UBUD (BALI)
Et oui, déjà de retour mais pas déçue (nous sommes rentrés vendredi à 14 h). Juste fatiguée par ce beau voyage et un jet lag long à récupérer ... Je vieillis ... hihihi !
Il faisait 39° à Penang et ce matin 19° chez nous ... soit moins de la moitié ... brrrr !
Avant toute chose, et pour que vous compreniez mieux pourquoi j'ai un gros pansement sur la jambe sur plusieurs photos ..., il faut que je vous dise que j'ai fait le grand écart en voulant entrer dans la douche le samedi précédant notre départ et voilà ce qu'il en a résulté =
Un scalp profond sur le tibia ...
L'humidité n'a pas arrangé les choses et je n'ai pu mettre ma plaie à l'air de peur d'attraper des saletés ... d'où une cicatrisation inexistante durant tout le séjour. Il va sans dire que je n'ai pas pu me baigner ... grrrr ! A l'heure où j'écris ce post (trois semaines plus tard), cela est en bonne voie de guérison.
Plus de 4000 photos (3000 de moins que l'an dernier lors de notre voyage en Malaisie ???!!!) et seulement 1/6e choisies pour l'instant pour les trois étapes qui composeront mes messages successifs = UBUD ET ENVIRONS, LOVINA ET ENVIRONS, KUTA.
BALI LE PLUS = les balinais sont des êtres charmants, toujours souriants et de bonne humeur, aimables, respectueux, prévenants, hospitaliers, courageux, résignés, travailleurs mais pas pressés ... Les paysages sont à couper le souffle et les prix de toutes choses sont très bon marché.
BALI LE MOINS = routes épouvantables et très étroites. Circulation dangereuse et longue (très souvent la vitesse est limitée à 30 km/h !) en raison du nombre impressionnant de deux roues. Pour parcourir 30 km il faut au moins 1h30 selon l'heure. La nuit, les chiens prennent possession des routes en s'y couchant et pour peu qu'ils soient noirs ... Les touristes sont assaillis par les colporteurs dans la rue et vous suivent en insistant lourdement, c'est barbant !
Mais allons donc nous promener à Bali !
Notre circuit à peu de chose près ...

C’est Galungan et Kuningan ! Deux cérémonies majeures à Bali, la première qui ouvre le cycle des festivités et la seconde qui les clôt au bout de dix jours. A cette occasion les villages se parent de merveilleuses offrandes, les « penjor », dressés devant les maisons. La courbure de l’offrande évoque la queue du Barong, animal mythologique, esprit puissant et bienfaisant. Les Balinais disent aussi que le penjor représente le dragon – d’où l’espèce de colonne vertébrale faite de feuilles de palmier, un animal lié à la fertilité. Un penjor de qualité doit porter en offrande des fruits qui poussent dans la terre et des fruits qui poussent au-dessus de la terre. C’est une manière d’honorer et remercier les puissances souterraines et les dieux supérieurs.
Galungan et Kuningan sont deux journées qui peuvent être considérées comme les plus sacrées de l’année. Le Jour de Galungan, tous les dieux de Bali, y compris la divinité suprême Sanghyang Widi Wasa, descendent sur terre célébrer la création de l’univers et la victoire du bien sur le mal. Les Balinais considèrent aussi que leurs ancêtres redescendent sur terre pour participer aux festivités, s’amuser, et profiter des offrandes.
C’est donc une journée exceptionnelle, où les Balinais, en habits de fête, sillonnent l’île pour rendre visite à tous les membres de leur famille, s’offrent des cadeaux et prient dans les temples familiaux des maisons. Les offrandes honorent les dieux et permettent de dire aux ancêtres que la vie continue, et que tout le monde vit bien. Le lendemain de Galungan, des cérémonies ont lieu dans la plupart des temples de Bali, on fait en particulier sortir le masque du Barong de son abri sacré, et il part défiler dans le village, accompagné par tous les villageois. A Kuningan, les dieux et les ancêtres remontent dans leur monde supérieur. C’est la clôture de ces dix journées merveilleuses.
http://www.balambalivilla.com/site/Chroniques_balinaises-180.html


Ce penjor, situé près des rizières, comporte des tiges de riz.

Notre chambre et sa terrasse.

Grâce au thermos d'eau chaude déposé la veille au soir par notre hôte (le petit carré de feuilles contient une offrande (ngejot) de protection pour nous - On en trouve partout) ...
Une fois le riz cuisiné (généralement cuit à la vapeur), les femmes préparent de petites offrandes (ngejot) destinées aux esprits qui habitent la maison. Il s’agit de petites portions de feuille de bananier, chacune contenant quelques grains de riz, une fleur, du sel et une noix de purée de piment. Personne ne peut commencer son repas avant que ces offrandes n’aient été déposées devant chaque bâtiment de la maisonnée, directement sur le sol.

... je pouvais boire mon thé, allongée sur le relax au bord de la piscine d'où je contemplais les rizières chaque matin ... Un vrai paradis !
Notre guest house était en plein coeur d'une rizière et nous avons eu la chance d'assister à une récolte ! Je le conseille à tous si vous allez à Bali car nous y avons été reçu merveillesement bien. C'est propre, joli et bien situé au centre de la ville d'Ubud avec le silence en plus.
Faites un tour sur son site ...




Il en faut du boulot pour quelques grains de riz !!!

Après la réculte, les "joncs" de riz coupés sont remis en eau et repousseront pour être à nouveau récoltés etc...

Les oies y "déjeunent" et s'y prélassent tout le jour ...

... et les grandes aigrettes blanches (kokokan) se régalent des grenouilles qui pullulent !

Après un copieux petit déjeuner ...

... nous partons en balade. Sur la route, ce cortège d'offrandes en prévision de la fête de kunigan proche (16 juillet).



Nous voilà enfin arrivés à "L'éléphant safari park" ... Depuis le temps que j'en rêvais !

Là bas, les bouquets ne sont pas grands ...! Ils sont gigantesques +++ On en trouve même dans les toilettes ...

Patience ! Un petit tour dans le magnifique parc avant ... lol !






Et quand c'est vert c'est VERT !!!









Platycerium superbum



Moment magique : nourrir un jeune éléphant de bouche à trompe ! Ses gestes étaient très doux mais ses poils drus !
Avez-vous jamais vu des éléphants-peintres ??? Et bien cela existe vraiment ! UN CLIC ...

Et voilà le moment tant attendu : une petite balade à dos d'éléphant de 20 mn (pas plus ... snif). Cela guingasse, comme on dit dans le sud !


Deux jeunes s'amusent dans l'eau ...

Le repos de "l'écuyère" ...

Les rizières en Terrasses de TEGALLALANG à 15 mn au nord d’Ubud ... UNE MERVEILLE ! Un ciel plombé malheureusement (de plus il était tard : 16h15 et le soleil se couche tôt à Bali) mais qui faisait ressortir le vert dominant.





Voir les marches moussues en haut de la photo ...



Voir le paysan aimable qui me salue (à droite) ...



Les balinais ont l'art de savoir sculpter le bois de façon remarquable !

Ils fabriquent également des objets très jolis en osier ...

... et sont astucieux ... (voir le ventilateur qui attise le feu du barbecue !).
De retour à Ubud, nous allons dîner sans plus tarder au Café Lotus, l'un des plus beau restaurant de la ville.
























De retour au guest house, quelques photos avant la nuit.



AUTRE JOUR, AUTRES SPECTACLES ... :
J'avais dans l'idée d'aller à Celuk pour y acheter quantité de perles en argent fabriquées à la main ! Je pensais qu'elles étaient bon marché ... déçue, j'ai vite déchanté ! Je n'ai donc acheté qu'un pendentif assez gros et une chaîne. Ce pendentif, creux et possédant un "bouchon", a la particularité d'être offert à la mère lors de la naissance du fils aîné. Le cordon ombilical y est placé pour protéger l'enfant.
Puis nous avons été chez un sculpteur pour acheter un masque :

Ce gamin souriant travaillait sur des pancartes ...
Sur le bureau du patron, cette "pieuvre" éléphantesque était artistiquement sculptées dans une racine de bois précieux.

En chemin, un clin d'oeil à Félix en voyant cette curieuse "charrue" à godets pour labourer la boue des champs ! Ce doit être si dur que les hommes se relaient !
Nous avons ensuite roulé jusqu'à l'océan indien sur la côte est de Denpasar près de Gunicik. Là, j'ai foulé le sable noir d'une plage immense où le basalte brillait tel des étoiles ! UN CLIC ...
PERSONNE = LE BONHEUR !!!
J'y ai laissé mon empreinte ... (oui, j'ai les doigts palmés ... lol !)
Seul, un pêcheur s'acharnait pour une maigre prise ...

Malgré mon pansement, il me fallait mettre les pieds dans cet océan là ! Ainsi donc j'aurai "tâté" l'eau de la Méditerranée, de l'Atlantique, de la mer d'Andaman, de la mer de Bali (à Kuta) et de l'Océan Indien ! Il ne me restera plus qu'à "goutter" à l'Océan Artique, Pacifique, à la Mer Rouge et Noire .... AHAHAHA !
Nous nous sommes promenés sur la grève jonchée de coraux morts magnifiques. Celui-là était trop gros mais j'en ai rapporté de plus petits fort intéressants.

La rue menant à la plage était bordée de sacs remplis de petits galets de basalt à vendre que des hommes triaient sur la plage. D'autres paraient des murs de coraux ...

Nous avions faim et ce n'est pas sur cette plage déserte que nous allions nous nourrir ! Nous avons donc continué sur la côte pour arriver à Sanur, une autre plage mais de sable clair celle-ci et beaucoup plus ... "encombrée" et touristique !!!

Que des bifteck !

Mais également ces beaux bateaux ...




Une dernière visite : le mur de 25 mètres de long de YEH PULU.



"Chevelure" tropicale ...
La prêtresse, femme du gardien du temple.
Enterrés sous une épaisse végétation, les bas-reliefs expressifs de Yeh Pulu se dressent sur 25 m de long à deux kilomètres du site de Goa Gajah. Sculptés au XIVe siècle à même la falaise près d'un puit sacré, les scènes représentent la vie quotidienne ,l'activité de la chasse, mais le sens réel de cette oeuvre reste indéterminé. Depuis sa découverte en 1925 par Nieuwenkamp, les bas-reliefs ont malhereusement soufferts de l'érosion.
Sa fontaine sacrée.
Impressionnantes scènes de vie usées par les ans !
UN CLIC S'IMPOSE !


Arc-en-ciel ...

La nuit était tombée et l'accueil était si chaleureux et familial que nous avons eu envi de rester là. D'autant plus que notre ravissante hôtesse - Kadek, 32 ans et mère de trois enfants - nous l'a gentiment proposé, comme une invitation amicale ! Passez boire un bon jus de fruit ou, encore mieux, dîner sur place. Vous ne le regretterez pas car le Yeh Pulu café est un véritable havre de paix où la cuisine est délicieuse (RECOMMANDE PAR LE ROUTARD - voir affiche en haut à gauche).
Son jeune fils grimpait aux arbres et, accompagné de son grand père, attisait le feu dans la rizière en contrebas. Kadek s'affairait en cuisine, l'air sentait bon et il faisait agréablement doux.
Son époux est un sculpteur talentueux (voir ses oeuvres en haut à gauche et à droite). En dessert, une crêpe verte !
AUTRE JOUR, AUTRES SPECTACLES :

Nous partons sur un air de gamelan joué par Nyoman, notre hôte du guest house d'Ubud.

Les oies s'abritent du soleil ...

Les décorations du temple sur notre petit chemin menant à la route m'inspire une photo ... La dernière journée à Ubud et alentour s'annonce bien !

Virée au Mont Batur et son lac dans le cratère géant à Kintamani (Nord est d'Ubud)

Dans la côte, nous sommes arrêtés par une femme qui nous bénit, nous pare de coiffes balinaises et nous colle du riz sur le front (j'ai su plus tard que la mienne et celle de notre petite fille, que nous portions fièrement, étaient destinées aux hommes ...!!!). Nous pensions que c'était gratuit (hihihi !) mais elle nous a réclamé une somme dépassant largement le prix du tissu utilisé ... Bref !
Le Batur est un volcan d'Indonésie connu pour sa spectaculaire caldeira (*) (14 km de long et 7,5 km de large contenant le lac du même nom). Le cône du Batur est supérieur au bord du cratère et s'élève à 1.717 mètres. La première éruption historiquement datée remonte à 1804, depuis de nombreuses sont survenues, la dernière en 2000. Une violente éruption du volcan en 1917 fit des milliers de morts et détruisit plus de 60.000 maisons et 2.000 temples. Le village de Batur, situé au fond du cratère, fut rasé de la carte mais la lave s'arrêta à l'entrée du temple du village. Croyant à un signe, les habitants reconstruisirent le village mais une nouvelle éruption rasa le village en 1926, hormis le temple. Heureusement l'administration hollandaise avait anticipé l'évènement et il y eut très peu de morts. Dorénavant le village est situé sur le bord du cratère et le temple de Pura Ulun Danu a été déplacé à Kintamani. http://www.insecula.com/salle/MS04328.html
(*) Une caldeira est en général un grand cratère, de plusieurs kilomètres (diamètre supérieur à 1Km) d’étendue, formé par l'effondrement du toit d'une Chambre magmatique vidangées par de grandes éruptions explosives. Une caldera est en générale une grande dépression circulaire au niveau du sommet d'un volcan, formée lorsque le magma qui réside dans le réservoir magmatique (chambre magmatique) est évacué ou émis lors d’une éruption, issue de se réservoir souterrain peu profond. L’évacuation d’un grand volume de magma au cours d’une violente éruption, peut entraîner la perte du soutènement de la structure qui supporte l’accumulation de roches sus-jacente, menant ainsi à l’affaissement du terrain et à la formation d'une grande dépression. Les Calderas sont différentes des cratères, qui sont plus petits, circulaires avec des dépressions créées principalement par l’excavation explosive des roches au cours des éruptions.


Avec notre flair habituel, nous trouvons le restaurant avec la plus belle vue en terrasse sur le volcan et le lac ! Le WINDU SARA.

Ici, la lave refroidie de la dernière coulée et les "routes" tracées par les camions qui passent inlassablement, chargés à bloc de pierres volcaniques qui servent à la construction des maisons, trottoirs et routes. C'est là, précisément, que mes hommes rêvaient d'aller !!!
Après un déjeuner fort sympathique pris au buffet ...

... où certains plats m'ont enchantée telles ces feuilles d'épinards panées et croustillantes, un riz parfumé au thé de jasmin ...

... et ces fruits inconnus jusqu'alors et délicieux, des tarmalello.

Nous partons à la recherche de cette lave noire ...

Les champs au bord du lac sont très fertiles ...


Ici des plants de tomates.

La pêche aussi semble bonne !

La voici enfin, cette fameuse route et quelle route, boudiou !!! Nous sommes secoués comme des pruniers et il faut descendre souvent pour éviter de crever le pot d'échappement !

Dans ce nulle part du bout du monde, un jeune homme travaille dur à déterrer des blocs de pierre de lave ...

Curieusement, la vie a pris le dessus dans ce chaos noir cauchemardesque !



Alors que nous allions rebrousser chemin de peur de casser la voiture de location, un jeune et charmant guide, prévenu par "on" ne sait qui, est apparu dans un tournant et nous a proposé ses services pour nous guider. Nous avons accepté of course ! Et les Hommes ainsi que ma petite fille ont escaladé le volcan pour essayer d'atteindre le petit temple qui a remplacé le pura jati.
Autour du site sacré de Batur sont érigés quatre temples remarquables dont le plus majestueux est le Pura Ulun Danu Batur consacré à la déesse du lac, souveraine des eaux de Bali, qui s'allia à la divinité du Mont Agung pour rendre l'île fertile. Si le temple était à l'origine situé près du lac et de l'actuel Pura Jati, il fut détruit lors de l'éruption de 1926 et reconstruit plus loin pour lui éviter d'autres éventuels malheurs. A son ancienne place a été laissé un tout petit temple pour permettre tous les 10 ans de faire les offrandes nécessaires à la déesse du lac. http://www.cityzeum.com/pura-ulun-danu-batur

Je suis donc restée seule dans ce "désert" en plein cagnard durant 1h30 et en ai profité pour cliquer autour de moi.

De temps en temps passait une voiture ou quelques motos se rendant au temple. Moto comportant en moyenne quatre passagers (papa, maman et les enfants ...).




















































