MONTPELLIER
Les yeux encore pleins des images d'Aigues-Mortes et des derniers flamants somnolant, nous avons repris notre route pour la trentaine de kilomètres nous séparant de Montpellier. Il y avait un peu de circulation en cette fin d'après-midi mais Homme a trouvé rapidement l'adresse de nos amis qui habitent le nord de la ville. Nous avons croisé ces magnifiques tramways rapides et bien pratiques (ce n'est pas demain la veille qu'il y en aura à Toulon et c'est dommage !)...

Il faut cependant que je vous dise que mes amis sont, comme nous, des "anciens" du Maroc et notre hôtesse possède des objets superbes de "là bas" qui m'ont inspiré ces photos :


Cette superbe lampe est une plaque faite à partir de morceaux de verre dépoli par la mer et assemblés puis recouverts de résine et sur lequel l'artiste à peint des scènes marocaines. La plaque repose sur un pied en fer forgé du plus bel effet.



Ce pied de lampe est d'origine fassi.
Quant à ce tableau, il est pour nous "le reflet du souvenir"... Il représente l'îlot du santuaire Sidi Abderrahman tout au bout de la corniche d'Aïn Diab à Casablanca (là où le frère cadet d'Homme s'est fait "embroché" un jour à moto par un chauffard ivre ...). Les femmes s'y rendent pour y retrouver la fécondité. En voici une représentation "réelle" :

Dans notre chambre, gentiment fleurie de tulipes, cette scène marocaine dans les souks. Les chandelier, la boîte marquetée, le cendrier et même le tapis de prière posé sur le meuble, tout ici vient de "là bas" !

Nous avons évoqué nos souvenirs en contemplant cette nappe brodée du Maroc et dégusté des crevettes royales à la plancha dans ces belles assiettes de Safi (?). Bref, un vrai bain dans le passé ... Mais vous avez certainement hâte que j'en arrive au sujet ...!
Après une courte nuit de sommeil et un petit déjeuner avec des tartines de kesra faites maison :

Puis nous avons ENFIN pris le Tram pour le centre ville !

La ligne Nord-Sud est de couleur bleue ! Il était effectivement plus marrant d'y aller par ce moyen de transport et de découvrir la ville en marchant ...

Le premier monument qui attira mon regard fut la TOUR DES PINS ou TOUR D'ARAGON avec cette ravissante statue sculptée par Auguste BAUSSAN (1829 - 1907).

Voici un gros plan mais ci-dessous, son contexte est quand même plus sympa ...


Une vue de la Tour des Pins dans le passé avec cette jolie noria à ses pieds !
LE JARDIN DES PLANTES

Pas très fleuri à cette période de l'année ... dommage !
"C’est dans une volonté de développer " la santé par les plantes " qu’Henri IV confia en 1593 à Pierre Richer de Belleval, enseignant en botanique et anatomie, la création d’un Jardin Royal. Inspiré du " jardin médical " de Padoue, la référence italienne des jardins (1545), il devint à son tour le modèle du Jardin des Plantes de Paris (1635). Lors de sa fondation, le Jardin des Plantes de Montpellier était destiné à la culture des " simples ", mais le projet de Richer dépassa rapidement les seules plantes médicinales qui servaient à l’enseignement des futurs médecins et apothicaires pour devenir un véritable outil d’étude botanique, inédit à l’époque. Au début du XVIIe siècle, le Jardin des Plantes de Montpellier fut non seulement un jardin scientifique, avec son importante collection de végétaux, mais un jardin précurseur dans sa manière d’appréhender le monde végétal dans sa diversité, en reproduisant différents milieux (ombragé, ensoleillé, humide, sablonneux, pierreux…) et en consacrant un emplacement aux plantes exotiques. Sa valeur pédagogique étant reconnue, il est fréquenté par nombre de botanistes, médecins et pharmaciens, écoliers et étudiants mais aussi, depuis son ouverture au public en 1841, par des amateurs de la flore, des touristes et des… amoureux d’un lieu romantique. De 1889 à la fin du XXe siècle, il avoisina un Institut de Botanique où se poursuivirent des recherches, principalement dans le domaine de la taxonomie et de l’écologie. Celui-ci attend une nouvelle destination comme centre culturel et scientifique inter-universitaire. Le Jardin des Plantes est propriété de l’Université et géré par la Faculté de médecine. Il est un des plus beaux éléments du patrimoine urbain de Montpellier et a été classé Site protégé en 1984 et Monument historique en 1992."

LA FACULTE DE MEDECINE. Elle est accolée à la Cathédrale Saint-Pierre.

Cette photo de la statue de Monsieur François de LAPEYRONIE est un clin d'oeil destiné à mon ex cher patron (Urologue) ... Regardez sur Internet ce que cet homme a découvert comme maladie ...et vous comprendrez pourquoi je n'en parle pas ici !


LA BELLE CATHEDRALE SAINT-PIERRE
"A l'origine, Saint-Pierre était l’église du monastère Saint-Benoît, fondée en 1364 ; elle devint cathédrale en 1536. De l’ancien édifice gothique consacré par Urbain V, pape d’Avignon, ne subsistent que le massif de façade et les deux tours-clochers. Le plan est inspiré du modèle méridional. Les influences avignonnaises sont elles aussi manifestes, notamment dans la forme et la sobriété des arcs et des supports des colonnes. La cathédrale souffrit durement des guerres de Religion : Montpellier fut un haut lieu du protestantisme. Reconstruite au 17e siècle, on refit la voûte, le pavement de la nef et la façade."


En chemin ... une verrière style "Art Nouveau"


A l'approche de la PROMENADE DU PEYROU (*), un arbre de judée en fleurs ...
(*) Peyrou signifie "pierreux" en occitan.

"Les enfants aux lions" montent la garde de part et d'autre de la grille (Sculptés par Injalbert).

Au centre du parc, le château d'eau hexagonal et ses colonnes corinthiennes, oeuvre de Giral et Donnat (1767).. La statue équestre représentant Louis le XIVème est à l'origine de la construction de cette promenade. Ce n'est que plus tard que l'architecte Pitot y fit construire un acqueduc de 7 km destiné à alimenter Montpellier en eau depuis la source du Lez.
Le château d'eau et son bassin.


On voit parfaitement ici les ouverture de l'immense réservoir.

Une vue de profil de l'acqueduc et de l'un des grands escalier.

Ces grilles s'ouvrent sur l'acqueduc Saint-Clément.

La double rangée d'arcades superposées qui supportent l'acqueduc est longue de 1 m et haute de 21 m.
Vue de l'un des contrebas du jardin qui entoure L'ARC DE TRIOMPHE.
Un médaillon représentant le Roi-Soleil terrassant ce lion sensé représenter l'ennemi héréditaire de la France à l'époque : l'Angleterre. (Désolée ... la photo est de dos. C'étais juste pour la petite histoire ...).

Vue de l'Avenue Foch : sous l'arche dédié à Louis XIV, sa statue est mise en valeur ainsi que le réservoir de la "Promenade du Peyrou".
Il fut érigé fin XVIIème. Il mesure 15 m de haut pour 18 m de large. La paix a été apportée sur terre et sur mer par Louis le Grand dont le règne dura 72 ans après avoir séparé, contenu et s'être attaché à des peuples alliés dans une guerre de quarantes années.

Tout au bout de l'Avenue Foch, LA PLACE DE LA COMEDIE et ses immeubles haussmaniens.

La fontaine des "Trois grâces" (1776) représentant Aglaé, Euphrosyne et Tahlie, filles de Zeux ainsi qu'une Océanide. On l'appelait autrefois "la Place de l'Oeuf". Un oeuf de marbre beige-rosé est dessiné à même le sol en rappel du passé.
Cette belle marche nous a donné faim et nous avons légèrement rebroussé chemin pour éviter le "coup de matraque" des prix de la place ... Et la carte-ardoise d'un petit restaurant a attiré mon attention ... surtout ce plat là :

Un parmentier de confit de canard aux morilles !

J'ai noté la recette et vous noterai ça dès que j'ai cuisiné ce plat ABSOLUMENT D E L I C I E U X !
L'accueil de Boris, le gérant du "Bistrot de l'Aiguillerie" était charmant et je vous conseille fortement d'y aller faire un tour lors de votre passage à Montpellier.
La déco n'avait rien d'extraordinaire mais la salle "du bas" et son plafond voûté, avait un certain cachet.
Aux murs, une collection de gravures publicitaires anciennes de BYRRH dont je ne vous poste qu'une seule photo ... (sinon vous allez trouver mon message VRAIMENT TROP LONGUET ... !!! ...!!!).

"Aux environs de 1860, deux jeunes frères, issus d'une modeste famille de cinq enfants dont le père était muletier, décident de quitter leur village natal pour la plaine du Roussillon.... En 1866, désireux de participer à leur façon à la fièvre vinicole qui gagne alors la région thuirinoise, ils achètent une petite cave dans laquelle ils vont s'efforcer d'élaborer un vin apéritif aromatisé au quinquina. Une fois mis en bonbonnes, le produit est commercialisé auprès des pharmaciens, les vertus toniques de cet apéritif le faisant considérer à l'époque comme un médicament."
Repus, nous reprîmes le Tram devant l'ancien COUVENT DES URSULINES (actuellement reconverti en Centre Chorégraphique National) pour récupérer notre voiture et faire une promenade digestive à VILLENEUVE lès MAGELONE...

Le pont mobile est relevé à 18 heures et gare à ceux qui oublient d'être à l'heure car ils sont contraints de passer par Palavas-les-Flots distant de 18 kms ... C'est pour cela que nous n'avons malheureusement pas pu aller admirer la cathédrale de Maguelone (XIe siècle) et cela en raison de la distance 4,8 km A/R, mais nous y retournerons bientôt...

Le paysage autour de cet étang (anciens salins) est très contrasté : vignes, vallons, forêts, ... Des centaines de flamants roses s'y abritent du vent (ils étaient très loin ce jour là et je n'ai donc pas pu les prendre en photo).


Cela paraît curieux de voir des vignes sur le bord d'une lagune mais elles sont sur le domaine de la CATHEDRALE DE MAGUELONE !

Une vue de la Cathédrale romane et de son terrain.

Et sa situation géographique par rapport à notre sens de marche à l'aller !

Nous avons rencontré lors de notre ballade ce pêcheur acharné et ...

... ce couple téméraire dont le pauvre porteur est tombé dans la vase en fin de course ! Ils allaient à la recherche de palourdes ...

Une dernière vue sur l'étang et voici ...
LA MER !

Et son immense plage qui va jusqu'à Palavas.















