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3 mars 2015

FILMS A VOIR ABSOLUMENT CETTE SEMAINE ...

LE DERNIER LOUP

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Des paysages magnifiques ...

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... Une réalisation difficile mais fort réussie ...

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... Des acteurs fabuleux de vérité ...

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... Des loups bien dressés +++

ALLEZ LE VOIR, VOUS NE SEREZ PAS DEÇUS !

Date de sortie : 25/02/2015

De Jean-Jacques Annaud

Avec Feng Shaofeng Nom de naissance Feng Wei - Chinois – 36 ans

et Shawn Dou, son camarade.

1969. Chen Zhen, un jeune étudiant originaire de Pékin, est envoyé en Mongolie-Intérieure afin d’éduquer une tribu de bergers nomades.

Synopsis et détails

1969. Chen Zhen, un jeune étudiant originaire de Pékin, est envoyé en Mongolie-Intérieure afin d’éduquer une tribu de bergers nomades. Mais c’est véritablement Chen qui a beaucoup à apprendre – sur la vie dans cette contrée infinie, hostile et vertigineuse, sur la notion de communauté, de liberté et de responsabilité, et sur la créature la plus crainte et vénérée des steppes – le loup. Séduit par le lien complexe et quasi mystique entre ces créatures sacrées et les bergers, il capture un louveteau afin de l’apprivoiser. Mais la relation naissante entre l’homme et l’animal – ainsi que le mode de vie traditionnel de la tribu, et l’avenir de la terre elle-même – est menacée lorsqu’un représentant régional de l'autorité centrale décide par tous les moyens d’éliminer les loups de cette région.

 

Le saviez-vous ?

Le Dernier loup est inspiré du livre "Le Totem du Loup" publié en 2004 par Jiang Rong. Ce fut un immense succès en Chine, ce qui est étonnant car cet ouvrage aurait pu être censuré en raison de la critique de la politique environnementale chinoise, qui empêche le peuple chinois de vivre normalement. Ces derniers sont obligés de porter des masques et les enfants ne peuvent pas jouer à l'extérieur à cause de la pollution. Jean-Jacques Annaud indique qu'il s'agit d'un miracle que ce roman (par ailleurs vendu à 20 millions d'exemplaires) n'ait pas été censuré ou interdit à la vente.

Le tournage du Dernier loup a été laborieux. Certaines scènes ont été tournées la nuit, sous la neige, avec des courses-poursuites de chevaux et de loups, tout en sachant qu'il est dangereux de les faire tourner ensemble, puisque le loup est un prédateur dangereux. De plus, pour les séquences qui nécessitaient la présence du vent, il fallait utiliser des ventilateurs pour le moins rudimentaires, alors qu'en France notamment, pour "fabriquer du vent" on utilise des moteurs d'avion. Les engins ont alors été transportés durant de longues heures de marche pour arriver sur les lieux de l'enregistrement.

Le Dernier loup réunit une troupe d'acteurs provenant de tous les horizons. Pour les figurants, Jean-Jacques Annaud est allé piocher directement sur les lieux du tournage, auprès de personnes non professionnelles. En revanche, les personnes ayant du dialogue dans le film sont tous des acteurs professionnels.

 

EN SAVOIR PLUS !

 

Rencontre avec Jean-Jacques Annaud, autour du Dernier Loup, son nouveau long métrage, sur les écrans depuis mercredi.

AlloCiné : Dans Le Dernier Loup, on peut déceler plusieurs niveaux de lecture... Est-ce une des choses qui vous a intéressé avec ce livre que avez adapté, Le Totem du loup ?

Jean-Jacques Annaud : C'est bien sûr ce qui m'a enthousiasmé. Quand j'ai lu le bouquin, j'ai vu évidemment le potentiel de scènes épiques extraordinaires, de scènes que je n'avais encore jamais vu au cinéma... Et puis, une histoire d'émotion, de tendresse... Une histoire initiatique, de ce jeune homme cultivé qui vient dans les zones reculées de la Chine alphabetisée, avec une histoire pleine de tendresse, émouvante, avec un petit loup qu'il essaye de comprendre et d'élever dans un milieu de berger, ce qui n'est pas simple.

Mais évidemment, il y a d'autres niveaux. Ca m'a fait beaucoup penser au travail que j'avais fait sur Le Nom de la rose. Le Nom de la rose pouvait être lu comme un polar, dans un endroit bizarre, sombre et inquiétant. Mais il y avait évidemment d'autres niveaux de lecture, en particulier l'accès interdit au savoir et l'interdiction des religions de se moquer des choses, de rire de Dieu, sujet qui est redevenu contemporain...

La beauté qu'on voit à l'écran donne envie qu'on la préserve.

Là dans Le Dernier Loup, le thème de l'équilibre nécessaire de l'homme et de la nature -c'est un message qu'on entend beaucoup, dans beaucoup de documentaires-, mais mon métier ce n'est pas le documentaire, c'est de faire passer les choses par l'émotion, par la fiction, même si cette fiction est basée sur une histoire vraie. Cette nature est indispensable à préserver : on ne peut pas scier la branche sur laquelle on est accrochés, nous tous. La Mongolie se prête bien à ça, car ça reste une région totalement incroyablement belle, et je crois que la beauté qu'on voit à l'écran donne envie qu'on la préserve. 

Finalement, l'attachement aux choses passe aussi par le plaisir d'y être, le concept de beauté, et c'est pour ça que je suis heureux que les gens voient au-delà de cette histoire émouvante, de ces scènes épiques, des scènes d'action, qu'ils repartent avec quelque chose d'autre. Ca a toujours été mon désir dans le cinéma, vous savez. Bien entendu, mon devoir premier, c'est le divertissement. Je suis un homme de spectacle. Mais si dans le spectacle, il y a d'autres éléments que les gens emportent avec eux, alors je crois que je me sens plus heureux encore.

Vous avez affirmé que pour vous le cinéma est comme un sport de l'extrême, que vous n'aimez pas les vacances, ni le sport. Votre sport, c'est donc le cinéma ?

Le cinéma est un sport de l’endurance. Ça fait 7 ans que je travaille sur ce film, peut être même un peu plus… On est venu me chercher en 2007 pour me proposer ce roman [Le Dernier Loup est une adaptation du Totem du loup, Ndlr.]. Il y a le marathon que représente un film comme ça, mais aussi les difficultés physiques qui sont les plus faciles à comprendre. Là, on était au fin fond de la Chine, à 17 heures de voiture de Pékin, plus à 1 heure et demi de 4x4, plus à 20 minutes d’escalade pour accéder au décor, qu’on faisait à pied pour ne pas esquinter la steppe… Rien que ça, c’était complètement physique. On dort très peu… Et c’est des années et des années…

Et puis il y a tous les éléments du sport. Il y a la compétition évidemment. Et il y a ce désir de faire des choses de plus en plus compliquées. Quand vous êtes un jeune alpiniste, vous faites la promenade dans la montagne à vaches, et après vous voulez faire la face Nord en plein hiver… C’est comme ça, c’est une sorte de dépassement de soi, avec en plus de ça une notion qui est importante pour moi : la notion de partage. Si c’est pour faire du trekking, je n’ai pas besoin de 600 personnes avec moi ! Quand j’aime quelque chose, j’aime l’offrir, le partager. C’est le charme de mon métier.

Il y a ce désir de faire des choses de plus en plus compliquées.

Quand je suis convaincu de quelque chose, je peux faire partager mon effort, faire partager mon enthousiasme, ce que font aussi les sportifs qui procurent du rêve en faisant des choses extraordinaires, en dépassant la nature humaine. Je crois qu’il y a tout ça dans nos métiers de cinéma. Il y a ce besoin-là, cette espérance d’excellence aussi.

C’est vrai que quand on me propose de partir en vacances, je trouve ça morne, même si c'est très bien. Les vacances, je fais ça pour moi, et j'ai ce sentiment d'être égoïste. Alors que quand je fais des repérages, j'ai besoin de trouver un décor qui va signifier quelque chose. Quand je suis en vacances, j'ai besoin de trouver un endroit à l'ombre pour faire pique-nique, ce n'est pas du même noveau (rires). Il n'y a pas la même excitation. Vacances est synonyme de vacuité…

Etait-ce également un défi de tourner en Chine, en chinois ?

Zéro problème. La plupart de mes films, je n'ai pas pu les monter en France, donc j'ai été amené très tôt, par exemple pour La Guerre du feu, à m'expatrier. La Guerre du feu, c'était au Canada; Le Nom de la rose, en Allemagne; L'Ours, je l'ia tourné en Autriche; L'Amant, au Vietnam... Je me retrouve tout le temps à tourner avec des équipes, des comédiens, qui ne parlent pas ma langue.

Nous parlons tous la même langue : le cinéma. C'est le langage universel.

Mais nous parlons tous la même langue : le cinéma. C'est le langage universel, le cinéma. Vis à vis de mon équipe, zéro problème. Et pour les acteurs, ce qui compte, c'est la mise en scène, la mise en place, et le travail en amont. 60-70 % du travail du metteur en scène, c'est de choisir les bons acteurs, pas celui qui convient au financier, mais qui convient au rôle. Ensuite d'expliquer à chacun à quoi sert chaque scène et réplique. Vous avez fait le principal. 

Après, là où je suis vigilant, c'est sur la qualité de la prononciation. Mais sur un film comme celui-là, on est généralement obligé de refaire le son en post-production, donc on fait revenir les acteurs qui font de la post-synchronisation. Quand il y a des problèmes de doublage, d'intelligibilité d'un mot, d'accentuation d'un mot, j'ai plein de temps devant moi pour gérer ça. Nous avons consacré un mois et demi rien que pour faire du doublage à Pékin en prenant toutes les phrases qui n'étaient pas parfaitement ciselées. Si je tourne un film en français ou en anglais, c'est pareil.

Avez-vous d'autres projets de longs métrages en Chine? Il était question d'un accord de coproduction pour trois longs métrages avec la Chine...

J'ai été reçu avec tellement de cordialité. Les premiers jours, je me suis pincé. Je me suis dit : ils m'invitent très gentiment. Au bout d'un an, je me suis dit que ça faisait un an qu'ils m'inviaitent très gentiment, des diners amicaux,

respectueux... Là, ça continue. Bien sûr, je serai très heureux de récidiver. Mais c'est toujours une question de projets. Pour aller travailler en Chine, il faut qu'il y ait une vraie raison. 

On m'a laissé complètement libre. Le film que vous avez vu, c'est celui qui passe en Chine, sans aucune altération.

Non seulement j'ai été très bien accueilli, mais j'ai aussi beaucoup d'affection pour mes acteurs, pour mon équipe... J'ai une famille là-bas maintenant, ce que je ne pouvais pas imaginer... Je ne pouvais pas penser que ça se passerait d'une manière aussi fluide, dans une liberté dont on ne m'avait pas prévenu qu'elle existait. On m'a laissé complètement libre. Le film que vous avez vu, c'est celui qui passe en Chine, sans aucune altération.

Donc, oui, j'ai quelques projets en tête, mais c'est trop tôt là. Je suis encore avec ce Dernier Loup que je ne vais pas quitter tout de suite. J'ai encore pas mal de pays où je dois l'accompagner. Je repars en Asie dans quelques jours.

Propos recueillis à Paris, le 17 février 2015

http://www.allocine.fr/article/fichearticle_gen_carticle=18640018.html

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Jean-Jacques Annaud raconte la scène la plus difficile à tourner de sa vie

60 jours de tournage pour une scène de 6 minutes... Une scène de cavalcade dans la nuit et le blizzard impressionnante... Jean-Jacques Annaud revient sur les coulisses de la scène "probablement la plus difficile à tourner de sa vie".

Cinéaste de défis, Jean-Jacques Annaud s'attaque avec Le Dernier Loup à l'adaptation d'un best-seller, véritable phénomène littéraire en Chine, Le Totem du Loup.

Comparant son métier-passion à celui d'un sportif de haut niveau, le cinéaste a confié à notre micro : "Il y a tous les éléments du sport. Il y a la compétition évidemment, et ce désir de faire des choses de plus en plus compliquées." Et d'ajouter : "C’est une sorte de dépassement de soi, avec, en plus de ça, une notion qui est importante pour moi : la notion de partage. Quand j’aime quelque chose, j’aime l’offrir, le partager. C’est le charme de mon métier." 

Pour Le Dernier Loup, en salles depuis hier, Jean-Jacques Annaud a poussé ses limites encore plus loin, en tournant la scène "probablement la plus difficile de [sa] vie". Une scène bluffante qui a nécessité pas moins de 60 jours de tournage ! Le cinéaste revient en détails sur cette séquence, en vidéo. 

Propos recueillis à Paris, le 17 février 2015

http://www.allocine.fr/article/fichearticle_gen_carticle=18640020.html

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« Le Dernier Loup » : une fable spectaculaire sur la fin du nomadisme mongol

L’avis du « Monde »

Depuis qu’il a lancé de braves pioupious sur les pistes africaines(La Victoire en chantant, sorti en 1976, Oscar du meilleur film en langue étrangère en 1977), Jean-Jacques Annaud s’est très souvent amusé à plonger des humains dans un bouillon de culture qui leur est étranger. Il lui est arrivé de prendre des animaux pour en faire des personnages (L’Ours, Deux frères). Contrairement à ce que son titre pourrait laisser penser, Le Dernier Loup appartient à la première catégorie, celle du choc des cultures.

C’est une histoire chinoise, racontée par un Français, qui met aux prises la civilisation nomade des éleveurs mongols et la colonisation de peuplement du pouvoir de Pékin. Film de commande, tiré de l’ouvrage le plus lu en République populaire de Chine depuis Le Petit Livre rouge, Le Dernier Loup est une fable spectaculaire, qui ouvre une fenêtre sur un monde et ses enjeux qui – par la grâce d’un cinéaste qui retrouve sa faculté d’intéresser et d’impliquer le spectateur – nous semble un instant à portée de main.

En 1967, deux étudiants pékinois partent pour la Mongolie-Intérieure, sans trop de regrets nous dit la voix off de Chen Zen (Feng...

http://www.lemonde.fr/cinema/article/2015/02/24

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Publié le 25-02-2015 Modifié le 25-02-2015 à 10:58

Jean-Jacques Annaud sur «Le Dernier loup» et «la Chine qui s’ouvre»

Par Sébastien Jédor

Des dizaines d’acteurs, 500 techniciens, 200 chevaux, 1000 moutons et 25 loups : quelques chiffres qui donnent la mesure du nouveau film de Jean-Jacques Annaud qui sort ce mercredi 25 février sur les écrans français. « Le Dernier loup » est une coproduction franco-chinoise à grand spectacle : l’histoire de deux étudiants envoyés chez des bergers nomades en Mongolie intérieure, pendant la Révolution culturelle. Entretien.

RFI : Comment vous êtes-vous lancé dans cette aventure chinoise, vous qui aviez été banni de Chine après avoir tourné Sept ans au Tibet en 1997?

Jean-Jacques Annaud : Un jour de 2007, des gens très aimables sont arrivés de Pékin et m’ont parlé de ce roman dont j’avais connaissance, qui est un roman magnifique, autobiographique. C’est l’histoire d’un jeune homme qui découvre cette région extraordinaire du nord de la Chine, la Mongolie, et qui tombe amoureux de la population et aussi de ces loups qui fréquentent ces mêmes lieux.

Et aussi d’une bergère ?

D’une bergère aussi, mais en tout cas, il capture un petit loup pour en faire son ami afin de l’étudier et de comprendre mieux la région où il se trouve.

Avant d’être un film, Le Dernier loup est un livre qui s’appelle Le Totem du loup de l’écrivain Jiang Rong, publié en 2004. Vingt millions d’exemplaires vendus en Chine depuis sa sortie. Ce livre est très critique à la fois sur la Révolution culturelle dont l’époque où se déroule l’action, et aussi sur les atteintes à l’environnement qu’on commence à voir se dessiner déjà dans les années 1960. On se demande comment ce livre est passé entre les mailles du filet de la censure ? Personne ne l’avait lu avant ?

Les censeurs n’ont pas prêté grande attention au livre au moment de sa sortie. L’auteur travaillait sous un faux nom. C’était son premier livre. Et le livre a eu tellement de succès auprès de tout le monde, y compris des élites, qu’il fait partie maintenant de la culture chinoise. Il est adopté et il est considéré comme essentiel pour que la Chine se transforme.

Dans votre film Le Dernier loup, on voit que le personnage qui incarne l’État central est assez obtus, c’est un peu lui qui amène la catastrophe dans ces steppes de Mongolie intérieure. Vous n’avez jamais craint la censure sur certains passages du film ?

Non, parce que j’ai pensé que ce personnage n’était pas représentatif d’un système chinois. Il était tout simplement semblable à tous ceux qui à travers le monde, y compris beaucoup d’amis à moi, ont professé qu’il fallait détruire la forêt pour en faire des pâturages ou détruire l’environnement naturel pour faire des plantations. J’ai connu cela la même année en Afrique avec des gens pleins de bonne volonté qui étaient de nationalité française.

Parlez-nous du travail avec les loups. Il y en avait 25 sur ce tournage. Est-ce que c’est plus difficile de dresser un loup que de dresser un tigre comme vous l’avez fait avec deux tigres dans Deux frères ou un ours comme dans L’Ours en 1988 ?

Oui, c’est plus difficile parce que les loups sont des animaux beaucoup plus prudents, beaucoup plus inquiets et qui ne respectent que ce que veut leur roi, ce qu’on appelle le « mâle alpha ». C’est une structure très pyramidale qui ressemble à la structure des clans anciens de l’espèce humaine où le groupe ne fonctionne que selon les directives du chef. Et là, le dresseur ne peut pas dresser, ne peut faire que ce que l’on appelle « imprégner », c’est-à-dire familiariser les loups à la présence humaine. Ensuite il faut qu’il soit en totale confiance avec le chef des loups afin que les loups acceptent de faire les scènes.

Si j’ai bien compris, le loup ne va pas jouer la scène, mais il va en quelque sorte la vivre au moment où on lui demande. C’est pour cela qu’il faut commencer l’éducation, en tout cas le dressage dès la naissance, au biberon ?

Oui bien sûr. Autrement ils ne font jamais confiance à l’homme donc à sa présence, et ils ne vont jamais se sentir libres face aux caméras et au très grand nombre de techniciens qui vont les regarder. Effectivement, je ne peux pas dire au loup ‘fais-moi une expression d’inquiétude’. Je suis obligé de mettre le loup dans une situation où un objet qui va soudain surgir dans son champ de vision va l’inquiéter.

De Andrew Simpson, vous dites que c’est le meilleur dresseur du monde. Avec lui vous avez travaillé avec plusieurs générations de loups pour un seul film ?

Bien sûr. Afin d’avoir des adultes, il a fallu commencer trois ans auparavant. Nous avons commencé à les élever en 2009, puis on a eu une génération en 2010, puis la troisième génération en 2012 de façon à avoir des bébés et le personnage principal. Ce jeune loup très attendrissant est né au mois de mars 2012. Et nous avons suivi son évolution jusqu’à décembre. On le voit grandir, ainsi qu’on voit verdir la steppe, puis jaunir comme l’évolution des saisons.

Un budget de 40 millions de dollars pour ce film, ça fait un peu plus de 35 millions d’euros. Est-ce beaucoup à l’échelle chinoise ?

Oui, c’est beaucoup d’argent. C’est parce que le tournage a duré si longtemps et on avait beaucoup d’animaux – 200 chevaux, des milliers de moutons - et beaucoup d’acteurs et de figurants. Le tout très loin, donc il y a des problèmes de transport. En plus de ça, il a des scènes de blizzard qui demandaient des ventilateurs très lourds pour faire le vent, des ventilateurs qu’on a trimballés au sommet de montagnes dans des lieux extrêmement isolés. Donc vous avez besoin d’énormément de main d’œuvre.

Dix-huit salles de cinéma ouvrent chaque jour en Chine. Ce sont les derniers chiffres de 2015. Est-ce que la Chine est un eldorado pour les réalisateurs du monde entier ou alors est-ce que c’est un pays qui reste très fermé à cause du système de quotas qui limitent « l’importation » de films étrangers. Un système auquel Le Dernier loup échappe puisque votre film est chinois ?

Il est franco-chinois. La réponse est complexe, c’est-à-dire que la Chine est un pays qui s’ouvre énormément. On le voit bien, elle produit de tout aujourd’hui. La Chine a envie de produire des films de plus en plus diversifiés. La Chine a envie de s’ouvrir. Je sais que j’ai bénéficié d’un traitement de faveur. Je sais que certains de mes confrères chinois ont des difficultés pour faire les films de leur cœur, mais la difficulté principale vient souvent du trop-plein d’argent. Ça peut sembler très paradoxal parce que beaucoup de gens pensent que le cinéma, c’est une épaisse de lessiveuse à faire de l’argent, sans scénario. Il suffit d’avoir un acteur célèbre et un metteur en scène de réputation, boucler ça très rapidement et faire un peu n’importe quoi. Sortir le film et gagner beaucoup de sous…

http://www.rfi.fr/asie-pacifique/20150225-jean-jacques-annaud-le-dernier-loup-chine-s-ouvre/



CHAPPIE 

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Je vais le voir demain !

 

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Date de sortie

4 mars 2015 (1h54min) 

Réalisé par

Neill Blomkamp

Avec

Sharlto Copley, Dev Patel, Yo-Landi Visser plus

Genre

Science fiction , Action

Nationalité

Américain , mexicain

Secrets de tournage

Du lycée à Chappie , secret de tournage sur Chappie

Neill Blomkamp dirige Sharlto Copley pour la troisième fois dans Chappie, après District 9 (où l'acteur tenait le rôle principal) et Elysium. Les deux hommes se connaissent cependant depuis beaucoup plus longtemps que ça, puisqu'ils étaient ensemble au lycée.

Acteurs et actrices

Sharlto Copley Rôle : Chappie

Dev Patel Rôle : Deon

Yo-Landi Visser Rôle : Yo-Landi

Ninja Visser Rôle : Ninja

Jose Pablo Cantillo Rôle : Yankie

Sigourney Weaver Rôle : Michelle Bradley

Hugh Jackman Rôle : Vincent

Brandon Auret Rôle : Hippo

Scénario

Scénariste

Neill Blomkamp

Scénariste

Terri Tatchell

Production

Producteur

Simon Kinberg

Producteur

Neill Blomkamp

Coproducteur

James Bitonti

Producteur exécutif

Ben Waisbren

Chappie", le robot intelligent qui agace Sigourney Weaver et Hugh Jackman

Publié le 28/02/2015 à 17H11, mis à jour le 01/03/2015 à 10H52

"Chappie", c’est le nouveau film de science-fiction de Neill Blomkamp et c’est aussi le petit nom d’un robot prodige capable de penser et de ressentir par lui-même. Un droïde attachant dont Sigourney Weaver et Hugh Jackman veulent se débarrasser. Car dans ce film, les deux acteurs jouent des rôles de méchants !

L’histoire de Chappie : dans un futur proche, la surveillance du peuple est confiée à une police entièrement robotisée qui réprime sans états d'âme les débuts de rébellion de la population. L’un de ces droïdes tueurs est capturé. C’est Chappie. Reprogrammé, il devient le premier robot capable de penser et de ressentir par lui-même. Mais son existence menace l’ordre établi. Les autorités vont tout faire pour se débarrasser de ce robot trop attachant et trop intelligent.

"Chappie", c’est le nouveau film de science-fiction de Neill Blomkamp et c’est aussi le petit nom d’un robot prodige capable de penser et de ressentir par lui-même. Un droïde attachant dont Sigourney Weaver et Hugh Jackman veulent se débarrasser. Car dans ce film, les deux acteurs jouent des rôles de méchants ! A découvrir en salles dès le 4 mars.

L’histoire de Chappie : dans un futur proche, la surveillance du peuple est confiée à une police entièrement robotisée qui réprime sans états d'âme les débuts de rébellion de la population. L’un de ces droïdes tueurs est capturé. C’est Chappie. Reprogrammé, il devient le premier robot capable de penser et de ressentir par lui-même. Mais son existence menace l’ordre établi. Les autorités vont tout faire pour se débarrasser de ce robot trop attachant et trop intelligent.

Reportage : M-J. Jouan / J. Près

Le réalisateur Neil Blomkamp est abonné à la science-fiction. Après "District 9" (2009) et "Elysium" (2013), "Chappie" est son 3e long-métrage du genre. Il s’agit d’une adaptation de "Tera Vaal", un de ses court-métrages réalisé en 2003.
 
Tourné à Johannesburg, la ville natale de Bloomkamp, "Chappie" s’appuie sur la figure du robot intelligent et gentil, à l’image de "A.I. : Intelligence artificielle" ou encore le célèbre "Wall E" amoureux.

Quant aux méchants de services, Sigourney Weaver et Hugh Jackman, ils sont eux aussi des habitués du genre science-fiction. Jackman avec "Real Steel" et "X-Men", Weaver avec son inoubliable rôle du Lieutenant Ripley dans la saga "Alien".

Et devinez quoi ? Neil Blompkamp et Sigourney Weaver vont se retrouver : le réalisateur sud-africain va en effet signer le 5e volet d’Alien. http://culturebox.francetvinfo.fr

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Commentaires
P
bonne séance de cinéma <br /> <br /> bisous
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L
C'est du fabuleux<br /> <br /> A bientôt
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F
Hello,<br /> <br /> ah oui je vais au cinéma le Mardi donc c'est pour la semaine prochaine! connais pas celui la ( Chappie ) ???? Bisou à toi.
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A
J'ai très envie d'aller le voir surtout après ton avis !!!<br /> <br /> j'avais déjà vu "l'ours" il y a bien longtemps... Superbe aussi !<br /> <br /> Mais pour le moment, ici c'est peinture, peinture, peinture !!<br /> <br /> Bisous ma Jo et bonne séance pour le prochain !
Répondre
J
wouah! tu te lances dans la critique cinematographique, bravo chere Jo, si tu voulais faire de la pub pour ce film , c'est tres réussi, crois moi ! j'ai vu des extraits, c'est extraordinaire, mais comme je ne vais jamais au cinéma, je vais attendre le DVD ! je parle du "dernier loup", car Chappie me tente moins ! JJ Annaud est un grand réalisateur , merci pour ton bel article, bonne journée et grosses bises, amitiés à vous trois !
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