GIVERNY LA DEMEURE DE CLAUDE MONET
C'était un joli mois de mai 2004, suffocant de chaleur ! J'avais pris le train avec une amie de la Gare Saint-Lazare pour Vernon, notre point d'attache, afin de visiter le jardin de Claude Monet à Giverny. Un vieux rêve de jeune fille qui allait ENFIN se réaliser. Mon penchant pour l'impressionnisme sera récompensé tant le lieu est beau !

Maya, de là haut si tu me vois, je te dédie ce post avec toute ma tendresse.
Je vous propose de me suivre "comme si vous y étiez" :
"500
000 visiteurs découvrent les jardins de Monet chaque année,
en l'espace de sept mois.
Afin
d'éviter le piétinement et de conserver au jardin toute
sa beauté, certaines allées ne sont pas accessibles au
public. Les visiteurs peuvent néanmoins faire le tour complet
du jardin pour en admirer toutes les perspectives."
1.
Entrée des groupes
2. Entrée des individuels
3.
Sortie
4. Atelier des Nymphéas
5. Boutique (décoration,
...)
6. Restaurant Salon de Thé Les Nymphéas
7.
Parking de la Fondation
8. La Maison de Claude Monet
9. Passage
souterrain entre les Jardins
10. W.C. (toilettes)
11. Parking
public voitures et autocars à 200 m de l'entrée des
groupes
Les jardins de Monet sont divisés en deux parties, un jardin de fleurs devant la maison, qu'on appelle le Clos Normand, et un jardin d'eau d'inspiration japonaise de l'autre côté de la route. Les deux parties du jardin de Monet s'opposent et se complètent.
"Ce
Clos Normand d'environ un hectare, Monet le transforme en un jardin
riche en perspectives, en symétries et en couleurs. Le terrain
se découpe en plates-bandes où les massifs de fleurs de
différentes hauteurs créent les volumes. Les arbres
fruitiers ou d'ornement dominent les rosiers grimpants, les tiges
élancées des roses trémières et les
masses colorées des annuelles. Monet mêle les fleurs les
plus simples (pâquerettes et coquelicots) aux variétés
les plus recherchées.
L'allée
centrale se couvre d'arceaux sur lesquels poussent des rosiers
grimpants. En écho, d'autres rosiers couvrent les balustrades
qui longent la maison. A la fin de l'été des capucines
envahissent le sol de l'allée centrale.
Claude
Monet n'aime pas les jardins organisés ou contraints. Il allie
les fleurs en fonction de leurs couleurs et les laisse pousser assez
librement.
Au
fil des années, il se passionne pour la botanique, il échange
des plants avec ses amis Clémenceau ou Caillebotte. Toujours à
l'affût de variétés rares, il fait venir à
grand frais des bulbes ou des jeunes pousses. "Tout mon argent
passe dans mon jardin" confie-t-il. Mais
aussi : "je suis dans le ravissement."
A
la mort de Claude Monet en 1926, la maison et le jardin reviennent à
son fils Michel. Il n'y habite pas et c'est la belle-fille de Monet,
Blanche Hoschedé, qui veille sur la propriété.
Malheureusement après la deuxième guerre mondiale le
jardin et la maison sont négligés. En 1966 Michel Monet
lègue la propriété à l'Académie
des Beaux-Arts.
En
1977 Gérald van der Kemp est nommé conservateur de
Giverny. André Devillers, qui avait eu la chance d'accompagner
Georges Truffaut, un éminent jardinier souvent invité à
la table de Monet, l'aide à reconstituer le jardin tel qu'il
était à l'époque du Maître. De
nombreux contemporains de Monet témoignent aussi.
Plusieurs
années sont nécessaires pour redonner au jardin et à
la maison leur ancienne splendeur, car il n'en reste plus grand
chose. Les vitres des serres et de la maison ont volé en
éclats pendant les bombardements, les boiseries sont pourries,
l'escalier écroulé, et trois arbres ont poussé
dans le grand atelier. Il faut recreuser l'étang, retrouver le
niveau du sol originel du jardin, replanter avec les mêmes
variétés rares que celles dénichées en
son temps par Monet.
Grâce
à des dons généreux en majorité
américains, la façade de la maison est ravalée,
les meubles anciens et les estampes japonaises sont restaurés,
les structures d'accueil se mettent en place. La propriété
est ouverte au public depuis septembre 1980."
http://giverny.org/giverny.htm
J'étrennais ce jour là mon Fuji numérique et m'en suis donné à coeur joie !

Dès notre entrée, nous sommes plongées dans une influorescence colorée et exubérante !

DES RHODODENDRONS DE TOUS LES TONS !
Puis nous nous sommes enfoncées dans les allées odorantes où un "fouilli" bien ordonné (comme je les aime !) a ravi notre regard :

Oeillets, bleuets, myosotis, pensées, tulipes, phlox, aulx et iris... pour les nuances bleutées.
Bravant tous les "interdits", j'ai enjambé les chaînes pour faire quelques gros plans ...



Giroflées Ravenelle, ancolies, coquelicots et iris ... pour les tons "soleil".

Tous les chemins mènent à la maison du peintre où les arceaux ne sont pas encore fleuris de roses à cette saison !

Une foule grouillante (dont nous faisions partie ...) allait et venait dans une ronde incessante ! Difficile, dans ces conditions, de n'avoir personne dans le champs !!!

Vue du jardin du palier de la maison ...

... et de la chambre du peintre !
Il est bien évident qu'aucune photo n'est permise à l'intérieur de la demeure !
Nous sommes allées ensuite vers ce que j'attendais depuis si longtemps : le JARDIN D'EAU ! En chemin, un paulownia magnifique était en fleurs :

C'était la première fois que je voyais une telle merveille !


"En
1893, dix ans après son arrivée à Giverny, Monet
achète le terrain qui voisine sa propriété de
l'autre côté de la voie de chemin de fer. Il est
traversé par un petit cours d'eau, le Ru, une dérivation
de l'Epte. Malgré l'opposition des voisins paysans qui
craignent qu'il empoisonne l'eau en y plantant des végétaux
bizarres, mais avec le soutien de la Préfecture, Monet y fait
creuser un premier petit bassin. Dans une lettre au préfet de
l'Eure, il déclare : "Il ne s'agit là que d'une
chose d'agrément et pour le plaisir des yeux, et aussi d'un
but de motif à peindre ; je ne cultive dans ce bassin que des
plantes telles que nénuphars, roseaux, iris de différentes
variétés qui croissent généralement à
l'état spontané le long de notre rivière, et il
ne peut être question d'empoisonnement de l'eau."
Par
la suite le bassin sera agrandi pour atteindre ses proportions
d'aujourd'hui. Le jardin d'eau tout en asymétrie et en
courbes, s'inspire des jardins japonais que Monet connaît par
les estampes dont il est un fervent collectionneur. On trouve dans ce
jardin d'eau le fameux pont japonais couvert de glycines, d'autres
ponts plus petits, des saules pleureurs, une forêt de bambous,
et surtout les fameux nympheas qui fleurissent pendant tout l'été.
Le bassin et la végétation qui l'entoure forment un
monde clos, indépendants de la campagne alentours.
Jamais
encore un peintre n'avait à ce point façonné son
motif dans la nature avant de le peindre, créant son oeuvre
deux fois. Monet y puise son inspiration pendant plus de vingt
ans. Après la série des ponts japonais il se consacre à
celle des nympheas, jusqu'aux gigantesques décorations de
l'Orangerie. Toujours à la recherche de brumes et de
transparences, Monet s'attache de plus en plus aux reflets dans
l'eau, une sorte de monde inversé transfiguré par
l'élément liquide."


Malheureusement, les nymphéas n'étaient pas en fleurs ... On ne peut pas tout avoir !
Voilà ce que cela donnerait en septembre à Giverny. Je ne suis pas privée puisqu'au château de Sollies-Pont, je peux les voir en mai !

C'était les glycines ou les fleurs de nénuphars !

Et j'ai choisi les premières !

Et oui ... PERSONNE ... YES !!!
"Monet
a peint son pont 45 fois ! Pour le construire il a fait appel à
un artisan local. Au moment de la restauration du jardin le pont
était trop abîmé pour être récupérable.
Il a dû être reconstruit par une entreprise de Vernon. Il
est entièrement constitué de bois de hêtre.
Les
glycines qui le couvrent ont été plantées par
Monet."

Jeux photographiques avec les flamboyants acers !
J'ai demandé à un touriste américain de poser sa main sur cette feuille géante de Ligularia Tussilginea Gigantea (merci PAT DE VERRE!) pour en apprécier la taille !
Bien que non poilues et un peu plus petites, je pense que ces plantes situées près du char à La Valette, sont de la même espèce ? Elles fleurissent en janvier ou février selon les années.
La visite des jardins de Claude Monet est terminée mais se poursuit par le jardin du Musée d'art Américain où nous avons déjeuné.

Là, les glycines étaient blanches !
« Le
Musée d’Art Américain Giverny s’inscrit, à
flanc de colline, dans la pente naturelle du terrain, dans une
volonté de s’intégrer au paysage environnant. Créé
par le paysagiste Mark Rudkin, le jardin se compose de parterres de
fleurs monochromes séparés par des haies. D’un bout à
l’autre du jardin – du bassin à la prairie de
coquelicots – les chambres colorées se succèdent
avant de laisser place au profil majestueux de la colline de Giverny,
maintes fois représentée par les peintres
impressionnistes. À l’entrée du musée, une
treille couverte de glycine blanche, hommage à l’allée
principale du jardin de Claude Monet, accueille les visiteurs. »
http://www.maag.org/musee/jardins.html


Par ses platebandes ton sur ton et ses buissons coupés au cordeau, nous étions plongées là dans un jardin ... à la française et le changement fut radical !


Servi sur une ardoise, une "tartaroque" (quiche en fait ...).
Une petite marche digestive dans le rue de Giverny pour rejoindre notre car nous ramenant à Vernon :

Et cette "rue qui tourne" est la rue Claude Monet

Et quelle n'a pas été ma stupeur en découvrant cette superbe Cytise qui ressemble étrangement aux glycines par ses grappes. (Je remercie Annie qui a corrigé mon erreur !).
Le cytise ou Cytise faux ébénier ou Aubour (Laburnum anagyroides) est un petit arbre à feuilles caduques de la famille des Fabacées.
Autres noms communs: Cytise à grappes, Cytise aubour, faux ébénier.

WIKIPEDIA

Et je terminerai par ce "coup d'oeil indiscret" à l'intérieur d'une bien jolie maison :

-°-°-
Et à la Malakyte, les viornes feuillent déjà :
Je vous souhaite un bien bon we avec ces roses de la Saint-Valentin.
































