Une ville à laquelle je me suis attachée tout de suite et dont l'histoire passionnante de son lointain passé m'a fasciné. J'ai "creusé" longtemps, lu moultes documents en anglais et en français narrant cette conquête acharnée, ces batailles qui ont duré des siècles pour garder ou gagner un territoire. Je sais à présent pourquoi on dit "Grande-Bretagne" pour nommer l'Angleterre. "Notre" Bretagne s'appelait Brittania (Armorica) dans les années 500 et faisait partie des territoires des îles anglaises (la Bretagne Romaine).

XL'île UK années 500 émiettée en petits royaumes pictes, celtiques ou anglo-saxons dont les peuples et les noms se retrouvent parfois aussi en Irlande, en Armorique et en Germanie

L'île UK années 500 émiettée en petits royaumes pictes, celtiques ou anglo-saxons dont les peuples et les noms se retrouvent parfois aussi en Irlande, en Armorique et en Germanie.

Le nom « Bretagne » vient du latin Brittania (à l'époque plus rarement écrit Britannia) qui signifie littéralement « le pays des Bretons ». Ce mot est utilisé dès le Ier siècle par les Romains pour désigner la Bretagne insulaire (*), et plus précisément la province romaine qui s'étendait du Sud de l'île jusqu'aux murs protecteurs du Nord (le mur d'Agricola, le mur d'Hadrien puis le mur d'Antonin, général romain ). (*) La Bretagne insulaire, parfois également appelée l'île de Bretagne, est le nom donné à la Grande-Bretagne par les historiens modernes jusqu'à la fin de la période médiévale britannique. Ce terme a remplacé l'usage des noms archaïques d'Albion et Britannia. WIKIPEDIA.

Province romaine de Bretagne en 150, montrant les tribus autochtones, les villes, les routes principales et les légions romaines déployées

Province romaine de Bretagne en l'an 150, montrant les tribus autochtones, les villes, les routes principales et les légions romaines déployées.


 

Colchester est une ville de Grande-Bretagne située sur la Colne dans le comté d'Essex en Angleterre méridionale et orientale. Elle est bâtie sur les vestiges de l'antique Camulodunum, port fortifié et oppidum des Belges brittons sur la Colne après l'an 80 av. J.-C.Elle est la première capitale romaine de la Britannia après la conquête de Claudius en l'an 43.…

Camulodunum est la forme latine d'un toponyme brittonique connue par Pline l'Ancien et citée par Tacite. Le pouvoir romain y établit un castrum. Le mot brittonique, langue encore parlée au IXe siècle en Essex et Est-Anglie, s'écrit Cair colun, c'est-à-dire la ville forte ou cair sur la Colne. Au Xe siècle, le vieil anglais donne Colneceaster ou Colencaster. ...

Préhistoire

Colchester se remarque par un minuscule promontoire sous forme de collines au climat périglaciaire perdu dans l'isthme terrestre il y a plus de huit mille années qui constitue aujourd'hui la partie méridionale de la mer du Nord. Le fort réchauffement climatique amène la mer à proximité d'un site propice à la fixation des campements. Des fouilles archéologiques ont montré que le site est déjà occupé il y a trois millénaires. Les tribus celtes aux langues apparentées au gaélique surgissent après le IXe siècle av. J.-C..

Histoire

Les établissements belges dans l'île de Bretagne à la fin de l'époque laténienne attestent l'installation d'une civilisation de l'âge du fer et de la céramique. Vers 75 avant J-C, un peuple de cultivateurs et d'artisans à l'organisation remarquable occupent le Kent, la vallée de la Tamise, les confins des Fens. Les Brittons y créent des cités fortifiées sur des sites défensifs accessibles,...

Camulodunum est la plus ancienne cité romaine des îles Britanniques selon Pline l'Ancien. Ce qui est plus certain est que Camulodunum est le point de débarquement des troupes romaines de Claude. Une légion romaine s'y installe en 43 et elle devient la première capitale de la province romaine de Bretagne avant que les Romains n'optent pour Londinium (Londres), plus commode d'accès. La cité garde un castrum romain, ce qui est perpétué dans son appellation actuelle qui est aussi une adaptation littérale de camulodunum, sachant que dunum désigne à la fois une colline sacrée et un site fortifié sur une hauteur.

De 58 à 85, des révoltes de plus en plus violentes éclatent en Britannia. Les Icènes (*)de la légendaire reine Boadicée, héritière persécutée et méconnue de son défunt époux Prasutagus, prennent la tête des opposants, rasent avec une violence inouïe en 61-62 les puissantes agglomérations brittonnes au nord de la Tamise, notamment Colchester et Saint-Albans avant d'être exterminés progressivement par les légions.

(*) Les Iceni ou Icènes étaient un peuple brittonique présent dans la région qui est aujourd’hui le Norfolk et le Suffolk au nord-est de la Bretagne, entre le Ier siècle av. J.-C. et le Ier siècle après J.-C. 

P1180778 Boadicée (ou Boadicéa, Boudicca, Boudica, 30 après J

La reine Boadicée et ses deux filles, symbole de la liberté britannique (ou Boadicéa, Boudicca, Boudica, 30 après J.-C.) - Photo prise à Londres l'an dernier.

Statue de Boadicée, héroïne de la patrie, érigée à Londres, œuvre de Thomas Thornycroft (1815 – 1885). Boadicée (ou Boadicéa, 30 apr. J.-C. - 61 apr. J.-C ), reine des Icènes, peuple de Grande-Bretagne, se souleva contre les Romains, sous le règne de Néron. Elle est un symbole de la liberté britannique et est considérée comme le pendant britannique de Vercingétorix. Une statue la représentant est érigée en son honneur au commencement du pont de Westminster (Westminster bridge). On peut la voir , elle ainsi que ses deux filles, brandissant une épée et conduisant un char de combat. C'est une œuvre de Thomas Thornycroft qui date de 1850. http://www.monnuage.fr/point-d-interet/statue-de-boadicee-a62222


ET SI NOUS LA VISITIONS CETTE VILLE HISTORIQUE !

colchesterplan

EGLISE SAINT-BOTOLPH ET PRIEURÉ

P1180690 église st botolph et Prieuré

L'église st botolph et les ruines du Prieuré (ce dernier fera l'objet d'un article spécial).

P1180693

P1180701 st botolph s church

Entrée de l'église St Botolph

LION WALK CHURCH

P1180717 Lion Walk Church

Lion Walk Church : littéralement "l'église du lion qui marche" ???!!!

P1180718

Cette église néo-gothique a été econstruite en 1863 pour une communauté de la Congrégation qui avait été réunie à Colchester depuis le 17ème siècle. Le tremblement de terre de 1884 a endommagé son clocher. L'église fait partie de la nouvelle Eglise réformée unie en 1972.

P1180720

L'HÔTEL DE VILLE

P1180729 0 Hôtel de ville -

L'hôtel de ville est de toute beauté ET FERA L'OBJET D'UN POST SPÉCIAL CAR NOUS L'AVONS VISITÉ DURANT LES JOURNÉES DU PATRIMOINE.

HORLOGES

P1230286 1

 

P1230312

DE BELLES FAÇADES

P1300948

P1300965

P1230316

P1300960

"UN GRAIN DE FOLIE"

P1180899

P1300972

P1180705

TYPIQUE !

P1230266

P1310150

Les rues sont animées ...

P1300895

P1230279

P1300896

... et on y trouve même des baguettes !!!

P1180901

EGLISES DESAFFECTÉES OU NON

P1300897 (2)

P1300897

... convertie en boutique de mode.

P1300898

00 00ABLOG6

Le Centre d'Art installé dans une magnifique église désafectée où nous avons assisté à un spectacle de Flamenco-Blues.

00 00ABLOG7

Le flamenco nuevo (littéralement nouveau Flamenco) constitue une évolution de la musique flamenca, mené par une génération héritière de la révolution initiée par Paco de Lucía et Camarón de la Isla. Mélangeant le flamenco traditionnel à des courants musicaux des XXe siècle et XXIe siècle tels que la rumba, la musique pop, le rock, le jazz ou encore les musiques électroniques, il est une nouvelle étape dans le processus d'universalisation que vit le flamenco depuis le début des années 1970. WIKIPEDIA.

P1180903 ancienne église depuis 1958

Un musée d'histoire naturelle a été installé dans l'ancienne église Sainte-Mary en 1958. C'est le révérend de ce presbytère qui a surnommé, par dérision, le château d'eau "Jumbo".

P1230323 Musée d'Histoire Naturelle

P1180732 Musée d'histoire naturelle

P1180913 Musée d'histoire naturelle

P1180915

Je souhaitais savoir pourquoi il y avait toutes ces pierres tombales dans les jardins entourant les églises de Colchester.

P1180726

Voici la réponse =
Petit résumé historique des pierres tombales avant 1804 :
A l’instauration du christianisme vers le Xe siècle, les premières pierres tombales sans inscription, ni date se trouvaient à l’intérieur des églises. La famille omniprésente connaissait l’emplacement du défunt. Nul besoin d’y graver un nom et encore moins une date « le mort est entrée dans l’éternité, cela suffit ». Les prêtres étaient enterrés dans l’allée centrale de la nef. N’ayant pas d’assistant-témoins ou de liens familiaux avec le village, un signe distinctif devait rappeler leur mémoire, d’où la présence de certaines inscriptions et dessins gravés comme un calice, une croix, le monogramme du Christ. Les « errants » bohémiens, ouvriers agricoles, les sans attaches avec une maison-foyer  du village se voyaient relégués à l’extérieur de l’église, sous le porche. Pour distinguer leurs pierres tombales, des inscriptions s’avéraient nécessaires. Par la suite, avec l’évolution démographique, les pierres tombales émigrèrent dans l’enclos de l’église qui reçut alors toutes les personnes décédées dans le village avec ou sans  attache familiale. Afin de distinguer les défunts et leur appartenance à un « clan », à un métier, la pierre tombale fut vite surmontée d’une pierre verticale sur laquelle étaient gravés le nom, la date de naissance et de décès du défunt et parfois des instruments de son métier : marteaux, ciseaux, fils à plomb…
TROUVÉ ICI.

P1180914 0

"De tous les monuments, les tombeaux sont ceux qui présentent peut-être le sujet le plus vaste aux études de l’archéologue, de l’ethnologue, de l’historien, de l’artiste, voire du philosophe. Les civilisations, à tous les degrés de l’échelle, ont manifesté la nature de leurs croyances en une autre vie par la façon dont elles ont traité les morts… On pourrait faire l’histoire de l’humanité à l’aide des tombeaux."    Viollet-Le-Duc

P1180915 1

P1180890

 FIRSTSITE GALERY 

P1180860 Firstsite Galery

Nos pas nous mènent ensuite à la  Firstsite Galery (Galerie d'art et centre de conférence) dénommée également la "banane jaune". Une toute autre architecture !

Le bâtiment dont l'architecte est Rafael Viñoly « flotte » sur une fondation en béton radeau qui ne requiert aucune excavation profonde afin de protéger les vestiges archéologiques dont la Berryfield Mosaic qui est fixée dans le sol sous protection de verre, offrant un aperçu de l'histoire enterrée sous le bâtiment.

Le plan de construction est un croissant modifiée qui s'enroule autour d'un jardin en forme de D. Il est inclinée vers le haut en ligne avec la topographie du site, aboutissant à un portique monumental qui encadre le hall avec un vitrage pleine hauteur. Contem porain à la fois dans la forme et le revêtement, construit sur un châssis en acier. Le bardage de la façade est fait de panneaux en bandes diagonales de cuivre-aluminium

http://translate.google.fr/translate?hl=fr&sl=en&u=http://www.dezeen.com/2011/09/22/firstsite-by-rafael-vinoly-architects/&prev=search

PLAN http://www.bbc.co.uk/news/uk-england-essex-15022674

PHOTOS http://www.designboom.com/architecture/rafael-vinoly-architects-firstsite-contemporary-art/

P1180861

P1180863 La banane jaune galerie d'art et centre de conférence

P1180868 1

P1180868 6

Je retrouve ce mélange de l'ancien et du moderne qui m'avait tant plu à Londres.

DE CHARMANTES BOUTIQUES

P1230259 Eld Lane, Colchester

J'ai adoré cette rue piétonnière avec ses petites maisons basses et colorées où on peut faire du lèche-vitrine.

P1230260

P1230284

LE RESTAURANT TEMPERLEY ET WILLIAM GILBERD

P1300901

P1300902

William Gilberd (ou William Gylberde), né le 24 mai 1544, à Colchester, en Angleterre, mort de peste bubonique le 10 décembre 1603, probablement à Londres est un savant et médecin anglais.

Ce premier médecin de la reine Élisabeth Ire puis de Jacques Ier se révèle un physicien pionnier, un véritable chercheur scientifique qui découvre et publie des lois relatives au magnétisme et à l’électricité.

Physicien auteur du premier traité cohérent sur le magnétisme

Son premier ouvrage est De Magnete, Magneticisque Corporibus, et de Magno Magnete Tellure (Du magnétisme et des corps magnétiques, et du Grand Aimant Terre) publié en 1600. Dans ce livre, que l'on peut considérer comme le premier livre de physique expérimentale publié en Angleterre, il fait le bilan de près de vingt années d'expériences sur le magnétisme des aimants naturels et artificiels et sur les boussoles.

Dans ce livre qui développe une théorie d'ensemble du magnétisme terrestre tout en puisant dans le vieux savoir des forgerons colchesteriens, le rédacteur remarque avec clarté et finesse :

Fondant son hypothèse sur des expériences précises, il propose d'assimiler la Terre à un aimant et conclut que cela est la raison pour laquelle la boussole indique le nord (jusqu'alors, on pensait que c’était l'étoile polaire, ou une grande île magnétique au pôle Nord qui attirait la boussole). Il façonne un gros aimant en forme de boule, la terrella, qui lui sert de modèle réduit de la terre. Les orientations que prend une petite aiguille aimantée à sa surface correspondent à celles que l'on peut observer sur le globe terrestre. WIKIPEDIA.

P1300903

Invités à déjeuner au restaurant par nos enfants,  je ne m'attendais pas à cette belle surprise au-delà du porche ! 

P1300906

P1300908 0

Temperleys est une maison marchande de la dynastie Tudor (1400). Le nom est tiré du duc du steward de Norfolk, John Tymperley. Temperleys était postérieur la maison de William Gilberd, le médecin d'Elizabeth I et le « père fondateur de l'électricité ». La maison a ensuite appartenu à Bernard Mason en 1950. Il a donné dans les années 1980 Temperleys et sa collection de montres et horloges à la ville. Ceux-ci font maintenant partie de la Collection du Musée Colchester et on peut voir certains d'entre eux au Musée Hollytrees. Temperleys est aujourd'hui un restaurant et salon de thé. TRADUIT A PARTIR DE LA BROCHURE DU RESTAURANT.