DES RETROUVAILLES ENTRE FEMMES A PARIS = LECHE VITRINES E TUTTI QUANTI !
Marie-Annick (du blog "LA GAZETTE DE MARIE") et moi avions rendez-vous vendredi 5 décembre devant l'Orangerie à 10 heures du matin. Elle avait fait le voyage en train, tôt le matin, au départ d'Angers exprès pour cette rencontre. Quel amour tout de même ! A quelques minutes près, j'étais à l'heure et elle m'attendait déjà, souriante, belle et chic :

A la sortie du métro, ne pouvant résister malgré le ciel plombé, j'avais perdu quelques minutes à faire des photos ... (désolée mon amie, mais c'était plus fort que moi ...!) :

Place de la Concorde : la statue de Strasbourg de dos et l'obélisque en arrière-plan.

La grande roue encore illuminée (60 m de haut)
Si vous roulez votre souris sur l'image ci-dessus, vous pourrez voir les cabines tourner !!!


L'obélisque de Louxor est un obélisque provenant à l'origine du temple de Louxor en Égypte et qui est actuellement situé au centre de la place de la Concorde à Paris. Commanditaire : Ramsès II Construction : XIXe dynastie Matériau : granit rose Inscriptions : hiéroglyphes Poids : 230 tonnes Hauteur actuelle : 23 mètres Emplacement d'origine : temple de Louxor en Égypte Emplacement actuel : place de la Concorde à Paris Ordonnateur : Louis-Philippe Ier Date d'installation :

Le Jardin des Tuileries désert et bien tristounet en ce jour pluvieux mais nous avions du soleil plein notre coeur !

Entrons ensemble à l'Orangerie :
Je n'ai pas pris beaucoup de photos, toute à la contemplation des oeuvres. Ici, deux tableaux de Cézanne que je rêvais d'admirer puisqu'ils ont fait l'objet d'un post : "SAINTE-VICTOIRE ET CEZANE" sur notre balade de septembre 2008 au Tholonet près de la montagne Sainte Victoire où l'artiste a beaucoup peint (dont le parc du "château noir" - photo ci-dessus).

Un Modigliani : "Antonia"
Et cet Utrillo si représentatif de Montmartre à l'époque.
L’orangerie des Tuileries
Comme son nom l’indique, le musée de l’Orangerie est installé dans une ancienne orangerie, édifiée en 1852 par l’architecte Firmin Bourgeois et achevée par son successeur, Ludovico Visconti pour y abriter les orangers du jardin des Tuileries. Longue boite de pierre, vitrée au sud (côté Seine), aveugle au nord (côté jardin), l’édifice a reçu un décor sobre -comme il convient à un bâtiment utilitaire- mais conforme au répertoire architectural classique -pour l’accorder au voisinage de la place de la Concorde et du palais des Tuileries (aujourd’hui détruit).
Utilisé par la Troisième République comme dépôt de matériels, salle d’examens ou lieu d’hébergement pour soldats mobilisés, cadre polyvalent de manifestations sportives, musicales ou patriotiques, d’expositions industrielles, canines, horticoles, ainsi que de rares expositions de peinture, il est finalement attribué en 1921 à l’administration des Beaux-arts, qui compte en faire, comme de son voisin le Jeu de Paume, une annexe du musée du Luxembourg, prédécesseur de notre musée national d’Art moderne.
C’est alors que, sur la pénétrante proposition de Georges Clemenceau, Claude Monet choisit d’y installer le grand ensemble mural des Nymphéas, auquel il travaille depuis 1914 et dont il a amorcé dès 1918 le don à la France. Les huit années qui s’étendent de ce geste fondateur à la mort du peintre (5 décembre 1926) et à l’ouverture du musée au public (17 mai 1927) sont vouées à des négociations parfois tendues avec les pouvoirs publics, où Clemenceau joue un rôle déterminant, et surtout à l’extension du projet initial. Monet infléchit profondément celui-ci en fonction du lieu, dont il règle lui-même l’aménagement intérieur. L’architecte qui le seconde, Camille Lefèvre, ne fait guère qu’appliquer ses directives, dans un style discrètement marqué par le goût « art déco » du moment.
Les autres aménagements Le bâtiment ne compte alors qu’un seul niveau : les Nymphéas occupent la moitié est ; Lefèvre aménage l’autre moitié en galerie d’expositions. On accède à celles-ci, comme dans l’Orangerie d’aujourd’hui, par la façade monumentale du côté de la Concorde, mais les Nymphéas gardent un accès direct par leur vestibule propre, qui donne directement sur la terrasse du bord de l’eau.
De Claude Monet à Paul Guillaume - Une « date »
Fait capital de l’histoire de l’art, le don des Nymphéas est aussi une date décisive de l’histoire culturelle. Un des plus grands peintres des temps modernes choisit de destiner son œuvre suprême, non à un particulier, membre du milieu restreint qui formait sa clientèle, mais au public, au public indifférencié et illimité. Et il en confie le dépôt à l’Etat, dont le conformisme en matière d’art fait pourtant, depuis un bon demi-siècle, l’adversaire désigné de tout novateur, mais où il reconnaît l’instance universelle qui sublime les particularismes, plaçant le patrimoine qu’elle prend en charge au-delà des fluctuations du goût.
La Collection Jean Walter et Paul Guillaume Un second événement achève de façonner l’identité du musée : l’acquisition (1959 et 1963) de la Collection Jean Walter et Paul Guillaume, aboutissement longtemps différé d’un projet formé dans les années 20 par un jeune marchand de tableaux, Paul Guillaume, qui, devant l’incompétence des pouvoirs publics en matière d’art moderne, s’était promis de doter Paris d’un musée « donnant la mesure authentique de l’art vivant dans le monde ». ...
Le cycle des Nymphéas - Grand chantier, petit motif
Entre 1895 et sa mort (1926), de sa cinquante-cinquième à sa quatre-vingt-cinquième années, Claude Monet a peint d’après le « jardin d’eau » de sa propriété de Giverny, en Normandie, et son fameux bassin aux nymphéas (terme synonyme de « nénuphar » mais plus riche en suggestions poétiques) quelque trois cents tableaux, dont plus de quarante « panneaux » de grand format. Le vétéran de l’impressionnisme y montre une profondeur de conception, une liberté créatrice, un mélange de délicatesse et de vigueur dont l’histoire de l’art occidental offre peu d’exemples. Culminant sur l’ensemble monumental de l’Orangerie, cet immense chantier contraste avec l’échelle réduite du motif. D’un paysage miniature de quelques centaines de mètres carrés où il a concentré ses sujets de prédilection, Monet a fait son laboratoire esthétique.
Le jardin Créé de toute pièce, le jardin est lui-même une peinture vivante, changeant d’aspect selon l’heure et la saison et renouvelant ses perspectives au gré des mouvements du visiteur. On y retrouve les thèmes-clés et les propriétés distinctives de l’art de Monet, son goût pour l’illimité et l’aléatoire, le temps qui passe, l’espace en expansion, la fusion des objets dans un chevauchement de formes fluides – paillettes et coulées de lumière, moires de reflets, nuages, frondaisons... On y retrouve aussi son besoin d’un contact intime avec la nature : le jardin n’est pas un spectacle, à voir à distance, mais un milieu, où le visiteur se plonge littéralement.
Les deux options … L’autre, jouant au contraire sur le vide, ne retient que la nappe d’eau et sa ponctuation de fleurs et de reflets : c’est celle des Paysages d’eau (1903-1908), gros plans aux cadrages serrés organisés par séries, dont chaque pièce se présente comme un fragment ; c’est aussi et surtout celle du décor mural. Conçu dès 1897 (il reste quelques vestiges du projet initial), cet « environnement » avant la lettre mobilise toute l’énergie de l’artiste à partir de 1914. Il prend sa forme définitive dans le dispositif spatial de l’Orangerie : une frise panoramique se déployant presque sans rupture et enveloppant le spectateur. http://www.musee-orangerie.fr/homes/home_id24798_u1l2.htm
Mais j'avoue que j'avais grande hâte d'admirer les paysages d'eau représentés par les Nymphéas de Monet. Deux grandes salles leur étaient consacrées et les murs "courbes" donnaient un effet presque réel : il suffisait de se "plonger" dans le gros plan pour se sentir comme transporter au bord de l'étang de Giverny (cf. ALBUM PHOTOS ci-contre) !


Après cet agréable visite, nous avons traversé la place de la Concorde et je me suis dirigée, comme aimantée, vers cette si belle fontaine qui m'a toujours fascinée. Manque de pot, le temps triste ne m'a pas permis de réussir les photos. A REFAIRE un jour "bleu" !

Fontaine de Jacques Hittorff sur la place de la Concorde.



A 11 h 30 nous avions déjà faim ! Marie-Annick serait bien entrée chez Maxim's ... lol ! Nous avons continué notre route sagement (!) vers le Faubourg Saint-Honoré pour faire du lèche-vitrine dans ce quartier luxueux :


Nous avons joué les "soeurs jumelles" grâce au jeu d'écran de la boutique Lanvin ...

... boutique devant laquelle un voiturier en haut de forme officiait !
Dans un décor digne d'un palais de Maharaja , la boutique Hermès a quelque peu forcé sur le fastueux ! A tel point qu'elle en a fait pâlir ses jolis sacs ...



Fourrures, soieries, brocards, soies, colliers anciens en argent de toute beauté, etc ... tout y était !

A gauche, un ravissant bracelet Hermès parait bien petit noyé dans la masse !


Celui-ci est mon préféré mais je pense qu'au cou il doit peser bien lourd !

Pas mal non plus celui-là mais ... j'hésite ... lol !
PREMIERE ANECDOTE A LA JO
Puisque nous étions "en Inde", et alors que je cherchais à faire connaître à M.A. l'Hôtel Coste où j'ai déjà eu l'occasion de boire un thé dans une ambiance raffinée et feutrée, j'aperçus le Buddah Bar et le confondais avec le premier disant à M.A. : "Tu vas voir comme c'est chouette. Il y a une cour intérieure dans un immeuble cossue avec des statues, etc... etc...". Bref, je ne tarissais pas d'éloges.
Nous avons donc attendu l'ouverture duditbar à midi et nous voilà descendant l'escalier, plongeant dans une pénombre totale ! J'écarquillais les yeux pour y voir plus clair mais de surprise surtout ! Qu'avaient-t-ils fait de ce si bel endroit ??? De plus, pas âme qui vive dans ce "trou noir" ! Derrière moi M.A. s'inquiétait et n'avait qu'une envie, SORTIR au plus vite ... Une charmante serveuse me confirma que je n'étais PAS AU BON ENDROIT ... !!!
"Un Buddha massif (8m sur 5m) trône en
contrebas au milieu d'un atrium géant aux airs de temple asiatique,
parfumé de senteurs d'encens. Les alcôves sombres en hauteur
entourent la salle principale et forment l'espace bar."
Nous avons "pris la fuite" et je me suis juré d'emmener M.A. à l'Hôtel Coste lors d'une prochaine rencontre parisienne ! Ah, la mère Jo, c'est tout un poème ... !
Voici une mosaïque de photos du Costes :
Tu vois mon amie, c'est charmant ET IL Y A DES FENÊTRES DONC DE LA LUMIERE !!!!!
Nous avions rendez-vous avec fils Cadet du côté des Galeries Lafayette pour déjeuner tous les trois, invités par M.A.. Elle en profita pour m'offrir mon cadeau d'anniversaire fait de ses mimines :
Un superbe paquet fait d'un coussin sur le même thème COQUELICOT que sa création ... comme j'AIME ! Encore un grand MERCI ma grande. Il est arrivé entier à bon port, OUF ! Imaginez-vous qu'une dame s'est adressée à nous lors du repas pour savoir où nous avions acheté cette merveille !!!
J'ai profité de la conversation animée de fiston et M.A. pour immortaliser son ravissant collier fait main.
Nous avons ensuite fait une marche digestive en admirant les vitrines des Grands Magasins sur le boulevard Haussmann (cf. mon post ci-dessous) puis pris le métro pour le Palais Royal où je souhaitais aller avec elle au CARROUSSEL DES METIERS D'ART ET DE CREATION (c'est, en plus grand, plus technique, et professionnel, un genre d'expo comme "Mains de Femmes" dont je ferai le post prochainement ...).
En passant, nous avons fait un arrêt devant les vitrines de JOSEPHA :

... et ses sculptures aux formes callipyges !


Une pause thé s'imposait avant de nous plonger dans la foule. Nous étions au chaud et en bonne compagnie !

Pendant cette pause, une manifestation pacifique défilait Place Colette.

Le Kiosque des Noctambules de la Place Colette.
Oeuvre construite en 2000 par Jean-Michel Othoniel pour célébrer le centenaire du métro parisien. C’set une sortie de la station « Palis Royal- Musée du Louvre » sur la ligne 1 du métro. Les deux dômes rouges et bleus de la bouche de métro représentent le jour et la nuit. Toute en globes de verres enfilés sur une structure d’aluminium et surmontée de deux petites statues de la vierge, cette bouche de métro surprend dans le quartier et son style est controversé.
http://guides.azurever.com/france/paris/reportages/la-place-colette-et-les-colonnes-de-buren.
En haut à gauche : la boutique où nous étions (!) ...
DEUXIEME ANECDOTE A LA JO (PLUS OU MOINS ...) :
Comme vous pouvez le voir sur le ticket d'entrée (mosaïque ci-dessus), nous sommes allées, non pas au CARROUSEL DES METIERS D'ART mais AUX ARTS DECORATIFS !!!!!! ..............
Mon plan n'était pas très explicite : le premier se trouve au 99, rue de Rivoli tandis que le second est au 107 de la même rue... Ainsi, confiantes et ayant posé la question au Vigile à l'entrée, nous avons pris nos billets....
Il faisait très chaud et nous n'avions qu'une envie : nous débarrasser de nos manteaux au vestiaire ! De là, on nous dirigea vers une salle qui me paraissait bien petite (et j'en fis la réflexion) remplie d'objets en tous genres dont des livres, bijoux, bibelots ... Je ne comprenais toujours pas et cherchait les 330 exposants .......... : où les avaient-ils mis ??????????????
Ayant constaté le peu de surface des lieux, nous prîmes notre temps pour admirer et commenter ..., d'autant plus que l'heure de nous séparer approchait à grand pas.
C'est au vestiaire, que nous apprîmes qu'il y avait 8 ETAGES au-dessus de nous à visiter et que l'endroit où nous nous trouvions n'était que LA BOUTIQUE des ARTS DECORATIFS et pas du tout du tout du tout LE CARROUSEL DES METIERS D'ART !!!!!!!!!!!!!!
AINSI NOUS N'AVONS VISITE NI L'UNE NI L'AUTRE DES EXPOS ET PAYE NOS ENTREES POUR RIEN ... Il fallait quand même le faire, non !
Je resterai donc sur "ma faim" car en me "baladant" dans le monde virtuel des METIERS D'ART, j'y ai vu de bien belles choses ....... Idem pour les ARTS DECOS !
POUR EN SAVOIR PLUS CLIQUEZ :
Quelques photos de la boutique des Arts Décoratifs (forbidden ....) :
Des bagues en bois travaillé ... big one !
Du Swarovski "encagé" ...
... des pendentifs en métal laqué de feuilles de gingko biloba ... Si ce n'avait pas été aussi cher, j'en aurai bien acheté un .............!
ET ceci qui aurait du me mettre la "puce à l'oreille" :
Sonia Rykiel, "Exhibition" du 20 11 2008 au 19 04 2009 au Musée des Arts Décoratifs : première exposition consacrée à cette créatrice à l’occasion du 40 ème anniversaire de sa maison. Evénement construit à part égale entre le vêtement, la photographie de mode (Sarah Moon, Isserman) et la vidéo de défilés. Si la mode de Sonia Rykiel résiste si bien au temps, c’est parce qu’elle l’épouse à même la peau… Sonia Rykiel est une pionnière : lorsqu’elle utilise le noir qui gaine le corps à la sortie des années 60, lorsqu’elle affiche l’envers des vêtements, les ourlets non finis ou encore lorsqu’elle ose les matières comme l’éponge…
Quand nous sommes sortis, riant encore de notre méprise, la nuit était tombée et le ciel s'était embrasé sur le Carrousel du Louvre :

C'est sur ces belles images que nous nous sommes quittées ravies de notre journées jusqu'à une prochaine rencontre.

CI-DESSOUS
CHRISTIAN DIOR, LA SOIREE ...




















