châtaigneraies qui s'étalent sur 900 hectares, Collobrières a fait de cet arbre son symbole. Une fête traditionnelle a lieu chaque année les trois derniers dimanches d'octobre. La châtaigne y est reine (fraîches, grillées, en crème, marrons glacés…).
Le châtaignier (castanea sativa) est un arbre qui ne se développe que sur un sol acide. Propice à cette exploitation, le massif des Maures abrite près de 2500 hectares de châtaigneraies répartis sur 5 communes : Collobrières, La Garde-Freinet , les Mayons, Pignans et Gonfaron. Ainsi, la totalité de la production varoise y est récoltée, soit 300 et 400 tonnes. La production française représente, elle, 10 000 tonnes.
La castanéïculture (culture de la châtaigne) nécessite un entretien tout au long de l'année.
P.S. : on appelle "marron" certaines châtaignes produites par des variétés de châtaigniers à fruits non cloisonnés, sélectionnées pour la taille des fruits et leur saveur.












































