FONTAINE-DE-VAUCLUSE
Nous avons quitté Isle-Sur-La Sorgue pour Fontaine-de-Vaucluse et y étions à 17 h passés ... mais le soleil brillait et nous avons attaqué la montée émerveillés par la vue alentours (noyés dans la foule ...).







La Fontaine de Vaucluse, situé au pied d’une falaise abrupte de 230 mètres, est la plus grosse source de France ici appelée fontaine .
Elle est aussi classée cinquième au rang mondial avec un débit d'eau annuel oscillant entre 630 et 700 millions de m³. Cette résurgence sert de référence, en hydrogéologie, pour la caractérisation d'un type appelé « source vauclusienne ».
Située sur la commune de Fontaine-de-Vaucluse près d'Avignon, dans le département de Vaucluse. Vaucluse était autrefois le nom du village et a donné son nom au département. Cette homonymie engendrant de nombreux problèmes, la commune fut rebaptisée Fontaine-de-Vaucluse. Son nom médiéval Vallis Clausa (« vallée close » en latin), en raison de sa position topographique, est à l'origine du toponyme Vaucluse.
Au-dessus de la fontaine se trouve une falaise de calcaire de 500 à 800 mètres d'épaisseur, parcouru par d'innombrables cassures et failles. Celui-ci joue le rôle d'un réservoir, un aquifère karstique, l'eau y circulant en suivant les discontinuités jusqu'à rencontrer une barrière de calcaire et d'argile.
La source est l'unique point de sortie d'un bassin souterrain de 1 100 km² récupérant les eaux du mont Ventoux, des monts de Vaucluse, du plateau d'Albion et de la montagne de Lure. Elle alimente la Sorgue.
L'eau de cette résurgence contenant un taux moyen de 200 mg/litre de carbonate de calcium et ayant un débit annuel d'environ 700 millions de m³, ce réservoir d'alimentation perd chaque année 50 000 m³ de calcaire. Ce phénomène de karstfication rapporté à la surface de l'impluvium représente un volume annuel de 45 m³/km² qui disparait dissous dans l'eau.
Ce chiffre devient plus parlant quand les calculs démontrent que dans 3,5 millions d'années, en toute logique, les monts de Vaucluse, le plateau d'Albion et la montagne de Lure, d'une épaisseur de 1 500 m, devraient avoir totalement disparus.
Histoire
… A partir de 1339, Vaucluse fut le séjour privilégié de Pétrarque , C’est là que l’éternel amoureux de Laure vint régulièrement écouter « la voix enrouée des eaux ». Le poète explique que ce fut son séjour de prédilection :
« La très illustre source de la Sorgue, fameuse par elle-même depuis longtemps, est devenue plus célèbre encore par mon long séjour et par mes chants. »
— Pétrarque, Senil, X, 2........
À
Vaucluse,
son serviteur Raymond Monet lui apprend l’art de pêcher les ombres
et les truites, de cultiver son jardin, de débusquer le gibier. Le
poète quitte Vaucluse au mois de mars 1253,
laissant sa maison aux fils de son serviteur, qui vient de décéder,
avec mission d’offrir l’hospitalité à ses amis venant en ce
lieu...
... Le site fut durant l'Antiquité un lieu d'offrandes rituelles. On a ainsi retrouvé 1 600 pièces antiques du Ier siècle av. J.-C. jusqu'au début du Ve siècle. Au cours de deux campagnes de fouilles, les spéléologues de la SSFV, sous la direction du Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (DRASSM), ont remonté ce trésor monétaire à la surface. On suppose que les débordements imprévisibles de la fontaine ont été perçus comme une manifestation divine. Ces offrandes à une divinité topique ont pu être aussi des gestes votifs.
Exploration
La première plongée en scaphandre lourd a lieu en 1879, Nello Ottonelli s'aventura à 23 mètres. Il fallut ensuite attendre l'arrivée du scaphandre autonome en 1946 et Jacques-Yves Cousteau pour atteindre 46 mètres, puis 74 mètres neuf ans plus tard. C'est la limite des plongées à l'air. En 1981, Claude Touloumdjian atteignit 153 mètres avec un mélange oxygène-hélium. Enfin, en 1983, Jochen Hasenmayer parvint à 205 mètres. Pour descendre encore plus bas et toucher le fond il fallut utiliser des robots.
En 1985, la mission Modexa 350 lève le mystère sur la profondeur du système: en effet, le robot se pose par -305 mètres, et en 1989 un autre robot le Spélénaute (SSFV) atteint le point le plus bas du siphon à 308 m de profondeur. WIKIPEDIA
ATTAQUONS LA MONTEE :

Toutes ces cavernes dans la montagne
m'ont beaucoup intriguée.




C'était beau, majestueux,vert et reposant +++++



Le ciel ensoleillé dans la Sorgue !

Nous avons eu de la chance : le débit de la source était presque à son maximum ! Cet arbre le supporte fort bien ...


THE SOURCE et le gouffre presque
totalement immergé ! J'ai cherché des yeux quelques pièces d'or mais
sans succès ... lol ! (Lire dans paragraphe "Histoire" de l'article
Wikipédia).


L'eau est d'une limpidité ABSOLUE !
REDESCENDONS :

Avez-vous remarqué ? Au retour d'une balade par le même chemin, on voit les choses autrement .....



La roche calcaire ... (voir l'article
WIKIPEDIA)

Pour en savoir plus sur ce MOULIN A PAPIER, allez ICI

écrivait
le poète René Char.
"Lorsque la technique du moulin à papier passa d'Italie en France, que fallait-il pour que cette industrie devienne florissante ? Essentiellement de l'eau, abondante et pure. La Sorgue, rivière chantée par Pétrarque, était un site idéal pour que se développe la fabrication de ce formidable support de communication :
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Le premier moulin à papier de Provence fut implanté à Carpentras en 1374, mais c'est Fontaine de Vaucluse qui, au cours des siècles suivants, devint le plus important lieu de production de papier. L'installation des papes en Avignon, dès le début du XIVe siècle, n'est sans doute pas étrangère à l'essor de cette production dans la région.
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Le développement a été croissant jusqu’au XVIIIe sicle : on comptait à cette époque 11 moulins à papier faisant travailler 500 personnes dans le Vaucluse. Sur ces 11 sites, 4 étaient établis à Fontaine-de-Vaucluse. La première implantation sur les bords de la Sorgue fut celle du moulin du Martinet en 1522. Transformé en usine de production de soie au XVIme sicle, de fabrication de tapis de laine au XIXme, il retrouva son rôle de site à papier vers 1920 suite à son acquisition par Valdor-Prioux. Comme la plupart des installations de production papetière dans la région, le moulin de Martinet cessa de fonctionner en 1968.
Lorsque la technique du moulin à papier passa d'Italie en France, que fallait-il pour que cette industrie devint florissante ? Essentiellement de l'eau, abondante et pure.
LA ROUE
Pour faire fonctionner un moulin à papier, il faut évidement de l'eau. Un jésuite auvergnat du XVIIe sicle, le pre Imberdis écrivait : " Choisissez une région au climat doux et tempéré, car l'eau du ruisseau ne doit pas geler l'hiver ni se tarir l'été ", ce qui rendrait le travail impossible. A propos de la qualité de l'eau il ajoutait : " Je tiens pour la meilleure celle dont le cristal pur et transparent laisse apercevoir le plus petit grain de sable sous sa profondeur. " De ce point de vue, la Sorgue offre évidement toutes les garanties. Voilà pourquoi au XVIIIe siècle on comptait à Fontaine de Vaucluse jusqu'à 4 moulins. L'eau, c'est à la fois l'énergie du moulin, et la chimie du papier. Amenée par le bief, étroit canal fabriqué en bois ou en métal, elle s'écoule " par-dessous » la roue, poussant ses aubes (pales en bois), ce qui la fait tourner dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. La roue du moulin de Vallis Clausa atteint 7 mètres de diamètre pour 2 mètres de large, elle porte 48 pales."



La roue entraîne tous ces engrenages :
... qui font tourner l'arbre à cames actionnant les cinq maillets situés dans la pile de granit :
"C'est une forme de marteau en sapin de 75 kg. Son manche, la queue de maille, prend appui sur un socle, la grippe arrire. Sa base est traversée par un axe qui lui permet de pivoter verticalement. A l'autre bout de ce manche, il y a l'éperon, pice de métal que la came vient frapper. Le marteau se lève alors. Sous le maillet même, qui fait un mètre de long, il y a des clous qui vont broyer le contenu de la pile. Chaque fois que ce marteau retombe, le haut du manche vient glisser sur un autre guide, la grippe avant, qui lui sert de rail pour éviter tout mouvement latéral. A noter : le maillet n'est pas tout à fait perpendiculaire à son manche, ainsi lorsqu'il frappe il imprime à la bouillie de chiffons une rotation qu'on pourrait comparer à celle que fait subir le pâtissier à sa pâte à tarte.
Il y en a 5 à Vallis Clausa. Elles sont forées à la main dans du granit. Dans ces piles, 15 Kg environ de chiffons mêlés à de l'eau vont devenir une pâte, passant d'une auge à l'autre. Pour chaque pile il y a trois maillets qui frappent alternativement, ce qui permet à la pâte d'être brassée. Dans le creux se trouvent deux pièces : l'une, au fond, est en bois (hêtre), c'est la fausse platine; l'autre, posée par-dessus, est en acier, c'est la platine. Cet ensemble va supporter des heures durant le pilonnage du maillet. Dans la pile, la circulation d'eau est continuelle. Une sorte de bonde, le kas, permet l'évacuation des eaux de lavage des chiffons. Le broyage dans la salle des piles à maillets dure de 24 à 36 heures.
UN CLIC !

... !

Quelques procédés pour faire du papier ...



Une bonne vieille machine d'imprimerie !

Percée sur l'eau bleue et bouillonnante ...

La lune se lève, il est temps pour nous de filer voir le village des BORIES avant qu'il ne ferme !!!
J'espère que vous avez autant pris plaisir à lire cet article que j'ai eu à le préparer. A très bientôt !
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SUR LE VAUCLUSE =








