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JO TOURTIT
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11 janvier 2013

IL ETAIT UNE FOIS UN LAC EN AUTOMNE = VEIRIERES (CANTAL)

C'était une belle journée "bleue" et ce jour là Patricia m'avait fait voir des merveilles ...

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... mais elle avait tout un programme et outre la cascade, Salers et la chapelle de Moussages, elle m'a emmenée au milieu des estives pour admirer le lac de Veirières au couchant =

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Dans le monde pastoral français, l’estive est la période de l’année où les troupeaux paissent sur les pâturages de montagne. Cette période correspond à la repousse des herbages d’altitude et au moment où les troupeaux sont chassés des espaces de basse altitude pour laisser place à d’autres types de culture (en Provence, en particulier, le foin). L’estive culmine au mois d’août, lorsque les troupeaux accèdent aux altitudes les plus élevées. Elle prend fin lorsque les pâturages de montagne ont été exploités et que le froid renvoie les troupeaux dans la vallée et la plaine. Par métonymie, l'estive c'est aussi le pâturage de montagne et la garde du troupeau en montagne. WIKIPEDIA

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Il s'agit d'un lac de moyenne montagne (alt:1128m). Sa création, relativement récente, remonte aux années 1970. Une digue de plus de 5m de haut a été dressée en fond de talweg pour retenir les écoulements gravitaires et alimenter le plan d'eau. Le trop plein est évacué par un moine relayé par deux déversoirs. Le moine permet de réguler les niveaux d'eau du lac. Le ruisseau principal reprend ensuite un cours divaguant en fond de vallée et traverse des prairies pâturées. Ces différents critères hydrauliques et l'usage piscicole associé cadrent avec la définition d'un étang. toutefois, sa superficie et son caractère naturel poussent à le considérer communément comme un lac.
Il est alimenté par l'eau de pluie, la fonte des neiges au printemps, l'eau de ruissellement liée aux multiples sources. Ces eaux sont concentrées sous forme de petits ruisseaux anastomosés, de ruissellements plus ou moins diffus en surface ou en sub-surface. Le Lac se trouve en tête d'un bassin versant de petite taille et clairement individualisé dans le paysage. D'une manière générale, sa forme est arrondie et ses pentes sont fortes. Il correspond à une vallée encaissée.

Sur les pentes du bassin versant, les modes d'occupation du sol sont peu diversifiés: essentiellement des prairies pâturées par des bovins et quelques boisements.
Au nord, l'accès au lac est possible pour les bovins qui pâturent et s'abreuvent au bord du lac. A cet endroit, les berges sont érodées et ponctuées de bourbiers. Le contact est direct ou quasi-direct entre les prairies et le plan d'eau. La dissymétrie paysagère de ce site, liée à des critères topographiques, climatologiques et gestionnels est particulièrement marquée.
Sur le lac, les analyses physico-chimiques montrent qu'il s'agit d'un plan d'eau peu, voire pas du tout perturbé (tous les paramètres ressortent de la classe bleue du SEQ-eau). La macro-faune benthique ne présente pas d'abondance d'espèces polluo-tolérantes. Les prêles, sur la rive sud notamment, jouent de surcroit un important rôle épurateur. L'ichtyofaune est cohérente, en masse, et ne recèle qu'une seule espèce qui ne relève pas d'un classement en première catégorie piscicole (probablement introduite par les pêcheurs au vif avant la création du réservoir de pêche à la mouche).

Concernant la pêche, le Lac de Veirières est peuplé de magnifiques salmonidés. Les truites Arc en ciel, à la défense généreuse et spectaculaire et pesant jusqu'à plus de 7kg, de magnifiques farios, dont certaines autochtones (leur reproduction est d'ailleurs observée tous les ans), des truites bleues splendides à la défense incomparable et également de magnifiques Saumons de Fontaine à la combativité surprenante, dont le poids des plus gros spécimens dépasse les 2kg.


Tous ces poissons ont à leur disposition, outre une eau de très bonne qualité, une nourriture riche et abondante. Du poisson fourrage tout dabord,  rotengles, goujon et loches notamment et toute une variété d'insectes, aquatiques ou non. A noter la présence également de batraciens (grenouille verte notamment) et de nombreuses couleuvres à collier, surtout dans la zone tourbeuse. Certaines de ces présences, batraciens mais aussi loutres..., sont favorisées par la présence de la grande étendue d'eau que représente le lac et apparaissent comme un accroissement de la biodiversité spécifique sur le site, sans impact sur les écosystèmes environnant, en particulier en aval du lac.

En favorisant de fait l'émergence d'un nouvel écosystème, le lac de Veirières est un élément de diversification faunistique, voire un site de nouvelles fixations d'espèces indigènes (éventuellement menacées).

Isolé dans les estives de la planèze de Trizac, à plus de 1100 mètres d'altitude, nous sommes sur les hautes terres auvergnates. Ici, il n'y a pas si longtemps, les éleveurs locaux avaient construit de solides bâtiments tout de pierres et de bois, les burons, afin de pouvoir passer la belle saison au plus près des troupeaux et s'occuper à la fabrication du fromage Salers.

Nous avons repris cet habitat traditionnel dans lequel nous avons aménagé nos chambres et notre restaurant.

Le buron a été entièrement rénové et même entièrement rebâti pour une partie (« loge à cochons ») en respectant au maximum l’architecture ancienne du buron et de ses abords, en réutilisant les matériaux traditionnels, pour preuve la toiture en lauzes (phonolite) qui nous a   valu le Label de la Fondation du Patrimoine         

http://www.veirieres-evasion.com

 

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Avec tous ces beaux arbres roux, le lieu était magique !

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Les burons au milieu des estives apportaient ce charme si particulier à cette région.

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Un buron est un bâtiment en pierre, couvert de (lauzes) ou d'ardoises, que l'on trouve sur les « montagnes », pâturages en altitude que les éleveurs de vallée possédaient et exploitaient de façon saisonnière dans l'Aveyron, le Cantal, la Lozère et le Puy-de-Dôme, en particulier sur le plateau de l'Aubrac, les monts du Cantal et les Monts Dore. Ils servaient (et servent encore pour certains) à abriter la fabrication du fromage : le cantal, le laguiole ou fourme d'Aubrac, le saint-nectaire lors de l’estive (de mi-mai à mi-octobre), et à loger les buronniers.

Les premières mentions de burons sur le plateau d'Aubrac apparaissent avant 1700. Celles de « burons emmotés », précise Laurent Fau, apparaissent fréquemment à partir de cette époque. Ainsi le bail des Fontanilles stipule en 1717 « que le fermier aura liberté d'aller dans le bois d'Aubrac, après avoir averti les gardes, pour ramasser le bois nécessaire pour faire des burons, parcs, clayes et cabanes pour le service de la montagne ». Il s'agit donc d'édifices où le bois était employé.

Par la suite, le terme « buron » désigne des édifices maçonnés, avec cheminée et toiture de lauzes, construits par des équipes de maçons et de charpentier au XIXe siècle pour le compte de gros fermiers ou de propriétaires urbains.

Selon Maurice Robert, les termes tra, chabano, mazuc désignent la même chose que buron.

La racine bur a donné en vieux français (XIIe ‑ XVe siècles) le mot buiron (m) signifiant « cabane » .

L'application du terme « buron » à tous les bâtiments d'estive des massifs d'Auvergne est une commodité de géographes, alors qu'il reste d'autres noms vernaculaires employés par les paysans.

L'estive au buron était assurée par quatre buronniers ou plus selon la taille des burons :

  • Le roul, en général un adolescent servant d'homme à tout faire,

  • le bédelier (bedeliè), chargé de s'occuper des veaux (bedelóus), notamment de les amener à la mère pour amorcer la lactation,

  • Le pastre (pástre), 1er berger chargé de garder et rassembler le troupeau pour la traite,

  • Le cantalès (contalés), patron-vacher du buron chargé de fabriquer la tome fraîche qui donnera le fromage (cantal ou laguiole).

Ajoutons, pour ne rien oublier :

  • Le chien, pour ramener les vaches, le roul tenait couramment cette même fonction. Sur l'Aubrac le chien était formellement proscrit. Les vaches ne supportaient pas sa présence.

Deux fois par jour, le matin très tôt et en fin d'après-midi, la traite des vaches fournissait le lait, transporté au buron dans la gerle.

Le lait, emprésuré, était ensuite mis à « prendre » pendant 1 heure. Le caillé ainsi obtenu était découpé à l'aide d'un atrassadou (terme de la Lozère et de l'Aveyron) ou d'un frénial (terme du Cantal) ou encore tranche-caillé, puis séparé du petit-lait. Le caillé était ensuite pressé sous la catseuse (grande presse en bois) et devenait la tome. Celle-ci était ensuite salée, émiettée à l'aide de la fraiseuse puis transvasée dans un moule en bois ou en aluminium dans lequel elle était pressée à nouveau.

Enfin, la fourme ainsi obtenue était entreposée dans la cave du buron (à une température d'environ 10 °C) pour l'affinage qui dure de 45 jours à plusieurs mois (10 mois en général et 18 mois au maximum).

Les burons ont été abandonnés en raison de plusieurs facteurs : politique de réduction démographique de la population agricole et rurale, baisse de rentabilité de l'agriculture extensive, normalisation des modes de vie, remplacement des solidarités communautaires et familiales par le droit social des salariés. La pénibilité des conditions de travail (la traite des vaches sous la pluie, le vent, la neige parfois, l'absence de confort et de logement décent) rebutaient les jeunes, qui préféraient se lancer vers la capitale à l'assaut d'un emploi administratif. On peut considérer que seuls 30 burons aujourd'hui ont pu garder ou retrouver une activité économique. Certains ont été transformés en restaurant, en gîte d'étape ou en musée. WIKIPEDIA

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Gulli était à la fête et il s'est même échappé pour aller faire son boulot de chien berger auprès des vaches ... J'étais morte de trouille une fois encore !

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Réapprovisionnement du lac en truites dont deux seront choisies pour être fumées.

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Quelque peu (!) magique à cette heure +++

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DSC01807 [Résolution de l'écran]Patricia a emmené Gulli voir les ânes dans leur pré. Au moment où le premier petit âne gris a approché son museau du sien, il s'est mis à aboyer comme un fou (de peur je suppose) ...?

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On se serait cru dans un film de cow-boy ... ahahah !

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Nous avons repris la route car Pat avait encore quelque chose à me montrer ! Au passage une bien belle ferme.

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Notre destination : le col d'Aulac au couchant  avec vue magnifique alentour.

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Commentaires
P
Il y avait encore de la neige à Veirières à Pâques et il y reneige aujourd'hui...mais où donc est passé le printemps...<br /> <br /> <br /> <br /> C'était une belle échappée.<br /> <br /> <br /> <br /> Bises et bon weekend ma belle
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L
coucou Jo ,je passe te dire un petit bonjour ,Je suis sous la neige ou plutot entre 2 neiges ,celle qui est déjà tombée et celle qui ne va pas tarder à arriver Le ciel est blanc ,la terre l'est aussi avec par ci par là quelques traces noires ou grises !Je rêve de verdure ,de ciel bleu et de soleil c'est le temps que ma fille a en Thailande ,la veinarde !<br /> <br /> plein de chaudoudous et prends soin de toi <br /> <br /> Sonia
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P
un endroit magique ce lac il doit faire bon y venir au printemps quand la nature éclate de couleur partout<br /> <br /> bisous
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M
Ah!!!!Comme j'aime ces paysages!!!!La ferme en particulier me rappelle mes chers romans du terroir (que je dévore en cette saison ^^)<br /> <br /> Gros bisous ma poule.
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A
Le Massif Central terre de mes origines du côté de mon papa, reste une de mes passions, merci pour ces belles balades!
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