SAVOIE D'AUTREFOIS - SAVOIE D'AUJOURD'HUI !
Les 150 ans de l'annexion de la Savoie expliqués avant-hier dans l'émission "DES RACINES ET DES AILES" m'ont donné envie d'en faire un article et de vous montrer les photos oubliées de notre séjour savoyard d'octobre 2009 ...
Je n'ai nulle envie de polémiquer mais souhaite seulement en savoir plus, tout comme vous, et cela grâce à des recherches documentaires, sur cette fameuse période où la Savoie s'appelait le DUCHE DE SAVOIE.
Mais qu'est ce donc que l'ANNEXION DE LA SAVOIE ???
"L'Annexion de la Savoie
est le nom générique donné à la réunion, selon
l’expression utilisée dans le traité, de l’ensemble de la
Savoie (futurs
départements de la Savoie
et de la Haute-Savoie),
correspondant
au duché
homonyme, et du comté
de Nice, alors partie intégrante du royaume
de Sardaigne, à la France
en 1860. Bien que le pays fut occupé voire annexé à plusieurs
reprises (par les Français : 1556-1559 ;
1600-1601 ;
1689 puis 1703-1713 ;
par les Espagnols 1742-1749 ;
à nouveau par la France durant la Révolution
de 1792 à 1814),
l’expression renvoie à la clause de « réunion » prévu
par l'Article premier
du TRAITE DE TURIN DU 24 MARS 1860 (*).
Croquis de M. Moulin, paru dans Le Monde Illustré, journal
hebdomadaire, n°155, 31 mars 1860. Commentaire :
« Réception de M. Greyfié
de Bellecombe et de la députation savoisienne par Leurs Majestés
Impériales (Napoléon III), dans le salon Louis XIV, aux Tuileries, mercredi 21
mars 1860 »
Si le mot « Annexion » est le terme retenu lors des débats de 1860, préféré à celui de « cession », c'est celui de « réunion » qui apparait dans le texte du traité de 1860. En effet, celui-ci donne l'impression que les populations consentent aux décisions des princes. Cette acceptation est d'ailleurs mise en avant avec les résultats du plébiscite d'avril 1860. Ce terme est d'ailleurs repris lors du cinquantenaire de 1910 (voir infra). Cependant, lors des commémorations du centenaire de 1960, les documents officiels utiliseront plutôt celui de « rattachement », que l'on retrouve encore lors des célébrations du cent-cinquantenaire[2]. Toutefois, les historiens savoyards, comme Jacques Lovie ou Paul Guichonnet, lui préfèrent le terme « annexion » correspondant plus à la réalité juridique.
Les principales villes de Savoie possèdent une rue de l'Annexion. Toutefois, l'expression est beaucoup plus présente dans le nord de la Savoie que dans le sud, où Chambéry, ex-capitale du duché, l'a faite remplacer en l'avenue du Général de Gaulle." WIKIPEDIA
(*)Le traité de Turin du 24 mars 1860 officialise l'acte par lequel le Duché de Savoie et le Comté de Nice sont réunis ou annexés à la France.
Le 24 mars 1860, le traité de Turin est signé. Le duché de Savoie se trouve désormais réuni selon l'article 1 du traité (appelée « Annexion » ou depuis les années 1960 « Rattachement ») à la France, mais sous certaines conditions et sous réserve de l'adhésion des populations (exigences des chancelleries helvétique et britannique). Les troupes sardes quittent le duché de Savoie durant le mois de mars.
Le 1er avril, le roi Victor-Emmanuel II délie ses sujets savoisiens de leur serment de fidélité (renonciation royale). On décide d'une date pour le plébiscite, le 22 avril. Afin d'éviter les tensions dans les territoires septentrionaux du duché de Savoie (partisans d'un rattachement à la Suisse), il est décidé d'éditer un bulletin spécial « OUI ET ZONE » qui correspond à la ratification du traité de Turin, accompagné de la création d'une Grande Zone franche au Nord d'une ligne Saint-Genix-sur-Guiers, Le Châtelard, Faverges, Les Contamines-Montjoie. Ce vote est organisé par Napoléon III sur le modèle de suffrage français (hommes ayant atteint la majorité) ; en outre aucune autre option n'est proposée lors de ce plébiscite au peuple savoisien.
Petite chronologie des événements
Chronologie établie à partir de l'article de Jacques Lovie dans la Revue de Savoie, citée en annexes, ainsi que la chronologie de Sabaudia.org :
21 juillet 1858 : Entrevue secrète de Plombières entre Napoléon III et Camille Benso, comte de Cavour, Président du Conseil du Royaume de Piémont-Sardaigne durant laquelle se décide l'aide française au royaume dans sa lutte contre l'Empire autrichien, en échange des territoires savoisiens et niçois. Un traité secret sera signé le 26 janvier 1859.
7 juillet 1859 : Signature de l'armistice de Villafranca, à la suite de laquelle Napoléon III renonce au duché de Savoie et Cavour abandonne le pouvoir.
25 juillet 1859 : Trente personnalités savoisiennes, menées par Gaspard Dénarié, posent une adresse au roi Victor-Emmanuel II lui demandant d'aviser « aux intérêts de la Savoie d'une manière conforme à ses voeux. »
28 juillet 1859 : Douze députés savoisiens demandent au gouvernement de se préoccuper du sort matériel de la province savoisienne.
3 août 1859 : Le Courrier des Alpes, hostile à la France, est suspendu pour avoir réclamé pour le duché de Savoie les mêmes droits de vote de nationalité que les populations de l'Italie centrale (reprise des parutions le 1er décembre)
Fin décembre/janvier 1860 : envois d'émissaires secrets français pour tâter l'opinion locale.
16 janvier 1860 : Retour de Cavour au pouvoir.
Février/Mars : Positionnements en Chablais et Faucigny pour un rattachement à la Suisse. Réaction des conservateurs pour le maintien de l'unité savoisienne.
26 février 1860 : Le gouvernement français repousse l'idée d'un duché de Savoie indépendant.
1er mars 1860 : Napoléon III annonce au Corps législatif son intention de « réclamer les versants français des montagnes ».
8 mars 1860 : Vœu des conseils divisionnaires réunis à Chambéry en faveur du maintien de l'unité savoisienne.
12 mars 1860 : Signature à Turin
de la convention préliminaire secrète reconnaissant la cession du duché de Savoie et de Nice à la France. On retient le principe de consultation des populations. 21 mars 1860 : Une délégation de 41 savoisiens est reçue solennellement aux Tuileries par l'Empereur (Voir Annexion de la Savoie).
24 mars 1860 : Signature et publication du traité d'Annexion, dit Traité de Turin.
avril 1860 : Des émissaires français parcourent le Chablais et le Faucigny. Début de la mission du sénateur Armand-François-Rupert Laity (4 au 28 avril) en vue de la préparation du plébiscite.
22-23 avril 1860 : Plébiscite.
29 avril 1860 : Proclamation des résultats officiels du plébiscite par la Cour d'Appel de Savoie (Chambéry). À la question « La Savoie veut-elle être réunie à la France? ». 130 533 voix sur 130 839 exprimés (135 449 inscrits) ont répondu « oui ».WIKIPEDIA.
J'ai voulu ensuite savoir à quoi correspondait cette MAISON DE SAVOIE et quels pays occupaient cette partie de la France jusqu'en 1860 .....:
"L'origine de la Maison de Savoie remonte en 1032 lorsque la Savoie est intégrée avec le second royaume de Bourgogne, au Saint Empire Romain-Germanique. Loin de l'empereur allemand, les seigneuries se créent au hasard des guerres, des mariages et des donations. La Maison de Savoie est une dynastie européenne ayant porté les titres de comte de Savoie (1033), puis de duc de Savoie (1416), prince de Piémont, roi de Sicile (1713), roi de Sardaigne (1716) et roi d'Italie (1861).
La numérotation des chefs successifs de cette maison ne tient pas compte des changements de titre. La seule exception viendra des rois Humbert Ier d'Italie et Humbert II d'Italie qui n'ont pas repris à leur compte la succession purement savoyarde, d'où l'absence d'Humbert IV et V.
Les États de la maison de Savoie
L'Italie du Nord et les territoires alpins étaient une mosaïque de royaumes, de principautés, de duchés, de marquisats, de comtés, de protectorats, et ont été le théâtre incessant de luttes d'influence et de conflits entre l'Espagne, la Provence puis la France, les États de Savoie, l'Autriche, l'Angleterre, le Pape et l'Empereur germanique.
La Maison de Savoie a subi tous les aléas de l'histoire, qui se sont traduits par des fluctuations importantes de ses domaines au cours des siècles. Les territoires suivants ont appartenu à la famille de Savoie, à une époque ou à une autre : Beaufort, Beauges, Bugey, Bresse, Chablais, Faucigny, Gênes, Genevois (mais pas Genève), Maurienne, Pays de Gex, Pays Niçois, Oneille, Piémont, Sardaigne, Savoie Propre et avant-pays, Tarentaise, Vallée d'Aoste, Valais (en partie), Vaudois... WIKIPEDIA
QUELQUES CARTES POUR NOUS SITUER DANS LE TEMPS =
UN CLIC POUR VOIR LES LEGENDES QUI N'APPARAISSENT PAS SUR L'ECRAN ! (?)

XVème siècle

XVIIème siècle

Les départements actuels de la Savoie et de la Haute-Savoie en France correspondent :
en 1416, lors de l'érection du duché de Savoie, aux bailliages de Chablais, Faucigny, Genevois et Savoie (avec la Tarentaise et la Maurienne) ;
de 1718 à 1792, dans le royaume sarde, au duché de Savoie avec les intendances de Chablais, Faucigny, Carouge (1780), Genevois, Savoie propre, Tarentaise et Maurienne ;
de 1818 à 1860, au sein du royaume de Piémont-Sardaigne, au duché de Savoie avec les provinces de Chablais, Faucigny, Carouge (jusqu'en 1837), Genevois, Haute-Savoie, Savoie propre, Tarentaise et Maurienne.
Il ne me reste plus qu'à "situer" l'instigateur de cette reconquête qui n'est autre que =
"Charles Louis Napoléon Bonaparte, dit Louis-Napoléon Bonaparte (20 avril 1808 - 9 janvier 1873), est le premier président de la République française, élu le 10 décembre 1848 avec 74 % des voix au suffrage universel masculin, ainsi que le troisième empereur des Français (1852-1870) sous le nom de Napoléon III à partir du 2 décembre 1852. Il est donc à la fois le premier président de la République française et le dernier monarque français.
Issu de la maison Bonaparte, prince français à sa naissance et prince de Hollande, il est le neveu de Napoléon Ier, il est le troisième fils de Louis Bonaparte, roi de Hollande, et de Hortense de Beauharnais, fille de l'impératrice Joséphine. Il devient l'aîné de la famille impériale après les morts successives de son frère aîné en 1831 et du duc de Reichstadt (Napoléon II, roi de Rome) en 1832." WIKIPEDIA.
Il y aurait trop à raconter sur cet homme illustre pour en dire plus mais si cela vous chante voici le lien qui vous donnera son parcours.
Mais qu'en pensaient les savoyards ? J'ai trouvé un article particulièrement bien "pensé" ICI =
"Les choses se sont produites principalement entre dirigeants, et la clause consistant à vérifier que la population était d’accord n’était pas une consultation désintéressée : dans les faits, elle conduisait non à un possible refus des Savoyards, au fond, mais à des négociations : Napoléon III était invité et même incité à offrir des cadeaux, en quelque sorte, aux Savoyards, pour que ceux-ci acceptent le changement de leur statut. Le roi de Sardaigne laissait simplement la possibilité aux Savoyards de négocier des avantages particuliers auprès de Napoléon III - ou un statut spécifique, ou au moins la garantie de leurs droits. Et c’est bien ainsi que Napoléon III s’est engagé à construire des infrastructures, à protéger l’Église catholique et à instaurer et respecter une zone franche à la frontière suisse.
Or, l’impression de certains, on le sait, est qu’au moins la IIIe République n’a pas tenu à respecter tous les engagements que Napoléon III avait été contraint de prendre. Ici, le sentiment peut aussi être une forme de solution de continuité de l’État. Et alors, les belles images qu’on peut projeter de l’unité de la nation française et de l’indivisibilité de la République apparaissent aussi comme une manière d’inviter la population à accepter les décisions des dirigeants. Et paradoxalement, l’unité nationale réelle tend alors à perdre, je crois, de son feu propre, de son âme vivante et spontanée. Ce problème vient peut-être de ce qu’on veut trop unir : lorsqu’on force des objets à se mêler trop intimement, des polarités naturellement opposées se font jour et tendent à détériorer ces objets. L’État doit rester souple, et ne pas chercher à imposer l’idéal, un idéal théorique. Si la Savoie a ses teintes spécifiques, il est vain de vouloir les lui retirer : on peut seulement attendre qu’elle intègre aussi en son sein les teintes spécifiques à la France séculaire. En tout cas, c’est mon avis.
Je pense du reste que c’est réellement un plus, un vrai apport, que l’accès à la culture française facilité en Savoie : je n’approuve pas le roi de Sardaigne d’avoir tendu à fermer culturellement les frontières - d’avoir interdit l’importation de livres venus de France ! Mais je n’approuve pas non plus la tendance à réprimer l’amour de la culture propre à la Savoie, qui peut ou a pu exister. Je suis favorable à une liberté totale, sur le plan culturel, et j’avoue qu’elle me semble même préférable, en soi, aux questions d’unité, car je crois que la seule vraie unité est celle qui s’accompagne de liberté : l’unité forcée qui conduit à l’uniformité est stérile, sur le plan humain. Elle ne crée qu’une illusion d’unité."
A présent, voici les fortifications de la barrière de l'Essaillon qui ont joué un grand rôle dans ces "batailles frontalières" !!!
"En 1815, le congrès de Vienne condamne la France à restituer la Savoie au Roi de Piémont-Sardaigne, allié de l'Autriche. Victor-Emmanuel Ier utilise en partie la confortable indemnité de guerre versée par les Français pour fortifier la barrière des Alpes, et interdire ainsi le passage de l'armée française vers l'Italie.
Le verrou glaciaire permettant l'accès au Piémont n'étant plus défendu depuis la destruction en 1796 par Napoléon de la forteresse de Brunetta de Susa, le choix est fait de renforcer la protection des voies entre la France et l'Italie au niveau du site de l'Esseillon.
Dominant la vallée
de l'Arc sur deux kilomètres en amont de Modane, le contrefort
rocheux de l'Esseillon est une muraille naturelle d'une centaine de
mètres de hauteur qui barre l'accès à la vallée de la
Haute-Maurienne et au col du Mont-Cenis, entre la Savoie et Turin.

Fort Victor-Emmanuel et une petite partie de la barrière de l'Esseillon .....
Dès 1817, des
terrassements sont effectués afin de mettre à nu la roche destinée
à accueillir les futurs ouvrages. Au cours du site grandiose des
montagnes de la Haute-Maurienne, ce gigantesque chantier
d'édification d'une véritable cité militaire est confié à un
jeune capitaine piémontais, Olivero. Formé au système de défense
autrichien, il met en pratique les théories du marquis de
Montalembert, Général d'artillerie français du XVIIIème siècle :
les forts sont conçus de manière à barrer la route à l'ennemi
suivant une ligne de défense perpendiculaire à sa progression.
Cinq ouvrages sont ainsi élevés, l'évasement de la vallée
mettant l'ensemble hors de portée de l'artillerie ennemie qui
viendrait à s'installer sur les sommets alentours.
Baptisés de prénoms des membres de la famille royale de la Maison de Savoie, ces forts aux murs épais se flanquent réciproquement par des tirs croisés. Ils composent un ensemble architectural majestueux qui remplit efficacement jusqu'en 1860 son rôle dissuasif sur le chemin du Mont-Cenis, porte de l'Italie."

ARTICLE CI-DESSOUS TROUVE ICI =
Hier Sardes, aujourd'hui Français
Construits au début du XIXème siècle par le royaume de Piémont-Sardaigne pour se défendre des invasions françaises, les forts de l’Esseillon sont classés monuments historiques. La construction des forts, commencée en 1820 sous le règne de Charles-Félix, grâce à l’indemnité de guerre perçue en 1815, fut achevée en 1833.
L’ensemble comprend cinq forts portant les prénoms de la famille royale de Piémont-Sardaigne qui régna sur la Savoie de 1811 à 1860 : Victor-Emmanuel, Charles-Félix, Marie-Christine, Charles-Albert et une redoute : Marie-Thérèse.
VICTOR-EMMANUEL 1er
Né à Turin (1759-1824), fut le roi de
Sardaigne
de 1802 à 1821. Fort "principal" de la barrière,
Victor-Emmanuel est conçu pour accueillir une garnison de
1500 hommes. Organisé comme un véritable lieu de vie, il
héberge notamment une chapelle, un hôpital, un pénitencier.
Classé Monument Historique, Grand Site du Département et Site
d'intérêt régional, cet édifice fait désormais l'objet d'un
important programme de restauration. Le recouvrement des toitures en
lauzes lui a permis de retrouver son allure d'autrefois.

Au-dessus d'Avrieux

Sous tous les angles et au plus loin ... DUR, DUR en raison de sa taille !!!

De face, il paraît moins imposant ...
UN CLIC POUR VOUS SITUER.
... OUI MAIS =

... IL EST VRAIMENT AU BORD DU GOUFFRE ET PRATIQUEMENT INFRANCHISSABLE DE CE CÔTE !!!! Le PONT DU DIABLE était à nos pieds... L'Homme l'aurait bien franchi mais ... l'accès était cadenassé ... OUF !
http://www.savoie-maurienne.com/sites/s_via/aussois.htm

Tout en bas, l'Arc.


CHARLES-FELIX
Né
à Turin en 1765, fut roi de Sardaigne de 1821 à 1831. Il est le
frère et le successeur de Victor-Emmanuel. Le fort
est mis en service en 1827, il a la forme d’une
étoile, il est beaucoup plus petit (garnison de 150 hommes), mais
possède des murailles énormes. Egalement appelé localement "le
fort démoli", Charles-Félix a été détruit sur ordre
de Napoléon III, à l'heure du rattachement de la Savoie à la
France en 1860. La fréquentation de l'édifice est
déconseillée car dangereuse.
Romantique, le fort reste
cependant admirable depuis la route.


MARIE-THERESE
La Redoute Marie-Thérèse (épouse de Victor-Emmanuel) en forme de fer à cheval, avait pour mission d'interdire le passage sur la route royale du Mont-Cenis. Achevée en 1825, bloquant la route vers l'Italie, elle contenait une vingtaine de casemates à canons, derrière un fossé fortement défendu. Isolée, elle n'était reliée à l'ensemble de l'Esseillon que par un câble suspendu au dessus du ravin, par lequel transitaient les marchandises. Plus tard, les hommes emprunteront la passerelle du pont du diable pour franchir l'Arc. Du haut de ses 100m, la passerelle du Pont du Diable offre une vue imprenable sur les gorges de l'Arc. Cette liaison est également un des points de départ de la célèbre Via Ferrata du Diable. Entièrement restauré depuis juillet 2007, le fort abrite le "Centre d'interprétation du Patrimoine fortifié", des expositions, organise des visites apéritives ou nocturnes, etc...
La Redoute fait face au fort Victor-Emmanuel. Seule la barrière de l'Esseillon et l'Arc les sépare !


FAISONS LE TOUR :





MARIE-CHRISTINE
Entièrement restauré, ce fort à la cour hexagonale portant le nom de l'épouse de Charles-Félix, s'est désormais imposé comme un site gastronomique incontournable (gîte d'étape, restaurant). Il est également la cinquième porte du Parc National de la Vanoise. Lieu de visite, le fort Marie-Christine accueille ponctuellement des animations.
Les rôles des forts, comme beaucoup d’ouvrages fortifiés, n’ont eu à soutenir aucun siège et n’ont eu sans doute qu’un faible rôle dissuasif. Le plus grand bâtiment pouvait abriter beaucoup d’hommes mais le climat rude rendait le service en cet endroit très pénible, aussi les Sardes n’y ont-ils établi que des régiments disciplinaires, pendant trente et un ans.
En 1860, lorsque la Savoie est redevenue française, Cavour, alors ministre de Victor-Emmanuel II, a voulu conserver la Haute- Maurienne jusqu’au site de l’Esseillon compris. Napoléon III a refusé et demandé le respect de l’ancienne frontière Savoie-Piémont, comprenant le plateau du Mont-Cenis. Finalement la frontière a été fixée à la ligne de partage des eaux et au Col du Mont-Cenis. Pour rassurer les Italiens, la France s’est engagée à démolir les forts et on a commencé à démanteler le bâtiment Charles-Félix. Mais après le départ des compagnies piémontaises, les travaux de destruction ont cessés. L’armée du Second Empire a envisagé, sans rien effectuer, de reconvertir les forts mais le tunnel du Fréjus, en 1871, a court-circuité le trafic transalpin.
D’autre part, la stratégie française a abandonné, pour cinquante ans, la fortification des frontières pour lui préférer un système de forts, étagés en basse et moyenne vallée, tenant compte des armements nouveaux à longue portée et à obus explosibles. Aussi, plutôt que d’aménager l’Esseillon, on a préféré le site de Modane (Forts du Replanton et du Sapey construits de 1885 à 1893), bien plus au cœur des passages importants.
De 1870 à nos jours, se sont succédés dans les forts encore en bon état (surtout Victor-Emmanuel) des éléments de réserve, des résistants prisonniers allemands et des détenus politiques. Après la libération de 1944, les forts ont été désaffectés et se sont dégradés petit à petit. Heureusement, en 1970, se constitue une Association, « Les Amis des Forts de l’Esseillon » , affiliée à l’association
« R.E.M.P.A.R.T », qui s’occupe des chantiers de restauration. Le fort Marie-Christine a été le premier rénové. La restauration des autres forts continue.
J'espère n'avoir pas été trop ... "confuse" dans mes explications mais surtout que ce post vous aura renseigné sur cette Savoie du passé ramenée au présent !
BONNE FIN DE SEMAINE !






















