PONT DU RIALTO - VENISE
Le premier pont était en bois et s'appelait "della Moneta" (de la monnaie). Il fut reconstruit, démoli pendant l'émeute qui suivit le complot et encore reconstruit ... Il en fut de même lorsqu'il s'écroula en 1444. Le pont était mobile et flanqué de boutiques . Au XVIe iècle, on se rendit compte du danger que représentait un pont en bois ! On procéda donc à sa énième reconstruction mais cette fois en pierre et des boutiques furent également aménagées. Le pont fut terminé en 1592. Il est en une seule arcade de 28 mètres surplombant le Grand Canal dans sa partie la moins large et surplombe l'eau de 7,5 mètres. (Texte extrait du livre "Art et Histoire de Venise" c/Bonechi).

Photo extraite du livre "Art et Histoire de Venise" c/Bonechi. Comme vous pouvez le voir, deux rangées de boutiques ont été construites.





Ici on voit très bien la deuxième rangée. Ainsi, dans un sens comme dans l'autre, le pont donne une vue presque identique.
« Le Pont du Rialto (Ponte di Rialto) est l'un des trois ponts qui traverse le Grand Canal de Venise, avec le Pont de l'Académie (Ponte dell'Accademia) et le Pont des Déchaussés (Ponte degli Scalzi). Le Pont du Rialto est cependant le plus ancien et certainement le plus célèbre d'entre eux et un des monuments les plus visités de Venise. Il constituait jusqu'au XIXe siècle l'unique liaison entre les deux parties de la ville, reliant les sestieri de San Polo et de San Marco.
Le pont actuel, à arche unique sur le Grand Canal de 48 mètres, offre trois passages piétonniers, un au centre entre deux rangées de boutiques installées dans six arches à la montée et six arches à la descente, et deux de chaque côté des boutiques. Les trois allées piétonnières se raccordent au centre du pont par deux arches de plus grandes dimensions. Sur les reliefs de chaque côté du pont, on peut voir les deux saints patrons de la ville, Théodore et Marc. » WIKIPEDIA.
Le marché et au fond, la pescaria (marché aux poissons)
LA PESCARIA
Une coutume persiste encore au marché aux poissons de Venise : après avoir observé la marchandise, l'acheteur murmure à l'oreille du vendeur sa proposition de prix ... Le poissonnier décide ou non d'accepter l'offre !


Pietro Aretino est un écrivain et dramaturge italien. Pour ma part, à part en hommage, je ne vois pas le rapport entre une poissonnerie et un dramaturge ???!!!
« La
République de Venise comptait des milliers de pêcheurs,
en particulier dans les îles qui l'entouraient. Pour autant, la
vente du poisson était très règlementée
et à la fin du XIXe siècle on ne comptait qu'un peu
moins de 160 revendeurs autorisés. On réservait en
effet à cette époque le droit de vendre du poisson aux
pêcheurs les plus âgés pour leur assurer un revenu
pour le restant de leurs jours. Il fallait avoir au minimum cinquante
ans et avoir été pêcheur pendant plus de vingt
années pour obtenir le droit de vendre du poisson à
Venise à la fin du XIXe siècle. L'organisation de
la pêche et de la vente du poisson fut règlementée
à Vensie dès octobre 1227 et contrôlée par
la “Giustizia Vecchia” qui était l'organe administratif
chargé à l'époque de tous les contrôles
des produits alimentaires vendus à Venise.
En ce qui
concernait la vente du poisson, le contrôle de la Giustizia
Vecchia portait également sur l'hygiène des lieux de
vente mais aussi, en amont, du côté des pêcheurs,
sur les dates autorisées pour la pêche ainsi que les
filets et autres moyens de capture du poisson. Un document de cette même
année 1227, le Capitulare de piscatoribus, fixait de plus les
règles de conduite de la corporation des revendeurs de poisson
à Venise. Les marchands de poissons devaient également
vendre celui-ci dans des lieux précis, “al Palo”, à
savoir près du mât où se dressait le marché
au Rialto. Ces contrôles avaient pour objet d'éviter
les falsifications mais aussi les spéculations sur la vente
des poissons. Les marchands de poissons étaient d'ailleurs
obligés d'acheter leurs marchandises uniquement auprès
de pêcheurs identifiés par la Giustizia Vecchia. Le
souci d'éviter la spéculation sur les prix a été
constant à Venise, ainsi au XVIIIe siècle, les prix du
vente du poisson étaient fixés tous les deux mois entre
les pêcheurs, les propriétaires de viviers et les
patrons de pêche. Les revendeurs n'avaient pas le droit de
créer de sociétés de plus de deux personnes ou
encore d'avoir d'autre étal de vente que le leur. Mais
s'il convenait de contrôler les marchands eux-mêmes, il
en était de même pour les pêcheurs. Ainsi, au XVIIIe siècle,
la Giustizia Vecchia édicta des nouveaux règlements
pour interdire aux vénitiens d'acheter leur poisson “au
bateau”, directement auprès des pêcheurs. Comme pour
tous les métiers présents à Venise, les
revendeurs de poisson étaient organisés en confrérie
et avaient donc leur propre Scuola, dédiée à
Saint Albert, et située à l'extérieur de
l'église de la Beate Vergine del Carmine, à l'intérieur
de laquelle ils se réunissaient.
La confrérie des
pêcheurs, dont le chef élu s'appelait le Gastaldo,
percevait des taxes sur les barques de pêche pour pouvoir
subvenir aux besoins de fonctionnement de la confrérie mais
également afin de pouvoir aider financièrement les
pêcheurs en difficultés.
Les règles de
fonctionnement de la confrérie, mais également les
activités de pêche et de vente du poisson, faisaient
l'objet de statuts et de règles internes à la
confrérie, très précises et inscrites dans la
madriegola, le code d'usage de la confrérie. »
http://www.e-venise.com/marche_poissons_pescheria_rialto_venise_2.htm

Détails de l'une des colonne qui eux sont en rapport avec les poissons ...
ARTICLES PRECEDENTS =








