LE JARDIN MAJORELLE 12 2016 (FONDATION)
Les "enfants" sont partis ce matin et me revoilà sur le Web.
Je vais donc pouvoir continuer de partager avec vous notre voyage à Marrakech tout au long de ce début d'année que je vous souhaite doux et heureux.
C'est cloplin-clopant que nous y sommes allés !
En 1919 le peintre français Jacques Majorelle (1886-1962) s’installe dans la médina de Marrakech (alors sous protectorat français) dont il tombe amoureux. En 1922, il achète une palmeraie en bordure de celle de Marrakech et en 1931, il fait construire par l’architecte Paul Sinoir son atelier style Art déco d’une étonnante modernité. Il y aménage une habitation au premier étage et un vaste atelier d’artiste au rez-dechaussée pour peindre ses immenses décors. Amoureux de botanique, il crée son jardin botanique autour de sa villa, structuré autour d’un long bassin central, avec plusieurs ambiances variées, planté d’une végétation luxuriante où se nichent des centaines d’oiseaux. Ce jardin est une oeuvre d’art vivante en mouvement, composé de plantes exotiques et d’espèces rares qu’il rapporte de ses voyages dans le monde entier : cactus, yuccas, nénuphars, nymphéas, jasmins, bougainvillées, palmiers, cocotiers, bananiers, bambous ... et orné de fontaines, bassins, jets d’eau, jarres en céramique, allées, pergolas... En 1937 l’artiste crée un bleu outremer à la fois intense et clair : le bleu Majorelle, dont il peint les murs de son atelier, puis tout le jardin pour en faire un tableau vivant qu’il ouvre au public en 1947. A la suite d’un accident de voiture, Majorelle est rapatrié à Paris où il disparaît en 1962. Le jardin est alors laissé à l’abandon. En 1980, Pierre Bergé et Yves Saint acquièrent le Jardin pour le sauver d’un projet immobilier et lui redonner vie. Après le décès d’Yves Saint Laurent en 2008, Pierre Bergé décide de faire don du Jardin Majorelle à la Fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent. Le Jardin accueille plus de 600 000 visiteurs par an, touristes et citoyens marocains ; il est ouvert tous les jours de l’année et emploie plus de 70 personnes. Le jardin reçoit gratuitement sur demande les élèves de toutes les écoles du Maroc. Les profits qu’il dégage soutiennent d’autres projets au Maroc. L’association, créée en 2001 dans le but de sauvegarder le patrimoine écologique, historique et culturel que représentent le Jardin Majorelle et le musée a été reconnue d’utilité publique par le décret n° 2.11.647 du 4 novembre 2011. Elle est devenue Fondation Jardin Majorelle. Depuis 2010, le Jardin Majorelle est la propriété de la Fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent, fondation de droit français reconnue d’utilité publique. Plus de 700 000 personnes, touristes et citoyens marocains, le visitent chaque année. Les élèves de toutes les écoles du Maroc y sont reçus gratuitement sur demande. Ouvert tous les jours de l’année, le Jardin Majorelle emploie 90 personnes et les profits qu’il dégage soutiennent d’autres projets au Maroc.
http://www.fondation-pb-ysl.net/fr/Jardin-Majorelle-503.html
Fontaine carrée (conçue par Bill Willis)
La bambouseraie a encore pris de la hauteur en 8 ans !
Vous avez déjà vu ces photos je pense ? Nous étions chez des amis et un portillon donnait directement dans le jardin Majorelle. A l'époque, il n'était pas aussi bien tenu qu'aujourd'hui mais il y avait déjà de belles essences et cactées. Je jouais le rôle de Juliette et lui de Roméo et il m'a fait sa première déclaration d'amour !
Nous y sommes retournés en 2006 et notre fils aîné nous a surpris dans ce "retour en arrière amoureux" ... Puis début décembre 2015, pour nos 43 ans de mariage, nous avons refait ce pélerinage, seuls cette fois. J'avais demandé aux touristes de nous laisser "la place" pour quelques instants afin que le gardien puisse nous photographier dans le kiosque (*). Ils l'ont fait de bonne grâce et, émus par mes larmes, ont applaudi en disant :"Arrêtez, nous allons pleurer aussi !" C'était très émouvant +++
(*) Situé dans la perspective de la seguia qui prolonge l’ancien Atelier de l’artiste, le kiosque a été dessiné par Jacques Majorelle, qui venait s’y installer pour peindre. Avec son plâtre ciselé, le mélange de ses couleurs et son moucharabieh, il rappelle les maisons arabo-andalouses et s’intègre dans le jardin.
Puis, séchant mes larmes, nous avons continuer notre visite =
Jacques Majorelle portait un intérêt particulier aux cactus. Par respect pour cette passion, Yves Saint Laurent et Pierre Bergé ont continué à agrandir la collection qui, aujourd’hui, comporte une trentaine de représentants de la famille des cactées ; certains furent importés du Sud-ouest des États-Unis.
Bravo à l'équipe des jardiniers !!!
Amoureux de botanique, J. Majorelle crée son jardin botanique inspiré de jardin islamique avec la luxuriance d'un jardin tropical autour de sa villa, « un jardin impressionniste », « une cathédrale de formes et de couleurs », structuré autour d'un long bassin central, avec plusieurs ambiances variées, où se nichent des centaines d’oiseaux. Ce jardin est une œuvre d'art vivante en mouvement, composé de plantes exotiques et d'espèces rares qu'il rapporte de ses voyages dans le monde entier : cactus, yuccas, nénuphars, lotus, nymphéas, jasmins, bougainvillées, palmiers, cocotiers, bananiers, bambous, caroubiers, agaves, cyprès ... et orné de fontaines, bassins, jets d'eau, jarres en céramique, allées, pergolas ... WIKIPEDIA
LE MUSÉE BERBÈRE BLEU MAJORELLE
Je m'en veux énormément de n'avoir pas visité le Musée Berbère ! Un retour à Marrakech s'impose :) ...!!!
C'est dans l'ancien atelier de Jacques Majorelle qu'a été inauguré le 3 décembre 2011 le Musée Berbère. Il présente un panorama de l'extraordinaire créativité de ce peuple, le plus ancien de l'Afrique du Nord. Du Rif au Sahara, plus de 600 objets (bijoux, armes, cuirs, vanneries, tissages, tapis, ...) attestent de la richesse et de la diversité d'une culture toujours vivante.La scénographie, conçue spécifiquement autour de la collection, les sons, la musique, les photographies et les films transportent le visiteur dans un Maroc berbère qui reste à découvrir.
Photos ICI
Après la création de l’Institut Royal de la Culture Amazighe en 2001, Sa Majesté le Roi Mohammed VI a évoqué, dans son discours du 9 mars 2011 : «La pluralité de l’identité marocaine unie et riche de la diversité de ses affluents, et au cœur de laquelle figure l’amazighité, patrimoine commun de tous les Marocains». La nouvelle Constitution marocaine, adoptée en juillet 2011, officialise la langue amazighe. C’est dans ce contexte que le Jardin Majorelle concrétise son projet longuement mûri et ouvre son musée berbère. Installé dans l’atelier conçu par Paul Sinoir en 1931 pour Jacques Majorelle, la collection personnelle de Pierre Bergé et Yves Saint Laurent y est présentée au public. « Depuis mon arrivée à Marrakech en 1966, je n’ai cessé d’être fasciné par la culture et l’art berbères. Au cours des années, j’ai collectionné, admiré cet art qui s’étend sur plusieurs pays à la fois. À juste titre, les Berbères ont toujours été fiers de leur culture qu’ils n’ont cessé de revendiquer malgré les vicissitudes qu’ils rencontraient. À Marrakech, pays berbère, dans le Jardin Majorelle créé par un artiste qui a peint tant de scènes, d’hommes et de femmes berbères, c’est naturellement que l’idée de ce Musées’est imposée. » Pierre Bergé Les Imazighen (singulier Amazigh) ou Berbères sont les habitants de l’Afrique du Nord dont ils forment le fondement. Objet de mythes, de légendes et d’histoires, leur origine remonte aux Proto-méditerranéens d’il y a plus de 9000 ans. Ce qui fait leur unité, c’est avant tout leur langue et leur diversité culturelle, qu’ils ont entretenues, à l’image de leur terre, à la fois africaine et méditerranéenne.
Au Maroc, ils offrent cette même caractéristique, reflet d’une nature diverse et d’une longue histoire tumultueuse. En contact avec les peuples de la Méditerranée, les Berbères créent des royaumes auxquels échappe souvent un large territoire où s’organisent parallèlement des communautés tribales puissantes, démocratiques et belliqueuses. Ces deux aspects de l’organisation sociopolitique ont marqué l’histoire récente, deux fois millénaire, du pays. À l’inverse des royaumes antiques, païens et méditerranéens, et des premières principautés hétérodoxes, les empires berbères sont musulmans et continentaux. Le judaïsme se maintient et l’islam sunnite, majoritaire, prend progressivement une coloration berbère, avec ses confréries, ses zaouïas, ses marabouts et ses rites. La culture berbère trouve ses origines dans la lointaine protohistoire du Maroc. Elle se voit dans le lien indéfectible à la terre, le sens de la communauté, le rapport au sacré, la commensalité et l’hospitalité. Elle accueillera diverses influences qui forgeront son visage d’aujourd’hui qu’elles soient méditerranéennes, africaines, orientales, européennes ou internationales. Véritable creuset de l’histoire et de la culture du pays, la langue berbère, langue afro-asiatique, a survécu à bien des langues antiques comme le grec, le phénicien, le latin ou l’égyptien. Autrefois écrite, elle est aujourd’hui essentiellement de tradition orale. Elle a fait jusqu’à maintenant l’objet d’une forte érosion mais elle est encore parlée par une bonne partie des Marocains. Véritable signe d’identité, elle cristallise les revendications et déchaîne les passions. La reconnaissance récente de la berbérité du pays semble augurer de la volonté de sa préservation pour les générations futures, y compris son alphabet dit tifinagh, plusieurs fois millénaire. L’exposition s’articule autour de trois sections : (1) les savoir-faire matériels et immatériels qui transforment divers matériaux en objets et ustensiles usuels ou cérémoniaux ; (2) les parures qui présentent une collection de bijoux illustrant les croyances et les savoirs accumulés depuis des millénaires ; (3) l’apparat que donnent à voir les costumes, les armes, les tissages, les portes décorées des demeures. Les objets invitent au voyage à travers l’art berbère des régions rurales du Maroc. Ils témoignent de la riche diversité et de la créativité de cette culture.
Au même endroit en 1972
J. Majorelle achète en 1923 une première parcelle de terrain où il fait édifier ce qu'il appellait "une petite boîte arabe". Cette maison devint la villa "Bou Saf-Saf" rachetée bien plus tard par Yves Saint-Laurent et Pierre Bergé.
Le borj ( tour de style berbère en pisé) qu'à fait construire J. Majorelle en 1924 pour y installer son atelier.
Erigé à la mémoire d’Yves Saint Laurent, disparu le 1er juin 2008, il est composé d’une colonne romaine, trouvée sur la plage de Tanger, posée sur un socle rouge Marrakech. Une plaque portant le nom d’Yves Saint Laurent et deux bancs en marbre blanc permettent au visiteur de se souvenir… «C’est la manière qu’ont les artistes de ne pas mourir tout à fait.» Pierre Bergé.
Délicieusement ombragé, le café Bousafsaf, tire son nom de la première maison de Jacques Majorelle. Lieu idéal pour y boire un thé en fin de promenade au milieu des moineaux gourmands !
Merci à tous et toutes pour vos bons voeux qui me sont allés droit au coeur ! Recevez en retour les miens ensoleillés =





































































