04 mai 2007
CULTIVONS DES TOMATES EN POTS !
Il faut tenir compte que sur un balcon les tomates sont plus sensibles aux maladies. Pour éviter cela, il suffit de planter à proximité une capucine qui attirera les pucerons ...! Ou bien encore du basilic qui se plaira sous l'ombre douce de leur feuillage.
Choisissez un grand pot rectangulaire neuf (ou stérilisé à la Javel si déjà utilisé) et assez profond (cf photo ci-dessus) et mettez-y un bon terreau du commerce que vous aurez vitaminé préalablement avec des grains à dissolution lente. Exposition plein soleil. Espacez vos jeunes plants suffisamment pour qu'ils ne se touchent pas en grandissant.
Dès qu'ils commenceront à grandir, tuteurez-les avec des tiges de bambous (ou de bois) en prenant garde de ne pas détruire les racines. Ficelez les avec du rafia ou autre moyen non traumatisant pour la tige. Et dès que les tomates apparaissent, n'ayez pas peur d'enlever toutes les feuilles au bas des pieds afin que la sève fortifie les tomates et non les feuilles ...
Aucune taille au pied ne doit être faite pour les tomates cerises. Il faut seulement former un buisson compact afin que leurs pieds soient à l'ombre humide.
L'arrosage doit être journalier et abondant sans pour cela mouiller le feuillage. Pour limiter le dessèchement, placez des billes d'argile ou du gravier sur la surface de la terre. Ajoutez de l'engrais bio à l'eau d'arrosage (cf mode d'emploi du produit pour la cadence).
SI VOUS SUIVEZ CES CONSEILS, VOUS AUREZ TOUT PLEIN DE BELLES TOMATES POUR VOS SALADES D'ETE (et même d'AUTOMNE ... !!!).
BON COURAGE !
J'espère que vous m'enverrez des photos de vos cultures ...???!!!
Ces photos ont été prises l'an dernier mais cette année j'ai privilégié les tomates ANCIENNES en faisant l'acquisition d'un unique pied de COEUR DE BOEUF comme je l'ai précisé hier et de tomates cerises jaune dont j'ignore le nom puisqu'offertent par Félix, mon propriétaire.
J'ai eu l'occasion de discuter avec une productrice de tomates anciennes, Catherine, qui a bien voulu me remettre une jolie documentation imagée que je partage avec vous :

Ce document est assez bien fait et a le privilège de donner, outre une image à un nom, le goût de la tomate !
26 octobre 2006
LE DELICIEUX SAFRANE
Le lactaire délicieux ou lactarius deliciosus est un champignon qui pousse sous l'épaisse couche d'aiguilles des pins maritimes. Il aime le sol calcaire.
Son
chapeau, en forme de cuvette lui sert de réserve d'eau.
Son pied creux, joliment tacheté, est un chemin d'accès idéal pour les limaces qui le dévorent !
Il est facile à reconnaître et l'on ne risque pas de confusion dangereuse. Autre avantage, lorsqu'on le fait cuire, il réduit peu de volume et si la cuisson s'effectue à feu vif , son goût n'en est que meilleur.
L'ensemble de ce champignon laisse suinter à la coupure un lait orangé ( le mot lactaire signifie "qui produit du lait").
La chair est dure et cassante, elle a une odeur à la fois fruitée et âcre, cet inconvénient disparaît à la cuisson.
Par
contre, dans le Midi de la France, au voisinage des pins; pousse un
autre lactaire semblable au délicieux mais avec un
chapeau moins zoné et plus rougeâtre et surtout un lait
rouge sang qui brunit ensuite, il s'agit du lactaire sanguin
(lactarius sanguifluus).
« Il
n'est pas franchement délicieux, même si nombreux sont
ceux qui l'apprécient, en particulier dans le sud de la France
et en Espagne. Il est moins prisé ou purement dédaigné
ailleurs. »
Ces surnoms : safrané, safran, marseillais, catalan, en occitan "rouzillou" car il rappelle la couleur de la rouille qui se dit la "rousillo", Orangé, Barigoule, Pignet ...
A propos de Linné et du sanguin :
Carl Linnaeus, qui portera le nom de Carl von Linné après avoir été anobli, (né le 23 mai 1707 à Råshult - mort le 10 janvier 1778 à Uppsala), est un célèbre naturaliste suédois, fondateur de la systématique moderne.
« L'espèce est comestible et se prête fort bien à la conservation. Mais elle jouit d'une réputation usurpée depuis la méprise, il y a plus de deux siècles, du botaniste suédois Carl von Linné. Celui-ci avait entendu parler d'un certain Lactaire à lait rouge orangé, très apprécié dans les régions méridionales. Lorsqu'il crut, à tort, en avoir récolté des spécimens en Suède, il s'empressa de les baptiser « deliciosus », persuadé d'avoir affaire à l'espèce du Midi... Le Lactaire sanguin (Lactarius sangifluus), le vrai, à chapeau plus rouge, est évidemment de bien meilleure qualité. »
Le lactaire sanguin présente un lait rouge vif à rouge brunâtre en séchant. Le lactaire délicieux usurpe quelque peu son nom car il est, en réalité, d'une saveur moins exquise que celle de son cousin, le lactaire sanguin. Il est toutefois un comestible de bonne qualité, à condition d'être dégusté jeune.






































