LES DEUX COLONNES DE LA PIAZZETTA DEI LEONCINI - VENISE - CHAPITRE 02 -
Je me faisais la réflexion ce matin qu'en fait, lorsque je visite un lieu magique tel que celui-ci (Venise), je n'ai pas "révisé" avant ... afin de connaître tous les noms des choses qui m'entourent. Mon "voyage" se fait en deux temps : la découverte visuelle et l'émerveillement puis, dans un second temps : la délectation intellectuelle du "savoir" par le biais des livres et de cet outil magique qu'est le Net. Savoir enfin donner un nom, une histoire, une date, une explication à chaque chose, chaque lieu ... Ah, mes ami(e)s, QUELLE DÉLECTATION ! Peu m'importe que vous lisiez ou nom (et c'est à 99 % le cas ...), je prends tant de plaisir à faire ces posts que cela me suffit.

Photos ci-dessus datant de 1994 et scannées
Prise du haut du campanile en 1994, la piazzetta dei Leoncini et ses deux colonnes de granit rapportées de Constantinople en 1174. A gauche le lion ailé en bronze, attribut de Saint-Marc et à droite Saint-Théodore en marbre piétinant le dragon qu'il vient de terrasser. Juste en face, l'île San Giorgio Maggiore et la basilique du même nom.

Situées en bord du quai, elles ne pouvaient imaginer qu'un jour d'énormes bateaux tels que celui-ci viendraient les contempler !
SUPERSTITION
1)Une superstition voudrait qu'un vrai Vénitien ne passe jamais entre les colonnes. Il est possible que le fait qu'autrefois c'était le lieu des exécutions capitales y soit pour quelque chose. Wikipédia
2) “Le peuple de Venise regarda toujours l'espace compris entre ces deux colonnes comme néfaste, et il était presque admis en proverbe de menacer ceux qu'on n'aimait pas, et qu'une dénonciation pouvait perdre, eu leur disant : Guardati d'all' inter colonne! (Prends garde à l'entrecolonne !). http://www.e-venise.comwww.e-venise.com/campi_venise/colonnes_piazzetta_saint_marc_4.htm
LE LION AILE, SYMBOLE DE VENISE



A gauche, détail du faîte du palais des Doges


A gauche, le porteur d'eau du palais des Doges

SAINT-THEODORE TERRASSANT LE DRAGON




A ses pieds, les badauds nourrissent les pigeons.

Prise du quai des Esclavons (riva degli schiavoni), on voit les deux colonnes sur fond de Libreria Vecchia (bibliothèque Marciana).

La Bibliothèque Marciana jouxtant le Campanile.

Détails
"La Biblioteca nazionale Marciana (c'est-à-dire la bibliothèque de Saint Marc, patron de Venise) ou encore Bibliothèque marcienne ou simplement la Marcienne en français, est la plus importante bibliothèque de Venise et l'une des plus grandes d'Italie. Elle contient l'une des plus riches collections de manuscrits du monde.
On la connaît également en italien sous les noms de Biblioteca di San Marco, Libreria Marciana, Libreria Sansoviniana, Libreria Vecchia, Libreria di San Marco ou simplement La Marciana.
Elle se trouve sur la partie de la place Saint-Marc appelée piazzetta dei Leoncini, au bord du Grand Canal.
Dès 1362, Pétrarque propose que soit créée une bibliothèque publique à Venise. Le projet ne se réalise pas mais, à sa mort, le poète lègue sa bibliothèque à la ville. Elle est aujourd'hui conservée à la Marciana.
Le premier noyau de la bibliothèque date de la donation par le cardinal Bessarion de ses livres à la République de Venise ad communem hominum utilitatem (31 mai 1468) : 746 manuscrits dont 482 en grec et 246 en latin, auxquels s'ajoutèrent 250 autres manuscrits après la mort du donateur.
La bibliothèque voit ses collections s'enrichir grâce à de nombreux autres dons et legs, ainsi que par l'incorporation d'autres bibliothèques de la ville et de la République. Une importante partie des ouvrages provient de Constantinople, après que la ville a été prise par les Ottomans : cela fait de Venise le principal centre d'étude des classiques grecs, qui attire de nombreux humanistes. Un certain nombre se réunissent autour d'Alde Manuce dans l'Académie aldine.
En 1603, une loi entre en vigueur qui impose à tout imprimeur de Venise de déposer une copie de chaque ouvrage à la Marciana. Cette dernière devient ainsi la bibliothèque centrale de la République.
Après la chute de la République, les collections des établissements religieux supprimés par Napoléon affluent vers la Marciana.
La bibliothèque a aujourd'hui le statut de bibliothèque publique d'État. Ses collections de la Biblioteca Marciana conprennent aujourd'hui :
1 000 000 d'imprimés anciens et modernes
2 283 incunables
13 000 manuscrits
24 055 livres du XVIe siècle
Les
ouvrages les plus connus sont deux codex de l'Iliade,
l'Homerus Venetus A (Xe siècle) et l'Homerus Venetus B (XIe
siècle). On y trouve également la Chronologia magna de
Fra Paolino, manuscrit de Pline de 1481
ayant appartenu à Jean
Pic de la Mirandole, un exemplaire du premier livre imprimé
à Venise, de très nombreuses éditions aldines,
une riche collection de cartes et d'atlas, etc." WIKIPEDIA.
Sur cette photo Wikipédia prise de la terrasse du palais des Doges, le décalage est flagrant. Une belle vue de l'immeuble de la Bibliothèque Marciana et des terrasses de cafés dont l'Al Todaro où nous avons bu un pot.
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