AZROU
Nous attendions un heureux évènement mais n'avions pas fait notre voyage de noces ... Ce fut la
région d'Azrou et son air pur qui furent notre destination !
Les fours à chaux
Après AIN LEUH, en allant sur AZROU, nous avons pu voir ces fameux fours à chaux.
Profonds, haut de 2 à 3 mètres, ils étaient soit ouverts, soit fermés et recouverts de bois pour favoriser
la calcination lente de la pierre à chaux qui donne la réaction chimique attendue : oxyde de calcium
formant la base d'un grand nombre de pierres, telles que le marbre, la craie, la pierre à plâtre, la pierre
à bâtir, la pierre à chaux, etc... Mélangée de sable et d'eau, elle forme des mortiers qui durcissent
à l'air.
Très utilisée pour peindre les devantures des maisons marocaines !
Puis ce fut l'interminable piste inconfortable dans mon état ...
Dans cette forêt de cèdres centenaires, j'ai fait une rencontre qui aurais pu mal tourner ! Une colonie de babouins traversa la route devant nous. Je sortis en trombe de la voiture avec mon petit Kodack instamatic et « mitraillais ». Malheureusement, mon appareil photo ne contenait pas de pellicule et je n'ai pu immortaliser l'instant ! Jibé était furieux car il avait craint pour ma vie : les babouins ont des mâchoires très puissantes et de grandes dents pointues ! « Ils auraient pu t'attaquer ! » .....
Cette ferme, « à la croisée des chemins » aurait bien pu se situer en France sans l'homme en djellaba !
Dès notre arrivée à Azrou, petit village de montagne fleurant bon le bois de cheminée, et après avoir déposé nos bagages à l'hôtel, nous nous sommes promenés dans les rues pittoresques. J'ai aimé cette photo : une porte pour chacun !!! Et Fatima qui prends le soleil assise en tailleur devant sa porte !
Les murs fraîchement repeints à la chaux de cette demeure, éblouissants de blancheur, tranchaient avec les autres façades !
Les lavandières, comme partout, chantaient en lavant leur linge J'ai trouvé ce lavoir très intéressant car ergonomique pour les femmes.
Cet homme s'applique à faire des briques et la méthode est ancestrale ! Son fils le regarde et pourra, à son tour, quand il sera grand, reproduire les mêmes gestes ...!
Un
peu plus tard, attablés à une terrasse de café
j'observais une scène amusante !
Une
Fatima « tenancière de bar » et la « fée
Carabosse » en personne taillaient une bavette !
L'accoutrement de la mémé juchée sur son âne
était à lui seul « un poème »
!
La scène était si cocasse que je ne pus résister à l'envie de faire une photo ... Fatima se rua sur moi la main levée en m'invectivant, prête à me frapper (sans aucun respect pour mon état !) ...
Le lendemain, Jibé avait prévu pour moi un peu d'exercice ! Il voulait absolument que je gravisse la montagne « pour voir la vue » ... Ce que je fis difficilement avec mon gros ventre !
Mais cela valait le coup et je l'en remerciais d'un baiser tout en prenant la pose ! Jolies, les jambes n'est ce pas ?
Nous pouvions observer les gestes des lavandières qui lavaient leur linge dans le ruisseau en contrebas et le faisaient sécher sur les buissons.
Dominer
une ville entière, c'était magique ! Je dirais même
presque « impudique » car si nous avions eu des
jumelles, nous aurions presque pu « pénétrer »
dans la vie des gens !
Ce fut un week-end doux et charmant dans un cadre rustique et avec des gens « vrais ». Presque une intrusion dans un autre mode de civilisation tant nous avons eu l'impression de « participer » à la vie du village, de nous y intégrer !
Nous y sommes retournés quelques années plus tard pour y faire du trial moto mais ce n'était plus la même ambiance feutrée et douce. Nous étions en groupe et faisions les fous !

A gauche, ma Yamaha 125 kitée en 175 et la Bultaco de l'Homme

A "la croisée des chemins" ! Vous la reconnaissez ???

Et au bar de l'auberge où nous étions descendus lors de notre voyage de noces mais que nous n'avions pas fréquenté !












