PALAIS LONGCHAMP à MARSEILLE
C'était le 6 décembre 2006 ... Nous étions passées par l'arrière avec soeurette , ce qui était beaucoup plus amusant car je l'ai découvert petit à petit !
Historique du palais Longchamp
La ville de Marseille, pour remédier au manque d'eau qui se manifestait de plus en plus avec le développement de l'agglomération durant les deux siècles précédents, construit au XIXe siècle le canal de Marseille, pour dériver les eaux de la Durance. La loi du 4 juillet 1838 accorde à la ville une autorisation de dérivation de 5,75 m3/s.
Dès 1839, alors que les travaux du canal commencent à peine avec le percement de la galerie des Taillades, la municipalité envisage de construire à Marseille, sur le plateau Longchamp, un château d'eau pour célébrer l'arrivée des eaux de la Durance à l'achèvement du canal[1]. Le 15 novembre 1839 le duc d'Orléans à son retour d'Afrique pose la première pierre de l’ouvrage. Conscient de l'ampleur de la tâche, il dit dans son discours : « Poser la première pierre n'est pas malaisé ; c'est la dernière qui est difficile » [2].
Entre la
décision de la construction du château d'eau et le commencement
effectif des travaux, il s'écoula trente ans au cours desquels
plusieurs projets furent présentés. Cette lenteur s'explique par la
difficulté à mettre au point un programme de travaux qui recueille
l'approbation du conseil municipal mais aussi et surtout par le coût
élevé des dépenses à prévoir. Wikipédia.
En chemin, ce beau chien assoiffé !

Un hommage au felibré Valère Bernard
"Valère Bernard (10 février 1860 - 6 octobre 1936, en langue d'oc Valèri Bernard) est un peintre de la Provence et écrivain occitan[1], dont la famille était originaire d'Avignon. Il est né et mort à Marseille. Il a laissé une œuvre graphique importante[2],[3]et ses ouvrages ont continué à être édités après sa mort.
Né à Marseille le 10 février 1860, il entra à l'âge de 15 ans aux Beaux-Arts pour suivre les cours de Joanny Rave[1](1827-1887). Puis, il fut reçu aux Beaux-Arts de Paris où il eut comme maîtres Alexandre Cabanel et Puvis de Chavannes[4].
En 1896, sa rencontre avec Félicien Rops influença à la fois sa gravure et ses thèmes, puis il se lia d'amitié avec Alfons Mucha qui lui fit découvrir l'affiche lithographique[4]. De retour à Marseille, lors de ses premières expositions, la critique salua son talent tant dans ces eaux-fortes que dans sa peinture.
Entré en contact avec les félibres, il composa alors ses premiers poèmes en dialecte marseillais puis entama une œuvre romancée où il montra toute sa sensibilité et sa compassion pour les humbles et les marginaux[4]. Élu majoral du Félibrige en 1894, il devient ensuite Capoulié (chef) en 1909. Il laisse cette fonction en 1919. Il se révéla partisan d'une renaissance de la langue occitane dans toutes ses variétés linguistiques[4]. Pour ce faire, il écrivit alors, dans une langue qu'il élabora pour unifier les parlers d'oc et le catalan, la Légende d'Esclarmonde, puis Lugar, conte magic qui fut édité quelques mois avant sa mort à Marseille le 8 octobre 1936. (4)Dictionnaire de la Provence, op. cit., p.119.WIKIPEDIA.


L'Arc de triomphe

Détail de l'une des deux tours l'encadrant
"L'arc de triomphe ouvert sur toutes ses faces, présente un somptueux entablement surmonté d’un dôme coiffé d’une corbeille de fleurs soutenue par quatre balustres qui supportent des oiseaux aux ailes déployées. La face antérieure de ce dôme est ornée d’une trirème d'où se détachent les armes de la ville encadrées par deux sirènes. L'ensemble a été sculpté par Eugène-Louis Lequesne.
Sur la frise du château est représentée une scène classique dite « scène des tritons » avec au centre une Vénus lascive. Cette frise est l'œuvre de Jules Cavelier.
Devant les piliers de cet arc de triomphe se trouvent deux colonnes, d'ordre composite, encadrant la fontaine. Leurs cannelures sont voilées à leur base par des filets dans lesquels des poissons sont pris ; leur chapiteau supporte un canéphore sculpté par Lequesne, ployant le genou et portant une corbeille débordant de fruits et de fleurs, allégories de la fertilité apportée par la Durance.
De chaque coté de la cascade, une rotonde à bossage décorée d'une énorme coquille marine qu'enlacent deux couples de dauphins, supporte un triton, sculpté par Lequesne, soufflant dans une conque et regardant vers la Durance.
Sur les faces externes de l'arc de triomphe figurent, gravés dans des cartouches, les noms des affluents de la Durance :
Côté fontaine
Sous la coupole
Le nymphée ou grotte et ses cariatides
"Sur les faces externes de l'arc de triomphe figurent, gravés dans des cartouches, les noms des affluents de la Durance :
À l'intérieur de l'arc de triomphe on trouve un nymphée, grotte artificielle, avec un bassin semi-circulaire et deux colonnes représentées avec des cariatides prises dans des pétrifications et supportant des plaques de marbre sur lesquelles sont gravées les inscriptions suivantes :
à gauche : « Sous le règne de Louis Philippe Ier, la ville de Marseille a construit l’aqueduc qui amène les eaux de la Durance dans son territoire désolé jusqu'alors par la sécheresse. Le conseil municipal posait la première pierre le 15 novembre 1839, de Lacoste, conseiller d'État, préfet du département, Maximin-Dominique Consolat, maire. Montricher, ingénieur des Ponts et Chaussées, auteur du projet et directeur des travaux. ».
à droite : « sous le règne de Napoléon III, la ville de Marseille a édifié le château d'eau, le musée des Beaux-Arts et le Muséum d'histoire naturelle réunis sous le nom de palais Longchamp. Le conseil municipal approuvait le projet le 7 avril 1862, Maupas sénateur chargé de l'administration du département, Balthazar Rouvière, maire. Le palais est inauguré le 15 août 1869 Levert, préfet du département, Théodore Bernex, maire. Henri Espérandieu, architecte, auteur du projet et directeur des travaux. »
De part
et d’autre du nymphée, deux niches abritent les bustes de
Montricher et Consolat, sculptés respectivement par André-Joseph
Allar et Poitevin." Wikipédia.



Devant les piliers de cet arc de triomphe se trouvent deux colonnes, d'ordre composite, encadrant la fontaine. Leurs cannelures sont voilées à leur base par des filets dans lesquels des poissons sont pris ; leur chapiteau supporte un canéphore sculpté par Lequesne, ployant le genou et portant une corbeille débordant de fruits et de fleurs, allégories de la fertilité apportée par la Durance.



- De chaque côté de la cascade, une rotonde à bossage décorée d'une énorme coquille marine qu'enlacent deux couples de dauphins, supporte un triton (sculpté par Lequesne) qui souffle dans une conque et regarde vers la Durance.

LA COLONNADE
"À
partir des arcs latéraux, une colonnade semi-circulaire rejoint les
deuxièmes niveaux du musée des Beaux-Arts au nord et du Muséum
d’histoire naturelle au sud qui sont ainsi reliés sans solution de
continuité en passant sous l'arc de triomphe. Chaque colonnade est
constituée de huit colonnes sur la partie antérieure et onze sur la
partie postérieure. Les colonnes sont placées de telle façon
qu'elles ne se masquent pas l'une l'autre. Au sommet de cette
colonnade court une balustrade avec des boules d’amortissement
placées à la verticale de chaque colonne. Sur la frise de cette
colonnade sont gravés les douze signes du zodiaque, six de chaque
coté, sculptés par Gilbert." Wikipédia.


LA FONTAINE
"Le groupe central est, avec ses dix mètres de hauteur, une œuvre imposante de Jules Cavelier. Réalisé en pierre de Calissanne, il représente un char émergeant du château d'eau, tiré par quatre taureaux de Camargue semblant se diriger vers la ville. Sur ce char sont représentés trois personnages allégoriques féminins. La figure de la Durance, fièrement campée au centre, est drapée dans un péplum antique : torse nu, les hanches robustes, s'appuyant sur une rame, le pied posé sur une amphore renversée, tout révèle en elle la fécondité qu'elle apporte à la terre irriguée. D'une taille plus petite, les deux autres personnes situées de part et d’autre de la Durance qu'elles regardent avec reconnaissance, représentent le blé et la vigne ; elles peuvent être assimilées aux divinités Cérès et Pomone. Chacune de ces deux allégories est accompagnée d'un enfant joufflu placé en arrière, jouant l'un avec des gerbes de céréales, l'autre avec des grappes de raisin." Wikipédia.









L'eau qui se déverse aux pieds de ce groupe
rebondit sur le dos des quatre taureaux à l'encolure puissante, les
pattes levées. Elle s'écoule ensuite en cascade jusque dans un
premier bassin ...
... puis dans un second bassin orné de petites fontaines en bronzes.


Lion terrassant un mouflon et tigre avec une biche
Devant l'entrée principales : les piédestaux sur lesquels sont dressés des statues sculptées par Antoine-Louis Barye figurant un fauve dévorant sa proie :
lion terrassant un mouflon et tigre avec une biche,
lion tuant un sanglier et tigre avec une gazelle. (NON PHOTOGRAPHIE). WIKIPEDIA.
Références WIKIPEDIA
- ↑ Augustin Fabre, Les rues de Marseille, édition Camoin, Marseille, 1869, 5 volumes, tome 5 p. 211
- ↑ Augustin Fabre, Les rues de Marseille, édition Camoin, Marseille, 1869, 5 volumes, tome 5 p. 213
- ↑ Paul Masson (sous la direction de), Encyclopédie départementale des Bouches-du-Rhône, Archives départementales des Bouches-du-Rhône, Marseille, 17 volumes parus de 1913 à 1937, tome VI p. 692
- ↑ Marie-Paule Vial, Le palais Longchamp, Images en manœuvres éditions, 1991, (ISBN 2-908445-05-3), p. 30
- ↑ Denise Jasmin, Henri Espérandieu, la truelle et la lyre, Actes Sud-Maupetit, Arles Marseille, 2003, (ISBN 2-7427-4411-8), p.203-204
- ↑ Ouvrage collectif, Mémoire d’encre, archives municipales, 1992, p. 64, (ISBN 2-902904-26-6)
- ↑ Site du collectif pour la sauvegarde du parc Longchamp [1] [archive]






















