BALADE TRANSFRONTALIÈRE FRANCE/NAVARRE (VALLÉES DES ALDUDES ET DE QUINT)
LES ALDUDES - LE COL DE RONCEVAUX - EUGI ET LES RUINES DE LA MANUFACTURE D'ARMES DU XVIIIe S.
Une belle virée malheureusement pluvieuse
SUR LA ROUTE DES PÈLERINS DE ST J. DE COMPOSTELLE QUI MÈNE A RONCEVAUX
C'est dans le brouillard et sous la pluie que nous avons fait le voyage. Il faisait même assez frais (9°) !
Col d'Ibaneta (col de Roncevaux en français) 1057 mètres. Nous étions en Navarre.

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La Navarre est une Communauté (créée au XIXe) autonome de 528 837 habitants du nord de l'Espagne. Le territoire, d'une superficie de 10 421 km², est limité à l'ouest par le Pays basque, au sud-ouest par le Rioja, à l'est et au sud-est par l'Aragon et au nord par la France (Pays basque français). Pampelune (Pamplona) est la capitale de la Navarre, dont le nom officiel est, en espagnol, *** Comunidad Foral de Navarra, en basque, Nafarroako Foru Komunitatea, ce qui se traduirait mot à mot en français par Communauté forale de Navarre. Le mot foral vient du latin foris signifiant «dehors» (ou «excepté», «hormis», «sauf») et désignait à l’origine les provinces basques bénéficiant au sein du royaume de Castille de certaines «exemptions». Ce terme est resté dans la dénomination officielle et reflète un certain attachement aux «franchises» du passé accordées à la Navarre par les souverains de Castille. On y parle le castillan ainsi que le basque, officiel dans le tiers nord de la communauté. D’un point de vue historique, la Navarre constitue l’une des sept provinces faisant partie du «Grand» Pays basque (carte1). Parmi ces provinces, quatre sont situées en Espagne (Vizcaya [no 3], Alava [no 2], Guipúzcoa [no1] et Navarre [no 4] (carte 2) et trois en France (le Labourd [no 5], la Basse-Navarre [no 6] et la Soule [no 7]). Le «Grand» Pays basque d’aujourd’hui correspond, d’une part, aux Provincias Vascongadas (ou provinces basques-espagnoles) et, d’autre part, au département français des Pyrénées-Atlantiques. La Navarre ne compte qu'une seule province qui porte le même nom.
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Collégiale royale de Roncevaux
La Collégiale royale de Roncevaux est un édifice religieux. Fondée au XIIe siècle par Alphonse Ier le Batailleur en tant qu'institution hospitalière, elle fut par la suite agrandie et remodelée. Elle constituait une importante étape du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. La collégiale, encore en activité, se trouve dans un vallon situé à proximité du site de la Bataille de Roncevaux, qui eut lieu en 778. Elle constitue un site important de l'histoire des Basques et représente un bel exemple d'architecture gothique. Pour ces différentes raisons, le ministère espagnol de la culture l'a classée monument historique en 1993. WIKIPEDIA
Mémorial de Roland
Selon la légende … c'est là que Roland, conduisant l'arrière-garde de l'armée de Charlemagne fut surpris le 15 août 778 par les Vascons. Les Vascons ont tendu un guet-apens à Roland qui venait de piller et incendier leur capitale, Pampelune. Il sonna de son cor, trop tard pour que le roi puisse lui prêter assistance.La légendaire brèche de Roland se trouve beaucoup plus à l'est dans les Pyrénées centrales, au-dessus du cirque de Gavarnie, dans le département des Hautes-Pyrénées.
WIKIPEDIA.
Poème d'Alfred de Vigny :
Ames des chevaliers, revenez vous encor ?Est-ce vous qui parlez avec la voix du Cor ?
Roncevaux ! Roncevaux ! Dans ta sombre vallée,
L'ombre du grand Roland n'est pas consolée.
"Le sillage du chemin"
Chapelle Sancti Spiritus, le plus vieil édifice du hameau.
D'un point de vue architectural, on ne peut pas dire qu'elle présente une grande richesse mais il ne faut pas se tromper, son histoire, elle, est très importante. Selon la légende, elle fut construite au XIIème siècle, sur la roche où Roland aurait brisé son épée Durandal après la défaite de Charlemagne contre les Vascons. www.monnuage.f
Saint-Jacques de Compostelle est encore bien loin !
Les Aldudes vallonnées et leurs troupeaux de brebis
L'église d'Eugi (Eugui en espagnol)
Le barrage du réservoir d'Eugi
Kintoa Barna, ce chemin transfrontalier valorise la culture et le patrimoine des villages de Eugi, Urepel et Banca. Cette coopération transfrontalière a permis de mettre l'histoire du patrimoine industriel métallurgique de chacun au service du développement social et économique. Ce projet « Yelmo » *** est soutenu par l'Europe sous forme d'aide financière des Fonds Européens de Développement Economique et Régional (FEDER) et fait partie du programme de coopération transfrontalière Espagne – France – Andorre – 2007 – 2013 (POCTEFA).
*** “Yelmo” est le reflet de la coopération transfrontalière entre les communes frontalières de Banca (Pyrénées Atlantiques) et Eugi (Esteribar - Navarre). L’objectif de cette initiative est de favoriser le développement économique et social du territoire, à travers la mise en valeur du patrimoine culturel des deux villages. Il s’agit en particulier de la Fabrique Royale d’Armes de Eugi et du Haut Fourneau de Bronze de Banca. L’activité liée à la fabrique d’armes a profondément impacté l’histoire des villages de Eugi et Banca, et ce patrimoine industriel fait partie de la mémoire collective du territoire, et même, en partie, de son identitré. Dans cette perspective, “Yelmo” fait le pari de créer un nouvel itinéraire culturel, basé sur la mise en valeur du patrimoine industriel, dans une approche coopérative. Ce projet est co-financé par le Fonds Européen de Développement Régional (FEDER) et fait partie du Programme de Coopération Transfrontalière Espagne - France - Andorre 2007-2013 (POCTEFA). http://yelmo.eu/index.php/fr/yelmo-3
EN ROUTE POUR LA MANUFACTURE D'ARMES EN RUINE (XVIIIe s)
C'est à ce moment précis que nous avons aperçu les ruines sans savoir de quoi il s'agissait. Malgré le temps pluvieux, il émanait des majestueuses futaies de hêtres verdoyants et de la mousse sur la roche une lumière très spéciale qui n'était pas pour me déplaire. J'avoue que sur le moment, je ne savais plus où donner ... de l'objectif !
Située dans le nord-ouest de Navarre, cette belle forêt de hêtres sillonnée de ruisseaux appartient aux vallées pyrénéennes de Baztán, Erro, Esteríbar et Aldudes. En raison de ses caractéristiques il s'agit de l'une des plus importantes zones boisées de Navarre. Traversé par l'Arga, ce vaste espace recèle des sites singuliers comme les ruines de la Manufacture Royale d'Armes à Eugi ou la hêtraie de Odia. Dominé par le mont Adi, il s'agit d'un espace privilégie, comme son nom (real signifie royal) l'indique. Un toponyme chargé d'histoire qui date du Moyen-Âge. En effet, au XIIIe s., il fallait payer aux rois navarrais la quinta ou cinquième partie des produits tirés de l'exploitation des pâturages et de la montagne. … Autre particularité de la forêt de Quinto Real, les nombreuses sources d'eau fraîche et les cours d'eau de caractère, comme l'Arga, qui la sillonnent. L'Arga approvisionne en eau Pampelune à travers le lac de barrage d'Eugi, ce qui explique pourquoi cet espace n'est pas destiné aux loisirs. Mais la seule image du village d'Eugi reflété sur les eaux bleues du lac est magnifique. ... http://www.turismo.navarra.es/fre/organice-viaje/recurso/Patrimonio/3124/Bosque-Quinto-Real.htm
Vestiges archéologiques Localité : EUGI Zone : Les Pyrénées
Les ruines de la manufacture d'armes d'Eugi émergent entre les hêtres de la forêt du Quinto Real à 8,5 km d'Eugi et 9 km de la France, au col pyrénéen d'Urkiaga.
Un ensemble monumental de 10 000 m2, comprenant l'ancien village qui abritait jadis 500 habitants. Seule la structure témoigne de la splendeur affichée au XVIIIe. Les arcades sur l'Arga sont les restes les mieux préservés.
Stratégiquement située, à proximité de la frontière française et d'abondantes ressources naturelles, la manufacture d'armes royale d'Eugi est bâtie en 1766 au lieu-dit Olaberri, à flanc de montagne. Elle sera opérationnelle jusqu'en 1794, date à laquelle elle est rasée par les Français lors de la guerre de la Convention. On y produisait essentiellement des boulets à canon et des armes légères en fer. Pendant la période d'activité de la manufacture, quelque cinq cent personnes habitaient dans le village annexe qui fut créé. Il y avait une école, un dispensaire et même une chapelle. Si cette industrie pionnière joua un rôle clé pour la Couronne au dix-huitième siècle, le passé armurier d'Eugi remonte à plus longtemps puisque trois forges semblent y avoir existé. Quand les ressources en bois s'épuisaient, une forge fermait et une autre était créée plus loin. Entre le XVe et XVIIe siècle, il y en avait une dans la zone d'Olaondo, en amont de l'actuel barrage, qui a ensuite été transférée à Olazabal, 4 km plus haut, là où se trouve aujourd'hui le carrefour vers Irurita en venant du col d'Urkiaga. Philippe II l'acheta en 1536 et y fit venir des armuriers d'élite milanais. Des casques, des armures, des bombes en fonte, des grenades et des munitions de différents calibres y étaient notamment fabriqués. -Nombre de ces armes et certaines de ses productions les plus curieuses telles que les armures d'enfant de Philippe III et de Philippe IV, considérées parmi les meilleures au monde, sont aujourd'hui exposées au Musée de l'Armurerie de Madrid-. Aujourd'hui, les ruines de l'Armurerie Royale d'Eugi conservent l'essentiel de sa structure et il est possible d'admirer quelques arcs et murs envahis de broussaille, à l'ombre des hêtres du Quinto Real. Bien qu'elle soit moins connue que celle d'Orbaizeta, il s'agit aussi d'un important exemplaire d'archéologie industrielle du XVIIIe siècle.
http://www.turismo.navarra.es/fre/organice-viaje/recurso.aspx?o=5239&masInf=1
Ah quel bonheur que toute cette verdure et ces vieilles pierres ! L'endroit était désert, sombre et ... fantasmagorique +++ De quoi avoir des frissons !
Les arcades sur l'Arga sont les mieux conservées
LE RETOUR
Les Aldudes
Saint Etienne de Baigorry (Baigorri)
BON WEEK-END A TOUS ET TOUTES !
MILLE PENSÉES POUR LES SINISTRÉS DES RÉGIONS TOUCHÉES PAR LES INONDATIONS. ESPÉRONS QUE LES PLUIES CESSENT +++++++




















































